Bonjour,
J'ai vu sur le forum le sujet ainsi que le corrigé du bac de français de France, cependant je voulais vous faire part de celui présenté dans les Centres Etrangers. 🙂
La question était : "Dans quelle mesure chacune des trois scènes du corpus répond-elle aux principes d'art dramatique énoncé par Boileau dans son Art poétique ?"
Voici le fragment qui était donné:
"Le secret est d' abord de plaire et de toucher :
Inventez des ressorts qui puissent m'attacher.
Que dès les premiers vers l'action préparée
Sans peine du sujet aplanisse l'entrée.
Je me ris d'un acteur qui, lent à s'exprimer,
030 De ce qu'il veut, d'abord ne sait pas m'informer,
Et qui, débrouillant mal une pénible intrigue,
D'un divertissement me fait une fatigue.[…]
Le sujet n'est jamais assez tôt expliqué."
La question se portait sur les scènes d'exposition de Les Caprices de Marianne, La Cantatrice chauve, Deux femmes pour un fantôme.
J'ai retenu les expressions "plaire et toucher", la facilité à comprendre l'intrigue, et la présence de mouvement qui s'oppose à "lent" et "fatigue". J'ai démontré que cela était vrai en citant chacune des pièces.
Cette question était censée donner des indications sur le plan à suivre pour les différents sujets, pour ma part j'ai pris je commentaire composé sur Les caprices de Marianne acte 1, scène 1.
Voici le texte :
I. Une scène d'exposition ordinaire :
- Présentation des personnages et des relations qui existent entre eux.
- Présentation de l'intrigue.
- L'habilité de l'auteur à inciter le lecteur à poursuivre le livre.
II. Une scène présentant un drame romantique
- Mouvement des personnages en nombre assez important → action et rebondissement…
- Exclamations, interrogations, réponses brèves → gardent l'attention du lecteur ou du spectateur…
- Champ lexical de la vengeance, hyperboles → souvent présent dans les drames, etc…
Voilà, j'aurais donc voulu savoir si le plan n'était pas trop erroné n'ayant pas abordé le dramatique cette année (pas pensé à faire des recherches personnelles dessus avant, il faut l'avouer). :roll:
Merci.
J'ai vu sur le forum le sujet ainsi que le corrigé du bac de français de France, cependant je voulais vous faire part de celui présenté dans les Centres Etrangers. 🙂
La question était : "Dans quelle mesure chacune des trois scènes du corpus répond-elle aux principes d'art dramatique énoncé par Boileau dans son Art poétique ?"
Voici le fragment qui était donné:
"Le secret est d' abord de plaire et de toucher :
Inventez des ressorts qui puissent m'attacher.
Que dès les premiers vers l'action préparée
Sans peine du sujet aplanisse l'entrée.
Je me ris d'un acteur qui, lent à s'exprimer,
030 De ce qu'il veut, d'abord ne sait pas m'informer,
Et qui, débrouillant mal une pénible intrigue,
D'un divertissement me fait une fatigue.[…]
Le sujet n'est jamais assez tôt expliqué."
La question se portait sur les scènes d'exposition de Les Caprices de Marianne, La Cantatrice chauve, Deux femmes pour un fantôme.
J'ai retenu les expressions "plaire et toucher", la facilité à comprendre l'intrigue, et la présence de mouvement qui s'oppose à "lent" et "fatigue". J'ai démontré que cela était vrai en citant chacune des pièces.
Cette question était censée donner des indications sur le plan à suivre pour les différents sujets, pour ma part j'ai pris je commentaire composé sur Les caprices de Marianne acte 1, scène 1.
Voici le texte :
La scène est à Naples.En prenant en compte la question j'ai adopté le plan suivant:
Scène 1
Une rue devant la maison de Claudio.
MARIANNE, sortant de chez elle un livre de messe à la main et CIUTA, l’abordant.
CIUTA.— Ma belle dame, puis-je vous dire un mot ?
MARIANNE.— Que me voulez-vous ?
CIUTA.— Un jeune homme de cette ville est éperdument amoureux de vous ; depuis un mois entier, il cherche vainement l’occasion de vous l’apprendre ; son nom est Coelio ; il est d’une noble famille et d’une figure distinguée.
MARIANNE.— En voilà assez. Dites à celui qui vous envoie qu’il perd son temps et sa peine et que s’il a l’audace de me faire entendre une seconde fois un pareil langage j’en instruirai mon mari.
Elle sort.
COELIO, entrant.— Eh bien ! Ciuta, qu’a-t-elle dit ?
CIUTA.— Plus dévote et plus orgueilleuse que jamais elle instruira son mari, dit-elle, si on la poursuit plus longtemps.
COELIO.— Ah ! Malheureux que je suis, je n’ai plus qu’à mourir ! Ah ! La plus cruelle de toutes les femmes ! Et que me conseilles-tu, Ciuta ? Quelle ressource puis-je encore trouver ?
CIUTA.— Je vous conseille d’abord de sortir d’ici, car voici son mari qui la suit.
Ils sortent. - Entrent Claudio et Tibia.
CLAUDIO.— Es-tu mon fidèle serviteur, mon valet de chambre dévoué ? Apprends que j’ai à me venger d’un outrage.
TIBIA.— Vous, Monsieur ?
CLAUDIO.— Moi-même, puisque ces impudentes guitares ne cessent de murmurer sous les fenêtres de ma femme. Mais, patience ! Tout n’est pas fini. - Écoute un peu de ce côté-ci : voilà du monde qui pourrait nous entendre. Tu m’iras chercher ce soir le spadassin que je t’ai dit.
TIBIA.— Pour quoi faire ?
CLAUDIO.— Je crois que Marianne a des amants.
TIBIA.— Vous croyez, Monsieur ?
CLAUDIO.— Oui ; il y a autour de ma maison une odeur d’amants ; personne ne passe naturellement devant ma porte ; il y pleut des guitares et des entremetteuses.
TIBIA.— Est-ce que vous pouvez empêcher qu’on donne des sérénades à votre femme ?
CLAUDIO.— Non, mais je puis poster un homme derrière la poterne et me débarrasser du premier qui entrera.
I. Une scène d'exposition ordinaire :
- Présentation des personnages et des relations qui existent entre eux.
- Présentation de l'intrigue.
- L'habilité de l'auteur à inciter le lecteur à poursuivre le livre.
II. Une scène présentant un drame romantique
- Mouvement des personnages en nombre assez important → action et rebondissement…
- Exclamations, interrogations, réponses brèves → gardent l'attention du lecteur ou du spectateur…
- Champ lexical de la vengeance, hyperboles → souvent présent dans les drames, etc…
Voilà, j'aurais donc voulu savoir si le plan n'était pas trop erroné n'ayant pas abordé le dramatique cette année (pas pensé à faire des recherches personnelles dessus avant, il faut l'avouer). :roll:
Merci.



