Dit-on ?
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Bonjour, JSC !
* Combien de personnes sont (-elles) dans la salle ? Je ne le sais pas plus que toi.
→ Je le sais + plus que toi.
→ Je ne le sais pas + plus que toi.
→ Je ne l'ai pas su + plus que toi.
Dans les réponses elliptiques :
* Je ne le sais pas, mais le sais-tu ? - Pas plus que toi.
Bonjour,
Dit-on :
"Elle ne donnait rien cet homme, n’apportait rien pour satisfaire ses attentes sur l'amour et la femme en général."
ou
"Elle ne donnait rien à cet homme, n’apportait rien pour satisfaire ses attentes sur l'amour et de la femme en général."
Merci pour vos réponses.
Bonsoir !
* Elle ne donnait rien à cet homme, n’apportait rien pour satisfaire ses attentes SUR l'amour et DE la femme en général.
Tout dépend de ce que vous voulez dire :
1 Sur + sur.
→ Vous pouvez supprimer le second "sur". Ce type de préposition n'est habituellement répété que pour insister ou dans une alternative, un parallèle ou une opposition.
2 Sur + de.
→ Il est logique d'exprimer le changement de préposition.
3 De + de.
→ Les prépositions "à, de, en" sont normalement répétées.
C'est la solution que je préfère : ses attentes de l'amour et de la femme en général. On attend quelque chose DE quelqu'un ou DE quelque chose.
Bonsoir Edy ! et merci !
Au départ j'avais écrit :
"Elle ne donnait rien à cet homme, n’apportait rien pour satisfaire ses attentes de l'amour et de la femme en général."
Mais j'ai ensuite pensé SUR l'amour et la femme en général". Mais encore pour mieux marquer l'un et l'autre. J'ai pensé que c'était moins harmonieux. Je n'osais plus pensais au "de" pour les deux, car les attentes sur 'lamour me semblait mieux approprié. Sinon "de" au départ… Il faut peut-être que je revienne à mes anciennes amours avec "de" l'amour et "de" la femme en général. ?
Ce que je voulais dire ? Elle ne donnait rien à cet homme "de ce qu'il esprait de l'amour et de la femme en général", et là c'est encore la toute première version précédent celle qui parle "des attentes". Soit :
"Elle ne donnait rien à cet homme de ce qu'il attendait de l'amour et de la femme en général."
Pour devenir :
"Elle ne donnait rien à cet homme, n’apportait rien pour satisfaire ses attentes sur l'amour et la femme en général."
Mais cela deviendrait :
"Elle ne donnait rien à cet homme, n’apportait rien pour satisfaire ses attentes de l'amour et de la femme en général."
Votre avis, cher Edy ?
* Elle ne donnait rien à cet homme, n’apportait rien pour satisfaire ses attentes DE l'amour et DE la femme en général.
Cet énoncé me semble doublement conforme aux usages :
1 on attend de, une attente de ;
2 répétition de la préposition.
Mais si voulez améliorer encore, en allégeant la "substantivite", vous pouvez écrire :
* … pour satisfaire ce qu'il attendait de…
Merci cher Edy,
Je vais écrire ma phrase comme vous me le suggérer, c'est encore mieux.
Elle ne donnait rien à cet homme, n’apportait rien pour satisfaire ce qu'il attendait de l'amour et de la femme en général.
Bonjour,
Dit-on l'un comme l'autre ?
"… laissons-lui faire le choix."
"… laissons-la faire son choix."
Merci pour vos réponses.
Bonsoir Francyne 🙂
laissons-lui, la, faire un choix, ou le choix, ou son choix, ou ce choix
Bonsoir Léah ! 🙂
Merci…
Bonjour,
Depuis quelques années, j'entends dire : "relation aux autres", plutôt que "avec les autres"
Voici l'extrait : "On y enseigne la vie au quotidien, c'est ici que l'on apprend la relation aux autres." (avec les autres, pris dans le contexte).
Il semble que l'on préfère ce rapport "aux autres" plutôt que "avec les autres" ou bien "par rapport aux autres". Ce "aux autres" est peut-être une contraction de "par rapport aux autres" ?
Pour ma part, j'utilise toujours "avec" ou par rapport, ou bien une équivalence. Je sais bien que la langue française a tendance à se faire "déformer", galvauder ; ou (mais également et) subit une évolution… Est-ce que l'on peut dire que ce " rapport aux autres" ou "relation aux autres" (dans le sens de avec) est le signe d'une véritable évolution, ou n'est-ce pas plutôt ici une erreur pratiquée dans la langue qui prend peu à peu ses marques ?
Ma question : est-ce correct ou est-ce une nouvelle façon de remplacer "avec" par "à" ou "aux" ? Ce qui semblerait bien, ne l'est peut-être pas si bien en approfondissant l'analyse.
Une autre question : "au jour d'aujourd'hui".
Expression à rallonge, qui laisserait entendre que d'autres expressions identiques pourraient être employées aussi bien : "au jour d'hier", "au jour de demain", "au jour d'un jour", "au jour de jamais, "au jour d'avant-hier" et "au jour d'après-demain". Et pourquoi pas ?
On pourrait se contenter de dire "aujourd'hui", plutôt que "au jour d'aujourd'hui" qui tend à faire partie de la mode, aussi élégant que la "bravitude" sur le mur de Chine !
Alors est-ce à tort de dire "au jour d'aujourd'hui" avec sa répétition "au jour" et "aujour-d'hui" ?
Avant, nous ne l'entendions pas…
Francyne a écrit :Une autre question : "au jour d'aujourd'hui".
Expression à rallonge, qui laisserait entendre que d'autres expressions identiques pourraient être employées aussi bien : "au jour d'hier", "au jour de demain", "au jour d'un jour", "au jour de jamais, "au jour d'avant-hier" et "au jour d'après-demain". Et pourquoi pas ?
On pourrait se contenter de dire "aujourd'hui", plutôt que "au jour d'aujourd'hui" qui tend à faire partie de la mode, aussi élégant que la "bravitude" sur le mur de Chine !
Alors est-ce à tort de dire "au jour d'aujourd'hui" avec sa répétition "au jour" et "aujour-d'hui" ? Avant, nous ne l'entendions pas…
Bonjour,
Ma réponse ne concerne que la dernière partie de votre message.
Pierrot11 l'avait dit dans
ce message,
au jour d'aujourd'hui est un « pléonasme de la langue populaire, employé parfois, par plaisanterie, comme renforcement de
aujourd'hui. » (Girodet,
Pièges et difficultés de la langue française).
Girodet recommande d'éviter l'emploi de ce pléonasme dans « la langue soignée et dans un contexte sérieux ». 🙂
Vous trouverez plusieurs exemples et une référence au Littré dans le TLF :
aujourd'hui (A. 3. d) + remarque).
Voir aussi :
https://www.cornelsen.de/erw/1.c.2362895.de#1.c.2362759.deaujourd'hui
À bientôt !
Bonjour,
Je vous remercie.
Bonjour,
Dit-on "se révèle" ou "se révèle être", dans ce contexte :
Le vainqueur se révèle être toujours d'une plus grande force que le perdant.
N'est pas plus complet en "se révèle être" ?
Est-ce que "toujours" est bien placé ?
Merci pour vos réponses.
Bonsoir, Francyne !
* Le vainqueur SE RÉVÈLE ÊTRE toujours D'UNE PLUS GRANDE FORCE que le perdant.
Se révéler est un verbe pronominal qui, dans certaines de ses acceptions, est un verbe ATTRIBUTIF.
Le Petit Robert dit qu’il peut être suivi d’un ADJECTIF (attribut) ; les exemples du Grevisse vont dans le même sens.
* Son hypothèse S’EST RÉVÉLÉE EXACTE. = s’est AVÉRÉE exacte (où certains voient un pléonasme pour le motif que « avéré » et « vrai » sont de la même famille étymologique), est APPARUE COMME exacte.
Mais c’est restrictif : un NOM peut être cet attribut.
* La défaite peut SE RÉVÉLER LE SEUL CHEMIN vers la résurrection, malgré ses laideurs. (Saint-Exupéry)
Certains, notamment l’Académie, exigent que la révélation porte sur quelque chose de FAVORABLE, non sur un défaut ; on trouve cependant dans le Grevisse :
* Le règlement de ces importations SE RÉVÈLE DIFFICILE ou IMPOSSIBLE. (André Siegfried)
Vous observerez que la construction attributive se fait SANS que le verbe ÊTRE soit inséré ; c’est normal, sinon nous aurions un cumul de deux verbes attributifs.
J’ai cependant trouvé un exemple en sens contraire dans le TLFI :
* Le problème de la réalité du corps SE RÉVÈLE donc ÊTRE le problème central, de la solution duquel tout dépend. (GABRIEL MARCEL)
Après tout, pourquoi pas, puisque nous avons bien un cumul dans :
* Cela SEMBLE ÊTRE une machination.
→ Le vainqueur SE RÉVÈLE ÊTRE d'une plus grande force que le perdant.
Reste la place de TOUJOURS.
Comme c’est un adverbe de phrase, le choix est assez large.
Votre énoncé est acceptable, mais vous pourriez aussi avoir :
→ TOUJOURS, le vainqueur SE RÉVÈLE ÊTRE d'une plus grande force que le perdant.
→ Le vainqueur, TOUJOURS, SE RÉVÈLE ÊTRE d'une plus grande force que le perdant.
→ Le vainqueur SE RÉVÈLE TOUJOURS ÊTRE d'une plus grande force que le perdant.
Le premier a l’avantage d’aérer la phrase.
D’autres formulations sont possibles, notamment avec COMME (surtout devant un nom), que certains critiquent encore mais à tort.
* Son amie S’ÉTAIT RÉVÉLÉE COMME une doreuse très maladroite. (Zola)
* En cette fin de siècle, l'électricité SE RÉVÉLAIT COMME un agent encore mystérieux, mais aux possibilités infinies. (P. ROUSSEAU)
CONCLUSION
Je préconise :
→ TOUJOURS, le vainqueur SE RÉVÈLE COMME ÉTANT d’une plus grande force que le perdant.
Bonsoir cher Edy,
Je vous remercie pour toutes ces précisions que je vais d'ailleurs imprimer.
J'ai changé quelques mots des véritables phrases. Voici ce que j'ai en "se révèle être" dans mon texte.
… car chacun se révèle être en soi un puits de…
Il se révèle être, pour moi, l'arbre qui siège ici…
L'homme se révèle être, en fait, un brave type.
Le hasard se révèle être toujours d'une plus grande subtilité que les hommes.
Si vous pensez que quelque chose ne va pas, dites-le moi.
Je vous remercie pour vos réponses.
Cordialement
Bonjour, Francyne !
Je n'ai rien à redire, sauf que, pour varier les plaisirs, vous pourriez, ici ou ailleurs, varier aussi les constructions ; je récapitule :
1 se révéler + attribut,
* L'homme se révèle un roseau dépensant. (D'après Renard)
2 se révéler comme + attribut,
* L'homme se révèle comme un roseau dépensant.
3 se révéler être + attribut (qui a vos préférences),
* L'homme se révèle être un roseau dépensant.
4 se révéler comme étant + attribut.
* L'homme se révèle comme étant un roseau dépensant.
On pourrait même ajouter, mais je n'ai pas d'attestation :
5 se révéler être comme + attribut.
* L'homme se révèle être comme un roseau dépensant.
Cela étant, certaines constructions sont plus lourdes que d'autres.
Bonne journée !
Cordialement,
Edy
Bonjour cher Edy !
Ah, c'est une bonne idée que vous avez là !
Je vais suivre vos suggestions. Il n'est pas trop tard.
Oh, pour les constructions plus lourdes, je veillerai à les mettre là où ce sera bien échaffaudé et aux emplacements qui pourront le supporter sans trop peser. 😉
1 - Par contre, j'ai comme une interrogation sur la place d'un point virgule :
(ça fait partie du texte, et j'ajoute : c'est tout à fait ce qui s'est passé; mais ça, c'est à vous que je le dis 😉 )
Voici :
"J'ai ri tout le long de mon récit ; mais, à ce moment-là, je ne ris plus."
Est-ce que le point-virgule est justifié. A mon avis oui, mais est-ce correct de le placer là ?
2 - Et puisque j'y suis, est-ce que dans le cas : "c'est tout à fait ce qui s'est passé ; mais ça, c'est à vous que je le dis."
Est-ce que mon point-virgule est bien là aussi ?
3 - Et une autre question, c'est pour "là où", ça me gêne toujours de mettre comme je vous l'écris plus haut
"je veillerai à les mettre là où ce sera bien échaffaudé"
pour moi c'est dans un terme simple "une bête répétition", mais est-celle correcte ?
Et, comme à l'heure qu'il est j'ai d'affreux doutes pour ce qui concerne le "correct" de mon frnaçais, à force de le remettre en question (je suis sérieuse quand j'écris cela même si je souris), je me demande si c'est correct de dire "je veillerai à les mettre là" plutôt que d'écrire ou dire "je veillerai de les mettre là" ?
Plus que jamais (bien que mieux que jamais je m'y emploie) je parle un français dont je doute des combinaisons que j'utilise !
Merci Edy pour la lumière que vous m'apporterez sur tous ces points devenant obscurs plus je m'interroge.
Cordialement
Bonsoir, Francyne !
1 J'ai ri tout le long de mon récit ; mais, à ce moment-là, je ne ris plus.
Le point-virgule est le bienvenu.
Mais "je ne ris plus" me pose un problème :
- soit je ne riais plus (à ce moment-là),
- soit je ne ris plus (à ce moment-CI, maintenant).
Je ne pense pas que votre "ris" soit un passé simple.
2 C'est tout à fait ce qui s'est passé ; mais ça, c'est à vous que je le dis.
C'est bien.
3 Je veillerai à les mettre là où ce sera bien échaFaudé.
C'est bon, mais "là" peut être supprimé : relative sans antécédent.
Je veillerai A les mettre là.
On veille A.
Après tant d'années, il m'arrive encore de douter. Vous avez un bon niveau et, grâce à vos incertitudes, vous progresserez.
Bonsoir Edy !
Merci, car vous m'aidez à progresser quand j'ai un doute !
Oui, pour échafauder, un seul "f". Ce sont des bêtises comme celles-ci qui font partie de mes étourderies.
1 J'ai ri tout le long de mon récit ; mais, à ce moment-là, je ne ris plus.
Le point-virgule est le bienvenu.
Mais "je ne ris plus" me pose un problème :
- soit je ne riais plus (à ce moment-là),
- soit je ne ris plus (à ce moment-CI, maintenant).
Je ne pense pas que votre "ris" soit un passé simple.
La narration est au présent mais il fait un récit sur un fait passé, évidemment. Il oublie qu'il est dans le récit, il s'y revoit ; mieux, il le revit, ou plutôt il le vit comme lors d'un retour dans le passé en s'y croyant toujours.
Le problème est là : "J'ai bien ri tout le long de mon récit; mais là, maintenant, je ne ris plus." En fait, c'est ça. J'ai voulu enlever un "maintenant" placé avant ou après, pour éviter une répétition. Je vais voir comment cela se présente dans le texte pour, éventuellement, mettre "là, maintenant" et changer l'autre "maintenant", si je le peux.
Je ne sais pas si je me fais une idée, mais je ne le pense pas : je pense que plus l'on écrit, comme en toute matière, plus l'on progresse, le doute, parfois absurde, nous prend. Plus ça va, moins j'en sais. Je ne veux pas citer la chanson de Jean Gabin qui est très vraie. Je croyais ne pas en savoir moins que je ne le pensais, c'est à dire : je croyais en savoir plus que je ne le pensais; mais, plus j'en sais, je m'aperçois que je suis très loin d'en savoir un peu.
Ce serait presque à conclure : celui qui ne sait pas qu'il ne sait rien, peut s'autoriser à penser qu'il en sait beaucoup plus que les autres. Celui qui ne sait rien, peut croire tout savoir ! 😂
Pour citer quelqu'un (que je connaissais) et qui avait toujours de bonnes réflexions : "On pourrait écrire une encyclopédie de tout ce que je ne sais pas."
Je vous tiens au courant pour "ce moment-là", Edy.
Cordialement
Bonjour cher Edy !
J'ai choisi : "J'ai ri tout le long de mon récit ; mais, à ce moment-ci, je ne ris plus."
Dit-on :
"La vie semble ne plus tenir qu’à un fil" ou bien "La vie ne semble plus tenir qu'à un fil."
J'ai pensé que la première était la bonne.
Puis, question de virgule bien placée ou inutile ?
"La vie semble ne plus tenir qu’à un fil, accroché à rien."
Merci pour vos réponses,
Cordialement