Hypokhâgne ou double licence ?

La filière littéraire

8 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon

Bonjour à tous.
Je suis un élève de terminale dans un lycée de campagne pour qui le projet de poursuite d’études s’est affiné. En tant que littéraire, j’hésite actuellement entre une double licence histoire/philosophie et une hypokhâgne A/L au lycée Jeanne d’Arc de Rouen (ou à Paris).
Personnellement, j’ai un dossier que je juge correct, j’ai 14/15 de moyenne sans ouvrir un cahier. Pour être plus précis et même si les notes varient, je dois avoir 13/14 dans mes spés littéraires (avec quelques coups d’éclat sur certains trimestres, et jamais en dessous de 12). Et sinon je suis un élève fantôme, avec que des appréciations courtes du style "Élève sérieux et bon travail" et quelques fois élogieuses "Élève brillant qui a fourni un travail écrit pertinent", sans jamais avoir de remarque de bavardage ni de glandage. En anglais, espagnol, ens. scien. je dois avoir 15/16/17/18
Je crois que mon dossier s’inscrit donc dans ceux au-dessus de la moyenne même si je me sens très coupable de ne pas travailler, mon dossier pourrait passer de vraiment bien à excellent (j’ai eu deux fois les encouragements en première avec 15 de moyenne 😑 avec des notes dans les spés autour de 15/16)

Lors de ma recherche sur les caractéristiques des formations qui m’intéressent, je me suis rendu compte qu’elles demeuraient assez floues pour pas mal de gens.
Pour certains, on peut rentrer en hypokhâgne avec 10/11 dans chaque matière littéraire. Pour d’autres, il faudrait avoir 14/15 juste pour rentrer en province.
L'objet de mon hésitation concerne les bons et les mauvais côtés des deux formations. Ma question principale est : Si je suis pris en hypokhâgne et qu’en parallèle je m’inscris à la fac en double licence. Sera-t-il réalisable de valider deux équivalences ? Est-ce fréquent ? Faut-il avoir un si bon niveau que ça ?
-> Et carrément : Est-ce simplement possible de s’inscrire en parallèle en double licence vu mon dossier ?
Parce que ça parait un peu prétentieux de dire ça, mais si je ne peux valider qu’une équivalence en prépa, autant que j’aille en double licence.
De plus, mon avis sur les concours est simple, je vise évidemment l’ENS Ulm mais honnêtement pour le moment ça paraîtrait se voiler la face.

Désolé pour ce message qui semble très énervant à étudier pour trouver une réponse. Mais vous avez sans doute compris mes questions. En bref c’est : Quelles cpge lettres je peux viser en vue de mon dossier (Jeanne d’Arc ? Prépa à Paris ?) ? Comment je dois me positionner concernant l’équivalence de double licence ?

Toutes réponses même paraissant insignifiantes m’aideraient beaucoup (des anciens élèves de Jeanne d’Arc, de double licence etc…)

Merci d’avance.

Sans aucune, mais aucune, hésitation, l'hk. Si ça n'a pas changé depuis mon temps, à l'issue de l'hk vous aurez de quoi demander une équivalence dans toutes vos matières, mais pas une équivalence de droit, et je ne sais pas si cela vous permettra de rejoindre la double-licence dont vous parlez qui, si vous permettez, me semble tellement sous l'hk, sur à peu près tous les plans, que, bon, je dirais que ce n'est pas bien grave ; c'est en prépa qu'on apprend à travailler, et les connaissances peuvent toujours se rattraper plus tard. Le cadre (mental, psychologique, ce que l'on voudra) qui permet de les acquérir, en revanche, c'est moins évident.

Quant aux prépas que vous pouvez viser, je n'en sais trop rien, et je ne suis pas sûr que ça ait grande importance ; sans doute la gamme des Duruy/Chaptal, p. ex. J'avais été pris à Balzac, qui était médiocre à l'époque, et ai pu rejoindre une top 5 en khâgne ; ce sont vos résultats en hk qui seront décisifs.

Pardon pour ce message qui tape un peu à côté, mais toutes les réponses jusqu'aux plus insignifiantes ayant été sollicitées, je n'ai pas craint d'être inopportun (:

Merci pour votre réponse !
Je ne sais pas si vous tapez à côté mais en tout cas ça m’est utile.
Je crois déceler un point de vue orienté vers l’hypokhâgne ahah. Donc si je comprends bien, selon vous, mon seul problème est d’être pris en ce qui concerne la première année, peu importe où (enfin presque) et on verra bien mes résultats en hypokhâgne.
C’est ce que je me disais : mieux vaut aller en prépa où je vais étudier une multitude de matières et une méthode, quitte à ne pas obtenir un double diplôme.
Connaissez-vous les prérequis pour les prépas que vous avez évoquées (Duruy, Chaptal… etc) comparé aux prépas de province "top-tiers" ? Quelles sont les différences ?

Oui, l'hk importe peu tant qu'on a la khâgne ensuite (; Aucune idée des moyennes requises. A mon avis, vous avez toutes vos chances dans les prépas de cette gamme ; n'hésitez pas à viser Janson et Molière. Quant aux différences, franchement : le niveau des élèves, surtout. Il y a d'excellents professeurs et des professeurs moyens partout. Aucun professeur ne m'a vraiment marqué dans une des kh top 5, tandis que l'un d'une kh bien moins cotée est un modèle indépassable de clarté, d'élégance et de dévotion.

Dernière remarque enfin : Duruy, comme Chaptal, ont des kh modernes. Or, si vous visez Ulm, il vous faut rejoindre une kh classique. Êtes-vous au fait des différences (épreuves au concours Ulm/Lyon et emploi du temps) ?

Certainement, je me suis renseigné sur le sujet et à vrai dire, cela ne m’aide pas à faire un choix entre LSH et cette kh. Les langues anciennes m’intéressent fortement mais plus à titre de loisirs, et à la fois l’enseignement d’histoire y est beaucoup plus assuré.
Je dois avouer que j’apprécierais un lycée qui propose la spécialité Philosophie, n’étant pas réellement sûr de mon choix entre cette dernière et l’Histoire-Géographie.

Je vais en effet renseigner ces lycées sur Parcoursup en fin d’année. Ils me paraissent plus qu’honnêtes, et peut-être mon dossier est il suffisant. A contrario, je pense qu’il sera juste pour une plus cotée du genre Condorcet, Fénélon ou Lakanal (même si j’ai entendu qu’on rentrait plus facilement dans ce dernier)
Après, mon choix s’effectuera surtout en fonction de la CPGE rouennaise.

Pardon, vos deux premières phrases me sont inintelligibles : de quoi parlez-vous au juste ? A quoi "LSH" et "cette kh" font-ils référence ? Pour Ulm, une langue ancienne est obligatoire tant à l'écrit qu'à l'oral.

J’ai simplement oublié le mot Lyon avant "LSH". Je parlais de la khâgne moderne. Et l’autre il s’agissait de la khâgne classique.
Pour résumer ce que j’ai dit, c’est qu’en khâgne classique il y a des langues anciennes obligatoires (ce qui ne me plaît pas plus que ça) et que le nombre d’heures d’histoire y est plus important. Ce qui créait un parallèle dans mon esprit. D’un côté un avantage, un inconvénient de l’autre.

Vous parliez d'Ulm, dans votre premier message ; si vous visez Ulm, la question ne se pose pas. Le nombre d'heures en histoire plus important, oui, en raison du programme d'oral, mais pas si vous choisissez la spécialité histoire (ou histoire-géo., je n'ai jamais bien compris). En kh. Lyon, on a plus d'heures de spé. qu'en Ulm (pour la philo. : 6h contre 3h). Lyon est par ailleurs plus accessible qu'Ulm : pas de langue ancienne, coefficients moins homogènes (on peut donc rattraper une mauvaise note de philo. via une bonne note en spé. histoire, p. ex.),, niveau moyen plus faible qui compense le taux moins avantageux (5-7% pour Ulm, 3-4% pour Lyon).