Merci @poenulus pour cette réponse éclairante !
En fait, cette question m'a été posée par un jeune de première
très proactif et curieux et dont j'encadre un peu l'enthousiasme.
J'avoue que je ne me l'étais jamais posée.
Mais il est venu la semaine dernière avec la définition WIKIPEDIA
d'un faux imparisyllabique (je laisse tomber le cas des neutres, ici).
Donc, sur WIKIPEDIA : "ce sont des mots en -x (sauf pour Rex); -ns ou -bs et e"
Bon, déjà… je ne vois pas de substantif masculin/féminin en "e". Passons.
Mais serions-nous bien d'accord pour dire que cette définition est erronée
et que ce n'est pas la terminaison du nominatif qui compte, mais, comme
on le déduit de ce qu'a écrit poenulus, celle du radical qui se déduit du génitif
(deux consonnes successives précédant la terminaison "is" au génitif sg) ?
Si on suit la définition WIKIPEDIA :
urBS ---> urbium
foNS ---> fontium
reX ---> *regium ---> regum (mentionné comme exception)
leX ---> *legium
noX ---> noctium
niX ---> nivium
sphinX ---> sphingium
piX ---> *picium
os ---> oris ---> orum
os ---> ossis ---> *ossum
os, pix, lex et rex seraient ainsi des exceptions.
Si on suit la définition basée sur le radical du génitif :
urbs ---> uRBis ---> urbium
fons ---> foNTis ---> fontium
rex ---> reGis ---> regum
lex ---> leGis ---> legum
nox ---> noCTis ---> noctium
nix ---> niVis ---> *nivum [cf. nivium lapsus : avalanche]
sphinx ---> sphiNGis ---> sphingium
pix ---> piCis ---> picum
os ---> oRis ---> orum
os ---> oSSis ---> ossium
Et là… c'est nix qui devient la seule exception de la liste ;-).
Explicable par analogie avec civis ?
[on peut trouver d'autres exceptions : lis, litis…]
Bref, pas simple. En fait, j'ai l'impression que ce sont les
nominatifs monosyllabiques qui posent problème.
Question : est-ce qu'Ernout évoque cette règle de la "double consonne" ?
Ou s'agit-il d'une règle opérationnelle au sens pédagogique français ?
Question subsidiaire : pourquoi la distinction ne se fait-elle pas
pour les adjectifs de la seconde classe ? Ils font tous (?) en -ium,
parisyllabiques (fortis) ou pas (prudens, simplex). Ce qui a l'avantage
de la simplicité ;-)
Question subsidiaire n°2 : parlez-moi des faux parisyllabiques ;-)