Aristote, Politique, 3.1278a

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44 réponses · Page 2 / 3

J'ai changé, dans plusieurs essais, un unique mot dans le texte de Vanilléfraise… j'ai l'impression qu'en croisant les réponses, on arrive à la solution. Mais… rappel… je suis une bille en grec !

Selon les règles du forum, je ne peux pas taper la réponse de l'AI. Je la résume en mes propres termes.
La balance ne se fait pas autour de ἑνὶ ("un", "unique"), elle se fait entre certains (οἱ μὲν) et d'autres (οἱ δὲ).
Si ça aide…

Si je comprends bien, il faut lire :
[οἱ μὲν] [ἑνὶ λειτουργοῦντες τὰ τοιαῦτα δοῦλοι], [οἱ δὲ κοινοὶ] [βάναυσοι καὶ θῆτες, apposition ?] avec ellipse du verbe (être ?) ayant pour sujet pluriel le duo [οἱ μὲν] et [οἱ δὲ κοινοὶ]

Sous toute réserve…

Merci Dudule. Ça doit être ça même si je ne saisis pas encore très bien pourquoi le mot Koinoi. Je fatigue, je reviendrai demain.

@vanilléfraise
Merci à vous.

κοινοὶ semble bien renvoyer aux deux substantifs qui suivent. Peut-être peut-on le voir comme un adjectif de ces deux substantifs, soit comme un adjectif substantivé.
L'opposition se fait ici entre : ceux qui dépendent d'un homme (typiquement esclaves) et ceux, "(les) usuels" tels qu'artisans ou laboureurs. Le tout se réfère au lointain et antérieur πολίτης

Bonjour. Je dois me rendre à l'évidence. Il faut traduire, comme vous le dites,
"οἱ δὲ κοινοὶ ( λειτουργοῦντες τὰ τοιαῦτα) ": "ceux qui travaillent pour la communauté."

Bonjour les amies et les amis! Cela faisait longtemps que comme vous, j'attendais (im)patiemment des questions concernant le grec ou le latin au point que je me suis demandé si ces deux langues étaient vraiment mortes… Dudule, je suis encore vivant…et content de te lire et même plus de vous lire toutes et tous! vanilléfraise, si ce n'est pas urgent, donnez-moi un jour ou deux pour tenter de vous éclairer . Mais d'autres l'auront déjà fait avant, sans doute.

Hello Poenulus! Vous n'étiez pas bien loin ;-)

Salve, Poenule !

@dudule Salve! Quomodo vales?

@vanilléfraise Un peu malgré tout.Mais je suis content de vous lire à nouveau!

Bonsoir vanilléfraise. Plutôt que "κοινοὶ ", certains lisent "κοινῇ", adverbe signifiant "publiquement, pour la communauté". Le sens ( et non la traduction) de la phrase est alors ceci: " Pour les biens de première nécessité, les artisans et le thètes sont à la communauté ce que l'esclave est au particulier".

@poenulus Ah tiens, c'est intéressant. Merci Poenulus pour cette recherche. Je n'avais pas accès aux différentes leçons de ce texte.

Pure curiosité : sait-on pourquoi "rex" n'est pas un "faux imparisyllabique", au contraire de "nox", par exemple ?

Désolé…. j'aurais dû créer un nouveau fil… mais impossible de supprimer ma question sur rex !

Sur rēx, cela dépend de ce que vous entendez par "pourquoi ?". Au niveau mnémotechnique, il faut regarder la base du génitif, et si elle se termine par deux consonnes, c'est en principe un faux imparisyllabique : rēg-, donc vrai imparisyllabique ; noct- donc faux imparisyllabique.
Je vous conseillerais plutôt d'apprendre, quand vous apprenez un nom de la 3e déclinaison, son génitif pluriel : rēx, rēgis, rēgum ; nox, noctis, noctium.

Bonjour Dudule,
N'étant pas du sérail, je ne me sens pas du tout légitime pour répondre. Toutefois, pourrais-je me permettre d'alléguer le fait que rex, regis n'a pas son génitif pluriel en -ium, ce qui de facto l'empêche de rentrer dans la catégorie des "faux imparisyllabiques".
Amicalement,

Bonjour, Oui… mais là, on tourne en rond ;-)
Je crois que j'ai trouvé la réponse, mais elle appelle d'autres questions. Je rédige quand j'ai un moment.

@dudule Pure curiosité : sait-on pourquoi "rex" n'est pas un "faux imparisyllabique", au contraire de "nox", par exemple ?

Bonjour Dudule, selon A. Ernout " Morphologie historique du latin", la troisième déclinaison distingue deux groupes principaux: thèmes consonantiques, type rex de *reg-s et thèmes terminés par la sonante -i-, ces derniers se subdivisant.
Rex ayant un thème consonantique a son génitif pl en "um": regum. C'est donc bien, comme vous le dites, un vrai imparisyllabique.
Puis, toujours selon Ernout, il existe des thèmes mixtes dont le sg se décline comme celui des thèmes consonantiques, et le pluriel comme celui des thèmes en -i-. Ce sont d'anciens thèmes en "i" dont l'i a disparu au nominatif singulier sous l'influence ANALOGIQUE des thèmes consonantiques.L'ANALOGIE a également introduit le génitif en ium dans des thèmes consonantiques tels que dens(thème dent), nox ( thème noct) , si bien que à côté du génitif pl correct dentum ( Varron), existe dentium et que * _noctum_a été tout à fait éliminé pour laisser place à noctium. Voilà ce que Ernout en dit. Il explique donc cela via l'ANALOGIE qui a joué au fil de l'évolution du latin ( morphologie historique) mais, j'en conviens, cela peut nous laisser sur notre faim.