@fandixhuit Bonjour Fandixhuit,
1/ Ce qui me paraît un non-sens, c'est de vouloir à tout prix faire entrer les auteurs dans telle ou telle catégorie.
Ici est développé en quoi cette remarque est, selon moi, infondée :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/67560-67560/10
2/ Je ne vois pas en quoi les romantiques sont des nihilistes, par exemple.
J'ai bien dit "si on reprend les termes caricaturaux assignés à chaque camps." Dans le sens caricatural, les romantiques sont des nihilistes car il ne croient en rien, ni à l'accès au bonheur, ni à l'accès à la connaissance, ni à l'accès à la moralité (e.g. Lorenzaccio de Musset). Au contraire des "positivistes" (au sens caricatural, voir la liste d'exemples dans mon post précédent)
@Fleuve
Remarques sur ton 1/ : j'ai lu avec intérêt la discussion dont tu donnes les références (j'étais passée à côté).
Pour faire court, il est évident que catégoriser facilite la vie des profs et des élèves.
Ainsi, l'Histoire littéraire se présente découpée en gros morceaux. Y manquent les transitions, l'évolution de la pensée de tel ou tel. Chateaubriand ne s'est pas dit en écrivant son René : "Tiens, je vais écrire un truc romantique !"
Une question à laquelle je donne une réponse tout à fait personnelle: Comment caractériser la littérature d'aujourd'hui ?
A quel mouvement appartient-elle ? Je répondrais : les mouvements sont divers, chacun écrit selon son tempérament (c'est très bien).
Littérairement et sociologiquement, nous sommes dans une phase de transition quelque peu désordonnée. "L'écriture blanche" est-elle un mouvement littéraire ? Non. C'est une manière de voir le monde d'aujourd'hui bien tristounette.
De toute manière, dans cent ans, l'IA aura remplacé l'écrivain, alors… :-(((
@fandixhuit C’est vrai qu’il est difficile de catégoriser simultanément au moment où les productions sont en train d’être effectuées, mais ça n’est pas un argument contre l’exercice de catégorisation !
Oui la catégorisation a aussi une utilité pédagogique, en plus de scientifique, très importante. Mais il ne faut pas que cet aspect pédagogique cache l’aspect scientifique (et encore moins pour qu’il serve comme argument pour dire que la catégorisation n’a rien de légitime).
L’IA se nourrit de textes créatifs (= produits par des humains talentueux) (et non-créatifs). Elle est 100% dépendante de cette input. Pas de textes créatifs, pas d’IA. De plus, les auteurs et autrices ont récemment commencé, à raison, à réclamer leurs droits d’auteur. Donc je ne crois pas que l’IA va prêter une alternative significative à la créativité.
*Donc je ne crois pas que l’IA va représenter une alternative significative à la créativité.
Au fur et à mesure, je vois de plus en plus cette "école nihiliste" comme une secte, avec ses croyances infondées mais basées sur une parole d'autorité, ses ministres, ses icônes, ses textes sacrés, sa mission sacrée de guider les gens vers un ailleurs insondable ou pur contre la décadence du monde immanent, ses lignes de conduite, ses mécanismes psychologiques et sociologiques d'emprise, les mouvements de foule irrationnels qu'il peut entraîner.
Ce qui me fait répéter que c'est quand même très ironique que cette "école nihiliste" soit enseignée avec tant d'application à l'école laïque et républicaine.
Tout comme le volet philosophique de cette « école nihiliste » tue la science (au sens large) sous couvert (en utilisant l'argument) de lutter contre « les excès du positivisme comtien », le volet artistique de cette « école nihiliste » tue l’Art sous couvert de lutter contre « les excès du classicisme ». (Cette école mélange philosophie et Art, donc l'argument du volet philosophique est aussi emprunté par le volet artistique, et inversement).
Sans parler que cette école a hijacké les valeurs d'individualisme et de liberté, et les a complètement détruits.