Hésitation dans la poursuite de mon cursus

La filière littéraire

4 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir,

après une difficile année d’hypokhâgne au lycée du Parc, en A/L, pour plusieurs raisons, je me suis décidé à aller en double licence Histoire/Philosophie, à Rouen, où j’ai obtenu la première année mention bien. Cependant, je ne sais si c’est un tropisme, mais j’aimerais aller à Paris, en vue d’accéder peut-être à un "meilleur" cursus, et de m’y mettre vraiment, moi qui ne fais pas grand-chose encore, pour accéder à quelque chose qui me plairait, la "réputation" des facultés parisiennes aidant. Or, je ne sais où aller. J’ai postulé en double licence Philo/lettres, à Paris I et Nouvelle, Philo/histoire à Paris I, et à Paris cité, en Histoire/Lettres ; tout cela, en L2. Je ne sais pas vraiment ce qui me plairait le plus. Dans l’esprit, j’aime énormément la philosophie, j’en lis beaucoup (autant que de poésie…), mais j’ai conscience que c’est peu professionnalisant. Le double master Philosophie/Lettres de Nouvelle m’attire beaucoup cependant. Si je garde la philosophie, j’aimerais faire ce double master, ou bien tenter ma chance à Ulm, ou Lyon, sur dossier, ainsi qu’à l’EHESS, ou à l’EPHE. En somme, la philosophie m’orienterait vers la recherche, ou l’enseignement, si j’y ai une place. Donc, pour les deux cursus à la Sorbonne, c’est ce que j’aimerais faire.

Cependant, à Paris Cité, si je m’oriente ainsi, j’aimerais accéder à un métier plus pratique, ainsi que bibliothécaire d’Etat, sous concours, libraire (…), journaliste (je peux effectuer un stage à France Télévisions, grâce à ma famille, de fait, et il y a les concours d’entrée aux écoles de journalisme), et d’autres choses que j’ignore sûrement, comme RH, ou même CPE. J’aimerais un métier pratique, qui m’éloignerait des tracas métaphysiques, mais où cependant j’aurais le temps de lire, si possible, et d’écrire - si vous avez une suggestion… Toutefois, à Paris Cité, j’abandonnerais mon amour pour la philosophie, pour des considérations plus pragmatiques.

Aujourd’hui seulement j’attends les résultats, que j’obtiendrai probablement début juillet - il est possible que je ne sois pris nulle part, et que je doive continuer mon cursus à Rouen. Ce qui n’est pas pour me déplaire, mais ce serait dommageable de mon point de vue.

Voilà, je ne sais que faire, et je suis dans l’attente. J’espère que vous saurez m’aider dans ma quête d’orientation.

Merci d’avance.

(J’ai oublié de préciser que ce qui m’engage dans les facultés parisiennes, ce sont la possibilité de faire du latin, là où nous sommes cantonnés à l’anglais dans mon cursus, et le grand choix de cours, là où je ne peux les choisir à Rouen.)

La philosophie n’est certainement pas moins "professionnalisante" que les lettres ou l’histoire, et ce surtout si vous visez des concours pour lesquels le parcours antérieur n’a guère d’importance. Autrement dit, ça ne me semble pas une bonne raison pour l’écarter. Je vous conseillerais une simple licence de philosophie (à Paris IV ;)), et de tenter éventuellement Ulm via le concours étudiant, effectivement.

Certes, mais je me pose une vraie question, quant à ce que je vais faire plus tard. Le fait est que l’insertion "professionnelle", en philosophie, et dans une voie autre que professeur, est faible, il me semble. Quand je vois que ce master, qui toutefois ne glorifie pas la connaissance telle que je voudrais l’entendre, (https://odf.u-paris.fr/fr/offre-de-formation/master-lmd-XB/arts-lettres-langues-ALL/lettres-et-humanites-K2VO886P/master-lettres-et-humanites-parcours-professionnels-de-l-ecrit-JRRZ81DN.html), est en alternance, et que cela semble porter ses fruits à la fin, je me demande s’il ne faudrait pas que je dévie. Car je ne sais pas si je veux être professeur.

Quant à aller simplement à Paris IV, je voudrais faire une double licence, pour m’épanouir dans deux disciplines lorsqu’il en est encore temps. Je sais que les concours se moquent de tout cela, mais il faut penser en dehors des concours, parce que rien n’est assuré.

Vous pourrez toujours rejoindre un master de ce type après la licence de votre choix, sous réserve de résultats suffisants, je crois, c’est pourquoi je vous dirais de faire ce qui vous plaît. Pour P4, vous pouvez aller voir du côté d’"opération Phénix". Bon, s’il fallait choisir, je prendrais histoire/philo. (et j’irais suivre le cours de certains professeurs de philosophie de P4, p. ex. ceux d’un certain V.B.) parce que l’histoire, sans cadre, ça s’étudie péniblement, ce qui n’est pas, me semble-t-il, le cas des lettres. Et dans le cas de Mallarmé, que je lis régulièrement depuis une dizaine d’années , je dirais volontiers que ça ne ne s’étudie pas du tout (: