Bonjour, j’ai été pris dans une prépa littéraire assez prestigieuse et je me pose beaucoup de questions.
Premièrement, que faut-il que je fasse pendant l’été ? J’ai fait l’erreur de me précipiter en librairie (j’ai dépensé 150 euros dans des livres… Et je n’ai pas demandé le ticket de caisse. Je regrette beaucoup.) et je n’ai même pas acheté l’essentiel (à savoir les ouvrages obligatoires, les manuels et les dictionnaires…). Je sais bien qu’il s’agit de lire, de se constituer une culture. Mais les livres ne sont pas gratuits, et je ne peux pas me permettre de les empiler sans savoir s’ils me serviront pendant mon année.
Est-il préférable de posséder un ordinateur ? Je suis admis en internat, ainsi je suppose que des ordinateurs sont disponibles pour les internes même le soir. Mais, pour ce qui est des cours, est-il commun de prendre ses notes sur ordinateur ? Est-ce plus efficace ? Je n’ai pas de préférence particulière, c’est surtout une question de budget.
Enfin, quel niveau de LV2 est attendu en HK ? Je dois bien admettre que ma maîtrise de l’allemand est moyenne, sinon carrément médiocre. Je comptais ainsi me débarrasser de l’allemand pour me consacrer entièrement aux langues anciennes (dans lesquelles je débuterai).
Excusez-moi du manque de mise en forme, le temps me manque et j’avoue être très inquiet.
Merci.
Prenez vos cours à la main ; il n’y a strictement aucun avantage à prendre ses cours sur ordinateur.
Je vous dirais de faire deux langues anciennes, c’est ce que j’avais moi-même fait en hypokhâgne (en débutant comme vous, donc), et j’en suis ravi.
Enfin, cet été, limitez-vous à une dizaine d’ouvrages. Si je devais refaire une hk, je profiterais de l’été pour lire peu, mais plusieurs fois, essentiellement de la philo. (quelques œuvres de deux auteurs ; n’hésitez pas à me dire lesquels vous intéressent, puisqu’ils ne s’abordent pas du tout de la même façon et que la difficulté varie considérablement), de la théorie littéraire, voire des romans si je sens que je n’en ai pas suffisamment lu (pour la poésie et le théâtre, ça se lit, vite, en cours d’année), et pour m’exercer à rédiger dans ma langue vivante (i.e. apprendre des formules et des expressions ; en anglais, j’avais tout glané dans un excellent livre). Pourquoi ? Parce que ce sont les épreuves les plus difficiles, de loin. Les œuvres sont secondaires par rapport à la théorie, puisque quand vous avez de grands principes en tête, vous pouvez les trouver dans à peu près n’importe quoi, tandis qu’en l’absence de position de surplomb, on se noie dans l’oeuvre et on n’en retire rien qui vaille en dissertation. En principe, le cours doit vous les apporter, ces principes ; en pratique, c’est bien différent.
P.S.: je ferais aussi des versions de LV, tout bien pesé. Le manuel édité aux PUR est très bon, mais m’avait régulièrement découragé ; le Guitard, éd. Roudil (ancien mais se trouve) est excellent.