Complément circonstanciel de lieu / temps avec "où"

Langue française

8 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir à tous,Comme vous pouvez voir dans le titre de ma discussion, ma question porte sur le complément de lieu/temps "Où". Je vois bien dans les phrases suivantes son utilisation: Le jour où il est né, il a plu. La ville où tu es née est très jolie.Par contre, il y a des phrases où on ne doit pas l’utiliser: La place que tu as visitée. - Ici on ne va pas utiliser "où" car on visite quelque chose, donc c’est une complétive. Je crois que je l’ai bien analysée.La phrase qui me fait douter depuis quelques jours est celle-ci: Je dors 7 ou 8 heures par jour, excepté le week-end, où je peux doremir un peu plus. Je mettrais "quand" à la place de "où" mais je ne sais pas pourquoi. J’ai l’impression qu’elle n’est pas correcte mais je voudrais savoir ce que vous mettriez et la raison. Merci,

Bonsoir.Dans tous tes exemples, il s’agit de propositions relatives, introduites par un pronom relatif. Aucune complétive.Le jour / où il est né (pronom relatif où complément de temps de "est né")La ville / où tu es née (pronom relatif où complément de lieu de "es née")La place / que tu as visitée (pronom relatif que COD de "as visitée")le week-end, / où je peux dormir un peu plus (pronom relatif où complément de temps de "dormir")Ces quatre propositions relatives sont respectivement compléments des noms antécédents jour, ville, place, week-end.

Le jour où il est né, il a plu.

La ville où tu es née est très jolie.

La place que tu as visitée

Ce sont des prop. sub. relatives, pas des complétives. Elles sont toutes complément du nom.

Je dors 7 ou 8 heures par jour, excepté le week-end, où je peux doremir un peu plus.

Là aussi, c’est une relative. Le "où" ne me choque pas, puisque le pronom relatif "où" peut avoir une acception temporelle, et pas seulement locative, comme vous le rappelez plus haut. Le "quand" peut fonctionner, je crois, mais la phrase prend dès lors un ton plus soutenu. Surtout, avec "quand", la subordonnée n’est plus une relative, mais une conjonctive circonstancielle (de temps), introduite par la conjonction de subordination "quand".

En poussant un peu, on pourrait même dire que cette relative (avec "où") ou cette circonstancielle de temps (avec "quand") est incluse dans une autre prop. sub. circ. (de restriction) qui est aussi une sub. participiale : "excepté le week-end […]".

Il y a peut-être une légère altération du sens avec "quand", celui-ci laisse planer comme un léger sens de condition, comme si cette action ("dormir un peu plus") ne se réalisait pas forcément chaque week-end. Le "où" exprime une certitude absolue : c’est bien chaque week-end que je peux dormir plus.

Remarque : en général, les gens dorment 7 ou 8 heures par nuit, plutôt que par jour… 😁

Je laisse les grammairiens nous éclairer, ou me corriger.

Merci pour vos réponses.

J’avais corrigé la phrase où on voyait "tous les jours" par "par jour", mais c’est vrai, par nuit est la meilleure option.

Je laisse les grammairiens nous éclairer, ou me corriger.

Cela me semble correct, c’est en gros ce que j’avais rappelé juste avant toi…

Alors dans la dernière, celle qui m’a fait poser la question, on ne peut pas dire "quand"?

Si, on peut, mais ce n’est plus une relative explicative, c’est une conjonctive circonstancielle, qui a quasiment le même sens, mais avec une légère nuance, comme t’a expliqué Lucid_lynx.

@Jehan Ton message ne m’apparaissait pas lorsque j’ai publié le mien !

Eh bien je suis content de ne pas avoir raconté n’importe quoi.

Une petite remarque toutefois. Je n’avais pas lu ton rajout de 20h 52.En poussant un peu, on pourrait même dire que cette relative (avec "où") ou cette circonstancielle de temps (avec "quand") est incluse dans une autre prop. sub. circ. (de restriction) qui est aussi une sub. participiale : On ne peut guère considérer la tournure "excepté le week-end" comme une véritable proposition participiale, vu que le participe excepté, devenu invariable quand il est antéposé ( les filles exceptées mais excepté les filles) s’est en fait mué en préposition équivalant à sauf. Donc simple complément prépositionnel et non subordonnée participiale, même si la fonction (CC de restriction) reste la même.

Oui, tout à fait ! Tu as raison.