En quoi Alcools est-il un recueil de la modernité ?

Entraide scolaire

27 réponses · Page 2 / 2

Je mettrai la réappropriation en III.

Dans le II tu peux outre la forme évoquer la présence des mythes et légendes, la culture antique, les thèmes poétiques (fuite du temps, rupture amoureuse…)

Bonjour,Comme le titre de mon message l’indique, cette question est celle d’une dissertation que l’on a faite en classe il y’a peu de temps. Notre professeure nous a fourni un corrigé quant à ce sujet, je ne l’ai néanmoins pas encore lu et ai élaboré un plan détaillé tout seul, comme un grand. Je vous le donne ci-dessous, pouvez-vous me donner votre avis sur ce dernier, un grand merci d’avance :I/Un émerveillement du poète face à la modernité a. La modernité du paysage (technologique, urbaine,…) : une source d’inspiration "J’aime la grâce de cette rue industrielle",… -> Un paysage qui ne laisse pas l’auteur indifférent , un décor moderne émerveillant propice de façon intrinsèque à l’innovation poétique) b. Un style des plus plaisants et riants qui dit son éblouissement ( -> Une écriture hyperbolique et très élogieuse qui confère au poème une dimension esthétique et qui par conséquent ne peut que plaire au lecteur et tisser avec lui une relations des plus privilégiées reposant sur la beauté du style et sur le plaisir de lire,découvrir,… )c. Un auteur qui fait fusion avec le paysage tant apprécié ( -> Une fusion quasi-métonymique avec son environnement (fusion avec Paris notamment, sa ville d’élection ) qui en témoigne -> "Zone" , "Je suis le gosier de Paris")II/Une approche littéraire moderne qui en témoigne a. Un décor moderne dans lequel le poète transpose ses émotion ( -> Un décor qui brise la tradition de la pastorale latine par une approche thématique moderne qui permet toujours au poète de dire ses peines -> "Le Pont Mirabeau" ou comment l’auteur nous propose une méditation poétique sur le temps en prenant comme décor, celui de la modernité le pont dans lequel il scelle poétiquement ses peines amoureuses)b.Des écrits fantaisistes et surprenants (jeu de mots, ironie ,… -> Un style rafraîchissant qui divertit le lecteur et qui n’a de cesse de donner du renouveau à ces écrits animés proches du burlesque -> une autodérision pratiquée , notamment dans " Les colchiques" où Apollinaire ce compare ironiquement son activité d’écrivain à celle d’une "vache meuglant[e]")c.Une approche artistique (déponctuation , approche cubiste ,… -> Un panache artiste qui peint le kaléidoscope transfiguré de la personnalité d’Apollinaire)III/ Une quête moderne de l’écrivain qui cherche sa place a.Une réinvention des mythes dont le poète est le héros/victime ( -> Des mythes modernisés ("Salomé", mythe d’Orphée,… faisant écho à ses expériences personnelles qu’il transfigure à ce nouveau monde après sans doutes après quelques réflexions )b.Une réflexion sur son rôle/sa place d’écrivain(" Vendémiaire" ,… -> Pour Apollinaire les pouvoirs du poète n’ont de bornes que sont imagination et sa créativité, ainsi son ivresse poétique serait la source d’un infini poétique (espoir humaniste connoté dans plusieurs poème notamment -> question du conscient/inconscient notamment et de leurs portées littéraires respectives) c.Une crise identitaire ? ( -> Un poète qui bien souvent se questionne sur son "soi", une recherche de repères identitaires qui l’ont certainement poussé à adopter une approche plus moderne pour s’en défaire une quête, un voyage poétique dans lesquels ils seraient le maître, lui fournissant ainsi un contrôle sur ce "soi" Ouverture : Calligrammes / L’enchanteur pourrissant / Rythmes (recueil qui interroge notamment l’essence, la substance du poète et de la matière poétique de la même manière qu’Apollinaire)

Bonjour,Comme le titre de mon message l’indique, cette question est celle d’une dissertation que l’on a faite en classe il y’a peu de temps. Notre professeure nous a fourni un corrigé quant à ce sujet, je ne l’ai néanmoins pas encore lu et ai élaboré un plan détaillé tout seul, comme un grand. Je vous le donne ci-dessous, pouvez-vous me donner votre avis sur ce dernier, un grand merci d’avance :I/Un émerveillement du poète face à la modernitéa. La modernité du paysage (technologique, urbaine,…) : une source d’inspiration "J’aime la grâce de cette rue industrielle",… -> Un paysage qui ne laisse pas l’auteur indifférent , un décor moderne émerveillant propice de façon intrinsèque à l’innovation poétique)b. Un style des plus plaisants et riants qui dit son éblouissement ( -> Une écriture hyperbolique et très élogieuse qui confère au poème une dimension esthétique et qui par conséquent ne peut que plaire au lecteur et tisser avec lui une relations des plus privilégiées reposant sur la beauté du style et sur le plaisir de lire,découvrir,… )c. Un auteur qui fait fusion avec le paysage tant apprécié ( -> Une fusion quasi-métonymique avec son environnement (fusion avec Paris notamment, sa ville d’élection ) qui en témoigne -> "Zone" , "Je suis le gosier de Paris")II/Une approche littéraire moderne qui en témoignea. Un décor moderne dans lequel le poète transpose ses émotion ( -> Un décor qui brise la tradition de la pastorale latine par une approche thématique moderne qui permet toujours au poète de dire ses peines -> "Le Pont Mirabeau" ou comment l’auteur nous propose une méditation poétique sur le temps en prenant comme décor, celui de la modernité le pont dans lequel il scelle poétiquement ses peines amoureuses)b.Des écrits fantaisistes et surprenants (jeu de mots, ironie ,… -> Un style rafraîchissant qui divertit le lecteur et qui n’a de cesse de donner du renouveau à ces écrits animés proches du burlesque -> une autodérision pratiquée , notamment dans " Les colchiques" où Apollinaire ce compare ironiquement son activité d’écrivain à celle d’une "vache meuglant[e]")c.Une approche artistique (déponctuation , approche cubiste ,… -> Un panache artiste qui peint le kaléidoscope transfiguré de la personnalité d’Apollinaire)III/ Une quête moderne de l’écrivain qui cherche sa placea.Une réinvention des mythes dont le poète est le héros/victime ( -> Des mythes modernisés ("Salomé", mythe d’Orphée,… faisant écho à ses expériences personnelles qu’il transfigure à ce nouveau monde après sans doutes après quelques réflexions )b.Une réflexion sur son rôle/sa place d’écrivain(" Vendémiaire" ,… -> Pour Apollinaire les pouvoirs du poète n’ont de bornes que sont imagination et sa créativité, ainsi son ivresse poétique serait la source d’un infini poétique (espoir humaniste connoté dans plusieurs poème notamment -> question du conscient/inconscient notamment et de leurs portées littéraires respectives)c.Une crise identitaire ? ( -> Un poète qui bien souvent se questionne sur son "soi", une recherche de repères identitaires qui l’ont certainement poussé à adopter une approche plus moderne pour s’en défaire une quête, un voyage poétique dans lesquels ils seraient le maître, lui fournissant ainsi un contrôle sur ce "soi"Ouverture : Calligrammes / L’enchanteur pourrissant / Rythmes (recueil qui interroge notamment l’essence, la substance du poète et de la matière poétique de la même manière qu’Apollinaire) 

Bonsoir,

Pour ma part, je trouve quelques redondances entre I et II dans les a et b des deux parties.

Les idées sont justes.

Cela reste un bon devoir.

Ce que je trouve redondant et banal à pleurer, c’est l’intitulé du sujet. On a "Baudelaire et la modernité", "Rimbaud et la modernité", "Apollinaire et la modernité" depuis quelques années.

Qu’est-ce donc que la modernité, à vrai dire ?

En leur temps, les poètes de la Pléiade par exemple n’étaient- ils pas des représentants d’une certaine "modernité" ? Bien entendu, le terme n’existait pas à l’époque (il doit remonter au début du XIXe siècle en France) mais on peut affirmer qu’à chaque époque littéraire, naissent des poètes qui se démarquent de leurs contemporains.

Voilà des réflexions hors-sujet mais je m’interroge beaucoup sur l’énoncé actuel des dissertations, un peu fourre-tout à mon avis.

Je suis bien d’accord avec toi @fandixhuit . On met la modernité à toutes les sauces. Ce recours me semble cependant justifié pour Baudelaire qui déserte les "provinces fleuries" de la poésie, et pour Apollinaire qui revendique expressément un "esprit nouveau". https://books.openedition.org/pur/187885

@fandixhuit C’est pourquoi j’attends de toute dissertation dont le sujet comporte le terme "modernité" une mention de la relativité de ce dernier. Une définition absolue et auto-centrée de la modernité n’est pas acceptable et contraire à tous les fondements philosophiques, au moins depuis la Renaissance. On est tous le moderne de quelqu’un !

Comme toi, je pense que le terme a été dévoyé par son emploi excessif dans les programmes scolaires (surtout depuis 2019). Il me semble plus intéressant d’aborder l’idée de nouveauté poétique, de rupture, de "brisure" ou même d’expérimentation (notamment au XXe s.).

À la limite, je pourrais accepter la "modernité" comme périodicité ("l’époque moderne") au terme d’une (longue) démonstration qui mettrait en lumière les révolutions épistémologiques que l’Europe a connu depuis le XVe s. Chose hors de portée d’un lycéen, bien entendu.

Pour en revenir à Apollinaire, la grille de lecture couramment adoptée au lycée pour rationaliser et donner du sens à l’idée de "modernité" se résume à la dialectique fond/forme. Il est moderne dans le fond (les sujets dont il parle, etc.) et dans la forme (il s’émancipe des conventions, altère le langage, etc.). Ça vaut ce que ça vaut, et pour des lycéens, je trouve que cela reste acceptable, tant du côté du professeur que du côté des copies produites à l’examen. Il faut rester pragmatique.

L’axe III de @zlabn me semble intéressant et offre une piste de réflexion, en tentant de dépasser la dialectique habituelle fond/forme. Le sujet de la place du poète dans la société est évidemment plus que classique, mais réfléchir à la façon dont Apollinaire a vécu et transcrit cet incontournable questionnement me semble très pertinent.