Toute littérature s’inscrit dans l’Histoire

Littérature

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Voilà un sujet que je voulais aborder il y a deux ans. Un site a repris mot à mot mes propos, sans oublier "Excuser la présentation" qui, comme le reste, vient de moi.Mais c’est un autre problème, que j’ai évoqué ailleurs. 😮En fait, cette citation est de l’historien J.C. Petifils qui ajoute : ’’On ne peut juger alors qu’avec les yeux d’alors." Ces deux affirmations sont justes évidement, et peut-être banales. Toutefois, Il serait intéressant, plutôt que d’énoncer les ouvrage / tableaux, etc. parus à telle époque de creuser le sujet. Peut-on enseigner le français sans connaître le contexte historique ? Evidemment, non. Malheureusement, de nos jours, ce n’est plus toujours le cas. Cela dit, certains textes sont éternels, écrits au XVIe siècle par exemple. je ne pense pas forcément à nos grand classiques. Mais à un poème comme celui de .Marbeuf : Et la mer et l’amourEt la mer et l’amour ont l’amer pour partage,Et la mer est amère, et l’amour est amer,L’on s’abîme en l’amour aussi bien qu’en la mer,Car la mer et l’amour ne sont point sans orage.Celui qui craint les eaux, qu’il demeure au rivage,Celui qui craint les maux qu’on souffre pour aimer,Qu’il ne se laisse pas à l’amour enflammer,Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.La mère de l’amour eut la mer pour berceau,Le feu sort de l’amour, sa mère sort de l’eauMais l’eau contre ce feu ne peut fournir des armes.Si l’eau pouvait éteindre un brasier amoureux,Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,Que j’eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.(1608).

Je ne suis pas certain de bien comprendre l’interrogation. Il ne faut pas confondre la langue (et son évolution) avec le message qu’elle transmet. Petifils est historien : qu’importe la langue pour un historien, non ? L’important, ce sont les sources et l’analyse de leurs contenus, pas vraiment leurs styles.

Je me suis sans doute mal exprimée ou j’ai trahi la pensée de Petifils. Je ne parlais pas du style en soi ou de la manière de dire. Je voulais évoquer "l’air du temps", le Zeitgeist dont parle Goethe. On ne peut analyser ou comprendre un texte sans connaître le contexte historique. C’est une évidence, bien sûr. Mais ces deux phrases m’ont marquée profondément lorsque j’ai commencé à m’intéresser, à mon petit niveau, à l’Histoire. Et à prendre conscience précisément de ce dont tu parles, à savoir la difficulté du métier d’historien à la recherche de sources fiables. Et, surtout, à la quasi impossibilité de voir "avec les yeux d’alors". L’Histoire est un conte sur lequel on s’accorde, a dit aussi quelqu’un d’autre. Jamais nous ne pourrons connaître la vraie vérité. Peut-être ma remarque est-elle due à mon attrait irrésistible pour le passé et à cette barrière du temps qui nous en sépare à jamais.