Vocabulaire comparé

Littérature

9 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Je n’apprendrai ici à personne qu’une langue est le reflet de la mentalité (et sans doute davantage) d’un peuple, d’où l’intérêt de pratiquer une ou plusieurs langues étrangères. Une manière d’apprendre la tolérance et une certaine forme de relativité dans nos certitude, langagières ou non.  

J’en veux pour preuve le genre : le soleil est féminin en allemand et masculin en français et la lune, c’est le contraire. De là, toute une réflexion philosophique, mythologique, symbolique, etc. Je ne vais pas plus loin pour rester dans le sujet.

La même interrogation se pose pour le verbe savoir

Je sais l’allemand, l’anglais, etc.

Ce verbe « savoir » correspond à l’allemand « wissen » » (savoir intellectuel.). Or, mes amis, en allemand, on considère que savoir parler une langue correspond à une capacité physique. On utilise en effet le verbe können (I can en anglais), qui relève de la capacité physique.

Question à laquelle je n’ai pas de réponse : la connaissance d’une langue étrangère relève-t-elle d’une capacité intellectuelle ou physique ?

Nous savons que les enfants imitent ce qu’il entendent. Donc, l’apprentissage d’une langue ne relèverait-elle pas davantage d’un processus d’imitation ?

  Cette question apparemment superficielle me parait suffisamment importante pour créer un fil que je pourrais appeler « langue comparée ». Nous parlons souvent ici de grec et de latin. Mais qu’en est-il des autres langues vivantes. ? Anglais, allemand, espagnol, russe, portugais, etc.

Les études littéraires, d’une manière générale, me paraissent s’appauvrir sans littérature ou vocabulaire comparés.

Je serais heureuse d’avoir quelques réponses.    

Veux-tu dire la "parler" ou la "comprendre" ?

Ta question est hyper intéressante. Mais la problématique va être de savoir où mettre la "frontière" entre "intellectuel" et "physique"(typiquement différence entre wissen/können).

Il y a en chinois de telles nuances d’accentuations que je dirais que ça relève vraiment du "physique" (même si on connaît toute la théorie qu’il y a derrière)… De même, en danois, il y a ce fameux "coup de glotte" très spécifique.

@dudule : en chinois, les accents toniques me semblent relever de la gymnastique ORL ! Donc, physique… 😂

L’apprentissage de la langue mobilise, il me semble, des aires et des capacités très variées de notre cerveau. Je ne sais pas si la distinction intellectuelle/physique est effective ici.

Hello, dudule, et merci de ta réponse.

Parler = comprendre, lire, écrire, parler, tout quoi, dans ce cas de figure.

Eh bien, pour la langue allemande, beaucoup moins nuancée que la nôtre, c’est clair . Pas de problématique. 😀

La nuance (un peu lourde) vient peut-être de la syntaxe. Pourquoi les grands philosophes sont-ils allemands (et pas italiens?).Tu sais pourquoi ? Moi, oui.

J’ignore le danois et le chinois. Je suppose que le danois a un rapport avec le germanique.

Mais :

Français = littérature

Anglais = commerce

Allemand = philosophie

Italien = musique. .

@Lucid_Lynx qui écrit :

"L’apprentissage de la langue mobilise, il me semble, des aires et des capacités très variées de notre cerveau. Je ne sais pas si la distinction intellectuelle/physique est effective ici."

Eh bien, je m’en réfère au vocabulaire, reflet du vécu, du ressenti, etc.

En anglais, tu as "I can" (physique) et "I may" (autorisation).

En Français, tu diras toujours "Puis-je", d’où ma remarque sur les nuances de la langue française.

En allemand, on peut rajouter "Darf ich ?" dans le sens "Ai-je l’autorisation de ?"

Bref…

Je comprends bien la distinction entre la capacité ou la possiblité physique (can) et morale (may), ou l’équivalent allemand (je suis allemand LV1, tout de même ! 😫 ). En revanche, je voulais dire que dans l’apprentissage d’une langue, je ne suis pas certain que la distinction physique/mentale reste pertinente (elle l’est bien au niveau sémantique, comme tu le démontres). L’apprentissage d’une langue fait appel à tellement de circuits et de capacités… C’est le travail de la neurolinguistique, je crois (?)

Pour la langue comme manifestation épistémologique d’une relation au monde, tout à fait d’accord évidemment.

Ma foi, je n’y connais rien en neurolinguistique. Un truc que je sais : apprendre trois langues, c’est un peu dur. Mais en apprendre dix, beaucoup moins. Car l’apprentissage d’une langue fait effectivement appel aux mêmes "autoroutes neuronales" (j’ignore le terme exact). Les mêmes secteurs du cerveau sont sollicités, et une habitude se crée.

En sens inverse, moins on parle une langue, plus vite on l’oublie. Je suppose que le même schéma se répète : l’autoroute rouillée est envahie de mauvaises herbes…

Un détail, toujours dans l’apprentissage d’une langue étrangère : l’un de mes profs germanistes nous disait que la langue était acquise lorsqu’on rêvait en allemand. Cela m’est arrivé. En revanche, impossible de me souvenir ce que je racontais dans mon rêve : des phrases très compliquées que j’étais incapable de ressortir à l’état de veille. Magie de l’inconscient. Notre cerveau est un sacré ordinateur !😉

Il y a tout de même des familles de langues (latines/romanes, germaniques,…) qui peuvent faciliter l’apprentissage. Mes heures de latin à l’université m’ont servi plus tard pour apprendre l’espagnol. L’allemand, que je ne parle pas malgré mes cours du secondaire, m’a permis de comprendre la notion de déclinaison, de cas, etc. ce qui fut très utile pour le latin et l’ancien français à l’université et au concours. Ma connaissance du serbo-croate, héritée de mon enfance, ne m’a servi… à rien (sauf pour le cyrillique, ce qui est purement formel).

Je suis un touche-à-tout : je baragouine plusieurs langues (il parait que c’est de famille), je parviens à me débrouiller pour le quotidien, mais je n’en maîtrise réellement aucune, à l’exception du français (mais maîtrise-t-on réellement le français un jour ?). Le français est pourtant, objectivement, ma seconde langue. Il faut croire qu’elle m’a dignement accueilli puisque j’en suis aujourd’hui un ambassadeur, avec la galaxie de richesses littéraires qu’elle laisse, souvent inconsciemment ou même contre son gré, dans son sillage…

@fandixhuit Alors, j’ai déjà rêvé en allemand. Ce n’était pas joli joli, ni ce que je disais, ni le scénario. Il était question de la maison de Hohenzollern (ça s’écrit comme ça ?) et de château fermé à clé dans lequel j’avais oublié mon cheval. Et tout le monde était roux. C’est dire le traumatisme. Au passage, tu sais bien que der Traum, c’est… le rêve !

@Lucid_Lynx : oui, ça s’écrit ainsi ! Un rêve à décrypter absolument ! 😂"Le château de Hohenzollern est toujours une propriété privée. Les deux-tiers du château appartiennent à la lignée de Brandebourg-Prusse des Hohenzollern, tandis qu’un tiers est propriété de la ligne souabe de la famille."[upl-image-preview url=https://www.zupimages.net//up/23/02/7rbx.jpg]