La sociopragmatique

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à vous. Svp j’aimerais avoir des explications autour de cette citation de Mainguenau Dominique en rapport avec l’œuvre littéraire

" La situation dans laquelle s’énonce l’œuvre littéraire se trouve aussi bien en aval de l’œuvre qu’en amont puisqu’elle doit être validée par l’énoncé même qu’elle permet de déployer"

@dodo91 Bonjour,L’œuvre littéraire est une tentative de communication. Elle utilise en amont une langue et une culture dans lesquelles elle puise ses éléments de sens. Mais elle doit être en aval lue et correctement perçue ou comprise par le groupe auquel elle est destinée, elle contribue aussi à conforter les usages linguistiques et les significations (ou à les faire évoluer s’ils sont acceptés et repris par le groupe).

@Jean-Luc Puisqu’il s’agit de démontrer cette pensée dans une œuvre littéraire, il va falloir étudie l’énoncé du texte, son contexte et la réception de celle-ci dans la société ?Puisqu’à la suite de cette citation, Maingienau nous parle de la scénographie qui met en relief l’énonciateur, le co-enonciateur et la chronologie.

Parlant de cette sociopragmatique, il nous été dit que le texte littéraire suit la trajectoire de l’auteur ( dont ses dispositions, sa position, et ses prises de position)

@dodo91 Je ne suis pas familier de ces nouvelles théories dans la critique moderne.Le lien qui suit explique en partie le chemin de la sociopragmatique en linguistique. https://saudijournals.com/media/articles/SIJLL_46_179-182.pdfDe ce que je crois avoir compris, l’auteur est une voix sociale particulière en ce qu’il régente un ensemble d’autres voix sociales, il joue un rôle de chef d’orchestre.Ainsi, les voix sociétales, en unissant des sphères pragmatiques, construisent des objets discursifs qui signifient, voire re-signifient, les pratiques linguistiques des acteurs sociaux. Pour cette raison, Bezerra soutient que “ces voix et consciences ne sont pas des objets du discours de l’auteur, elles sont des sujets de ses propres discours” (BEZERRA, 2014, p.195). Par conséquent, les voix ne sont pas des objets finis qui appartiennent à l’acteur social, mais plutôt des instruments en constante transformation, qui sémiote les comportements, les idéologies et les perceptions sociales. […]Dans la même veine, Bezerra contribue à cette discussion en déclarant que ce qui caractérise la polyphonie, c’est la position de l’auteur comme chef d’orchestre du grand chœur des voix qui participent au processus dialogique. Mais ce chef d’orchestre est doté d’un activisme particulier, il gouverne les voix qu’il crée ou recrée, mais il les laisse se manifester avec autonomie et révéler en l’homme un autre « moi pour soi » infini et sans fin (BEZERRA, 2014, p. 194).On pourrait par exemple reformuler sommairement le propos en écrivant "l’auteur suit-il la mode ou la crée-t-il, la révèle-t-il ?"Les trois cercles (selon la théorie mathématique des ensembles) constitutifs de la voix sociale (dont celle de l’auteur) peuvent donner des axes de recherche.Le sujet me semble quand même limité dans la mesure où il ne s’interroge pas sur le statut particulier de l’œuvre littéraire, mais se borne à affirmer qu’elle est d’abord une voix sociale comme les autres.