La beauté ne sera jamais une production naturelle…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,

J’ai une dissertation à faire et je suis perdue dans l’analyse du sujet et par conséquent la construction du plan. Voici le sujet : Dans une conférence sur L’évolution du théâtre (1904), André Gide disait : « La beauté ne sera jamais une production naturelle, elle ne s’obtient que par une artificielle contrainte. »

Vous commenterez et discuterez cette prise de position en appuyant votre réflexion sur des exemples littéraires précis, tirés d’œuvres de genres variés.

Pouvez-vous me donner des conseils, des pistes……

Je trouve ce sujet très difficile. En quelle classe est-il soumis ?

La question porte sur la beauté. Il faut donc recenser ces beautés artificielles (construites par l’homme) - c’est la thèse -, et des beautés naturelles (obtenues sans « contraintes ») - c’est l’antithèse.

En fonction du niveau de la classe, on pourra peut-être trouver quelques œuvres littéraires (romans, essais, théâtre, journaux, philo…) qui traitent de la beauté et viendront à l’appui des deux thèses.

Est-ce que la question porte sur la beauté ? Ou sur la beauté du théatre ? Simple question.

C’est difficile car c’est une citation sortie de tout contexte.

@Riky Bonjour,Ces pages pourraient t’indiquer des pistes https://www.etudes-litteraires.com/esthetique/dissertation-art-natureattention cependant à ne retenir que ce qui correspond à ton sujet.Ton cheminement pourrait être le suivant::l’art (la littérature) est une imitation de la naturemais la nature est informe, elle doit être simplifiée amplifiée, interprétée.l’écrivain doit donc trouver des équivalents verbaux pour partager sa vision du monde. Regarde la Préface de Pierre et Jean pour le romanLe réaliste, s’il est un artiste, cherchera, non pas à nous montrer la photographie banale de la vie, mais à nous en donner la vision plus complète, plus saisissante, plus probante que la réalité même.Raconter tout serait impossible, car il faudrait alors un volume au moins par journée, pour énumérer les multitudes d’incidents insignifiants qui emplissent notre existence.Un choix s’impose donc, ce qui est une première atteinte à la théorie de toute la vérité.La vie, en outre, est composée des choses les plus différentes, les plus imprévues, les plus contraires, les plus disparates ; elle est brutale, sans suite, sans chaîne, pleine de catastrophes inexplicables, illogiques et contradictoires qui doivent être classées au chapitre faits divers.Voilà pourquoi l’artiste, ayant choisi son thème, ne prendra dans cette vie encombrée de hasards et de futilités que les détails caractéristiques utiles à son sujet, et il rejettera tout le reste, tout l’à-côté.Un exemple entre mille :Le nombre des gens qui meurent chaque jour par accident est considérable sur la terre. Mais pouvons nous faire tomber une tuile sur la tête d’un personnage principal, ou le jeter sous les roues d’une voiture, au milieu d’un récit, sous prétexte qu’il faut faire la part de l’accident ?La vie encore laisse tout au même plan, précipite les faits ou les traîne indéfiniment. L’art, au contraire, consiste à user de précautions et de préparations, à ménager des transitions savantes et dissimulées, à mettre en pleine lumière, par la seule adresse de la composition, les événements essentiels et à donner à tous les autres le degré de relief qui leur convient, suivant leur importance, pour produire la sensation profonde de la vérité spéciale qu’on veut montrer.Faire vrai consiste donc à donner l’illusion complète du vrai, suivant la logique ordinaire des faits, et non à les transcrire servilement dans le pêle-mêle de leur succession.Pour la poésie, regarde en quoi la versification peut apporter une force supplémentaire au propos.Pour le théâtre, tu pourrais examiner le bien-fondé de la règles des trois unités et du respect de la bienséance.Dans chaque cas, la contrainte peut être vécue comme insupportable (d’où des tentatives de libération) ou comme un raffinement (recherche de perfection dans les détails) de l’expression. D’une manière générale, si l’on s’intéresse aux manuscrits des grands auteurs, on constate des ratures, des corrections, des réécritures partielles ou totales. Le grand écrivain peaufine le premier jet, polit inlassablement comme Baudelaire, "gueule" comme Flaubert…