Bonsoir, j’aurais besoin d’aide pour ce sonnet de Ronsard, en quoi la représentation de la femme aimée est-elle paradoxale dans ce sonnet ? Bien à vous.
Mon Dieu, mon Dieu, que ma maîtresse est belle !
Soit que j’admire ou ses yeux, mes seigneurs,
Ou de son front les doux-graves honneurs
Ou l’Orient de sa lèvre jumelle.
Mon Dieu, mon Dieu, que ma dame est cruelle !
Soit qu’un rapport rengrège mes douleurs
Soit qu’un dépit pérennise mes pleurs,
Soit qu’un refus mes plaïes renouvelle.
Ainsi le miel de sa douce beauté
Nourrit mon cœur : ainsi sa cruauté
D’aluine amère enamère ma vie.
Ainsi repu d’un si divers repas,
Ores je vis, ores je ne vis pas,
Egal au sort des frères d’Obalie



