Bonjour,Je suis en deuxième année de licence Lettres Modernes et j’ai besoin d’aide pour un sujet en littérature française:Selon Dominique Combe, (Poésie ; Une saison en enfer ; Illuminations d’Arthur Rimbaud, Paris, Gallimard, Foliothèque, 2004), « Rimbaud […] témoigne […] d’une tendance prononcée à dramatiser, à théâtraliser ses « fictions » poétiques. » En vous appuyant sur votre lecture du corpus rimbaldien, vous vous interrogerez sur la pertinence de ce propos.En fait, je suis d’abord bloquée pour trouver une problématique. J’en ai trouvé une mais je la trouve un peu redondante : De quelles manières Rimbaud dramatise et théâtralise ses « fictions » poétiques ? Je n’arrive pas a trouver une problématique qui ne reformule pas la citation donnée..Pour le plan, je ne sais pas si je dois faire un plan qui est censé confirmer le propos de Dominique Combe et ensuite le contredire ? Ou bien faire un plan qui expliquerait de quel manière on peut trouver cette tendance de dramatisation, théâtralisation, … du genre I/ Dramatisation II/ théâtralisation … ?Si vous pouvez m’éclairez sur la méthodologie de la dissertation qui traite une citation s’il vous plaît, je suis perdue.. J’ai trouvé beaucoup d’éléments pour travailler sur ce sujet mais je ne sais pas comment traiter ma ligne directrice.Merci beaucoup !
Rimbaud témoigne d’une tendance prononcée à dramatiser, à théâtraliser ses "fictions" poétiques
5 réponses
@Merry15
La consigne est claire : "En vous appuyant sur votre lecture du corpus rimbaldien, vous vous interrogerez sur la pertinence de ce propos." Le plan résultant doit donc être dialectique.
Du type
1 Cette affirmation est plutôt vraie ou plutôt fausse ou exagérée
2 bien que parfois…
3 dépassement, le plus difficile à élaborer
Pour la problématique, il faut d’abord définir précisément le sens des mots "dramatiser" et "théâtraliser".
Dramatiser peut signifier
https://www.cnrtl.fr/definition/dramatiserdonner lieu à un récit, une action, une intrigue ou amplifier
théâtraliser
https://www.cnrtl.fr/definition/th%C3%A9%C3%A2traliserles deux sens de dramatiser peuvent conduire à théâtraliser.
Ce qui me frappe dans la citation est son aspect inhabituel : on a rarement entendu définir la poésie rimbaldienne par référence au théâtre. Cette caractérisation de la poésie par un autre genre est surprenante.
Je vous remercie pour votre réponse, je comprends mieux ce qu’on attend de moi ! Merci :)
Bonjour,Cela fais trois jours que je suis une dissertation à rendre à la rentrée et je suis complètement bloquée. J’ai déjà demandé de l’aide récemment pour le même sujet et j’aimerais avoir vos avis sur les problématiques que j’ai trouvées.Je vous cite mon sujet: Selon Dominique Combe, (Poésie ; Une saison en enfer ; Illuminations d’Arthur Rimbaud, Paris, Gallimard, Foliothèque, 2004), « Rimbaud […] témoigne […] d’une tendance prononcée à dramatiser, à théâtraliser ses « fictions » poétiques. »En vous appuyant sur votre lecture du corpus rimbaldien, vous vous interrogerez sur la pertinence de ce propos.Mes problématiques:1) Nous nous demanderons si les ‘fictions’ poétique, ainsi nommée par Dominique Combe, sont-elles essentiellement dramatisées et théâtralisées au sein de l’œuvre Poésie ; Une saison en enfer ; Illuminations d’Arthur Rimbaud ? 2) Nous nous demanderons en quoi Rimbaud ne se limite t’il pas au genre de la dramatisation et de la théâtralisation au sein de ses "fictions" poétiques.3) Nous nous demanderons en quoi le propos de Dominique Combe va à l’encontre de la multiplicité des genres utilisé par Rimbaud au sein de l’œuvre Poésie ; Une saison en enfer ; Illuminations d’Arthur Rimbaud ?J’aimerais beaucoup recevoir des pistes pour ma problématique, je suis vraiment coincée.Merci à vous.
Veillez à revoir la syntaxe de l’interrogation : on se demande si les fictions poétiques sont… (indirecte) / on posera la question suivante : les fictions poétiques sont-elles… ? (directe)
La première problématique ne peut pas en être une, puisqu’elle se borne à reprendre la citation sans, précisément, l’avoir "problématisée", c’est-à-dire montré ce qui pose problème.
La deuxième non plus, puisqu’elle n’est qu’une variation autour de la première.
La troisième serait recevable à condition d’être reformulée ("aller à l’encontre de la multiplicité des genres utilisé (sic, manque un e, "multiplicité" étant féminin) est une formule trop embarrassée) et justifiée en amont ; c’est du moins celle qui ressemble le plus à ce qui est attendu.
Ce qui suit est à modérer par ceci que je n’ai aucune idée du contenu de votre cours et que je ne suis pas compétent en la matière, mais on pourrait, brièvement et dans le désordre, remarquer que :
Le terme de "fiction" est à interroger, bien sûr, et même de façon intrarimbaldienne : dans quelle mesure le terme de "fiction", pour éventuellement convenir à certains poèmes d’avant 72, convient-il bien mieux à ceux qui composent les deux recueils que sont Une Saison en enfer et Illuminations ? Qu’est-ce qui, dans l’espace du recueil, unifie les différentes "fictions", c’est-à-dire quel est le principe d’ordre que Rimbaud ne met pas en scène pour les Cahiers, par exemple ? Cela ne saurait constituer l’objet d’une partie, mais doit apparaître à un moment ou un autre. Bref, il s’agit de s’interroger sur la forme signifiante : autofictions ? fictions réellement "théâtrales", et si oui échappe-t-on au pur soliloque ? que je soit un autre suffit-il à ce que plusieurs voix différentes se fassent entendre ?
Par syllepse, dramatiser peut sans doute vous fournir l’intitulé de deux de vos parties (I et III, ou II et III) : théâtraliser, d’accord, mais la gravité est à prendre en compte : théâtraliser, n’est-ce pas dramatiser (et on cherchera à creuser la notion d’intensité poétique), et n’est-ce pas derechef dramatiser au carré, c’est-à-dire allier la gravité de la prose à l’élan poétique pour fonder des fictions dont la célérité (fiat lux, lux fit : voir Aube, ou une autre pièce dont le nom m’échappe qui se termine par la mention d’un rayon blanc qui anéantit "cette comédie") est la caractéristique essentielle ? Une citation, au dos d’une édition, nous apprend que Mallarmé qualifiait Rimbaud ainsi : "ce passant considérable".
Une tendance, ce n’est pas (forcément) le résultat d’un choix conscient.
Enfin, on pourra se demander quelle tonalité domine.



