Molière, L’École des femmes, acte I, scène 2

Entraide scolaire

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous

J’ai à étudier un enchaînement de répliques sur une pièce de théâtre de Molière.

Mais voilà… je ne sais pas ce que l’on me demande vraiment. Est-ce comme une étude linéaire ? Si ce n’est pas le cas, pourriez-vous m’aider à y voir un peu plus clair ? Le cours ne l’étant pas, il est difficile de travailler sur cette question.

Merci à vous :-)

Bonsoir.

Et de quel enchaînement de répliques s’agit-il précisément ? Dans quelle pièce ?

Bonjour Jehan

C’est l’école des femmes de Molière de l’acte 1 scène 2 :

ALAIN, GEORGETTE, ARNOLPHE.

ALAIN

Qui heurte ?

ARNOLPHE

Ouvrez. On aura, que je pense,

Grande joie à me voir, après dix jours d’absence.

ALAIN

Qui va là ?

ARNOLPHE

Moi.

ALAIN

Georgette ?

GEORGETTE

Hé bien ?

ALAIN

Ouvre là-bas.

GEORGETTE

Vas-y, toi.

ALAIN

Vas-y, toi.

GEORGETTE

Ma foi, je n’irai pas.

ALAIN

Je n’irai pas aussi.

ARNOLPHE

Belle cérémonie,

Pour me laisser dehors. Holà ho je vous prie.

GEORGETTE

Qui frappe ?

ARNOLPHE

Votre maître.

GEORGETTE

Alain ?

ALAIN

Quoi ?

GEORGETTE

C’est Monsieur,

Ouvre vite.

ALAIN

Ouvre, toi.

GEORGETTE

Je souffle notre feu.

ALAIN

J’empêche, peur du chat, que mon moineau ne sorte.

@soso587 Cette étude est, je pense, une analyse littéraire qui tienne compte des particularités du langage théâtral.Quelques rappels basiques :Un texte de théâtre est composé de trois types d’énoncés qu’on peut distinguer typographiquement :• Le texte en caractères d’imprimerie traditionnels correspond aux paroles des personnages• Le texte en capitales indique le nom des personnages en scène et notamment celui de celui qui prend la parole.• Le texte en italique apporte des informations spatiotemporelles, c’est-à-dire relatives au lieu et au moment de l’action, mais aussi sur les gestes, les intonations, les costumes même des personnages.Ces deux derniers types d’énoncés sont fréquemment regroupés sous le terme d’indications scéniques ou didascalies et sont particulièrement utiles aux comédiens et au metteur en scène.Le texte de théâtre est un discours qui obéit à un système d’énonciation particulier. En effet, l’énoncé théâtral a la particularité de :• mettre en parallèle deux émetteurs : les personnages qui parlent et le dramaturge, auteur de la pièce, qui, au travers des didascalies, organise et règle son œuvre.• s’adresser à trois récepteurs : les personnages auxquels d’autres s’adressent, le metteur en scène et les comédiens qui interprètent les intentions de l’auteur et, enfin, les spectateurs, destinataires essentiels des informations échangées sur scène.On parle au théâtre de double énonciation.Pour étudier la parole théâtrale, il convient d’isoler et de définir des éléments spécifiques.• La réplique, qui correspond aux paroles qu’un personnage adresse à un ou plusieurs autres dans la pièce.• Le dialogue, qui désigne une conversation entre deux ou plusieurs personnages et qui permet bien souvent de caractériser la nature des relations.• Le monologue, discours dans lequel un personnage, seul en scène, s’exprime et informe le public de ses sentiments. Le monologue est une convention indispensable au bon fonctionnement et à la compréhension de la pièce. On le trouve essentiellement dans le théâtre classique et romantique.• L’aparté (de l’italien a parte, à part) est un discours bref qu’un personnage s’adresse à lui-même, à l’insu des autres personnages présents sur scène. L’aparté figure le décalage entre ce qui est dit et ce qui est pensé par un personnage, et rend, par conséquent, le public complice.• La tirade est une longue réplique, savamment construite et organisée, mêlant, dans des phrases complexes, arguments et interrogations.• Le récit, rare au théâtre, désigne le discours d’un personnage racontant un événement produit dans le passé ou hors la scène. Il concerne, bien souvent, ce qui était jugé obscène pour des raisons de convenance (duels, adultères…) ou ce qui était techniquement difficilement réalisable (batailles…).• La stichomythie est un enchaînement rapide de répliques brèves, souvent de grande intensité, qui rythme l’action. Elle simule un duel verbal et peut aller du registre comique au registre tragique.• La sentence est une formule généralisante qui, du fait de son universalité, se détache du discours.• Le quiproquo (du latin quid pro quod, quelque chose pour quelque chose d’autre) se fonde sur un malentendu, une méprise, qui fait prendre un personnage, un objet, une parole, pour un autre. Il est fréquemment à l’origine de situations comiques.Note d’abord que les répliques ont des fonctions précises :révéler les caractères, l’origine sociale, culturelle…faire avancer l’intrigue,servir un ou plusieurs registres,leur forme est révélatrice : par ex. opposition entre la brièveté des valets et "l’emphase" du maître", les reprises, les oppositions…les jeux de communication dans un trio : aller retour, exclusion…le tout au service d’un projet, ici à l’évidence comique.

Merci Jean-Luc :-)

Toujours fidèle au poste ;-)

Je vais prendre note de tes remarques et commencer à y travailler. Je reviendrai pour vous donner mes premiers travaux afin que vous puissiez me donner vos avis si vous le voulez bien :-)

Bonne soirée