Bonjour,
j’aimerai savoir si quelqu’un avait une analyse sur le poème ’une larme ’de Lamartine.
problématique du poème,le plan forme du poème.
Merci de votre aide
10 réponses
Bonjour,
j’aimerai savoir si quelqu’un avait une analyse sur le poème ’une larme ’de Lamartine.
problématique du poème,le plan forme du poème.
Merci de votre aide
Bonjour,
L’as-tu lu et quelle est ta vision de la chose ?
Bonjour,
Voilà déjà le texte.
UNE LARME OU CONSOLATION
Tombez, larmes silencieuses,
Sur une terre sans pitié ;
Non plus entre des mains pieuses,
Ni sur le sein de l’amitié !
Tombez comme une aride pluie
Qui rejaillit sur le rocher,
Que nul rayon du ciel n’essuie,
Que nul souffle ne vient sécher.
Qu’importe à ces hommes mes frères
Le cœur brisé d’un malheureux ?
Trop au-dessus de mes misères,
Mon infortune est si loin d’eux !
Jamais sans doute aucunes larmes
N’obscurciront pour eux le ciel ;
Leur avenir n’a point d’alarmes,
Leur coupe n’aura point de fiel.
Jamais cette foule frivole,
Qui passe en riant devant moi,
N’aura besoin qu’une parole
Lui dise : « Je pleure avec toi ! »
Eh bien ! ne cherchons plus sans cesse
La vaine pitié des humains ;
Nourrissons-nous de ma tristesse,
Et cachons mon front dans mes mains.
À l’heure où l’âme solitaire
S’enveloppe d’un crêpe noir,
Et n’attend plus rien de la terre,
Veuve de son dernier espoir ;
Lorsque l’amitié qui, l’oublie,
Se détourne de son chemin,
Que son dernier bâton, qui plie,
Se brise, et déchire sa main ;
Quand l’homme faible, et qui redoute
La contagion du malheur,
Nous laisse seul sur notre route,
Face à face avec la douleur ;
Quand l’avenir n’a plus de charmes
Qui fassent désirer demain,
Et que l’amertume des larmes
Est le seul goût de notre pain ;
C’est alors que ta voix s’élève
Dans le silence de mon cœur,
Et que ta main, mon Dieu, soulève
Le poids glacé de ma douleur.
On sent que ta tendre parole
À d’autres ne peut se mêler,
Seigneur ! et qu’elle ne console
Que ceux qu’on n’a pu consoler.
Ton bras céleste nous attire
Comme un ami contre son cœur ;
Le monde, qui nous voit sourire,
Se dit : « D’où leur vient ce bonheur ? »
Et l’âme se fond en prière
Et s’entretient avec les cieux,
Et les larmes de la paupière
Sèchent d’elles-même à nos yeux,
Comme un rayon d’hiver essuie,
Sur la branche ou sur le rocher,
La dernière goutte de pluie
Qu’aucune ombre n’a pu sécher.
Nous attendons tes premières réactions et nous continuerons alors à t’aider.
j’ai compris le poème, il oppose la terre sans pitié qui le laisse inconsolable à la voix divine qui le console,
Le poème est écrit en quatrain , il y a des anaphores ,,,,ça j’ai compris
L’intro c’est bon j’ai compris,la problématique, je pense aussi, après où j’ai le plus de mal c’est pour la mise en forme du plan
@vivisympa
Les lignes de force qui pourraient te permettre de bâtir ton plan :
Une souffrance très romantique :
un poète seulune souffrance intime qui tue, un poème élégiaque, le culte de la douleurune nature tantôt indifférente, tantôt complice, elle peut révéler la divinitéla consolation religieusela tentative de passer du moi au nous, une réflexion sur la condition humaineBonjour,Merci.la problématique du poème doit être une question.Puis -je noter: comment Lamartine oppose t-il la terre sans pitié qui le fait souffrir à la voix divine qui le console?Après, j’annonce comme plan. La souffrance très romantique avec une sous partie (le poète seul, la souffrance qui tue…). la consolation religieuse avec une sous partie(la nature qui peut révéler la divinité…)Et pour la conclusion, je fais le bilan du plan .Est-ce que cela peut être correctMerci pour votre aide.
@vivisympa
Ta problématique est trop restrictive.
Quelques suggestions :
En quoi ce poème révèle-t-il une sensibilité romantique ?
Quelle coloration romantique apparaît dans cette élégie ?
Si tu choisis la 1re proposition, tu aurais ensuite un plan
1 la souffrance de l’élu (le poète est un être à part par son extrême sensibilité)
2 la solitude de l’élu (sa sensibilité l’isole irrémédiablement)
3 la consolation religieuse (ou mystique) de l’élu (son génie sait lire la présence divine, il n’est pas matérialiste, son regard n’est pas borné)
Pour la 2e proposition, tu aurais
1 un poème élégiaque
2 la revendication d’une différence
et pour la conclusion, je fais un bilan du plan et je peux émettre une question comme: la réflexion sur la condition humaine.
Quand on parle de la forme du poème, je relève tous les champs lexicaux, figures de style, forme du poème, métrique, vers….
Faut-il mettre l’analyse de la forme du poème dans le plan?
Merci beaucoup pour votre aide
@vivisympa
Pour la conclusion, essentiellement un condensé de ton analyse (en respectant les parties). Éventuellement un élargissement (ce n’est pas obligatoire). Si tu en choisis un, il ne doit pas être trop général : par ex. d’autres poètes qui ont traité du même sujet, je te suggère Vigny avec "La maison du berger" ou Hugo avec "La tristesse d’Olympio".
Quant à la forme, elle doit venir appuyer tes remarques de fond. Tu repères les figures de style ou la musicalité ou les rimes sémantiques qui renforcent l’expression.
Par ex. deux strophes commencent par un "Jamais", la répétition (presque anaphorique) donne un caractère définitif au propos.
Tu peux, dans la 1re strophe, relever la rime sémantique "pitié" / "amitié". La fin du vers est un endroit idéal pour mettre en valeur un réseau de sens.
Un exemple de musicalité expressive : "Et que l’amertume des larmes" l’allitération rend sensible phoniquement le goût désagréable des pleurs.
À toi de jouer !
Merci beaucoup.
J’ai bien compris.
Bonne soirée