Il n’y a aucune obligation à poursuivre en doctorat son sujet de master. Cela dit, peut-être certains départements, UFR, etc. d’Histoire imposent-ils leurs propres règles…
Il est certain qu’il sera plus facile de réaliser un doctorat à propos d’un sujet auparavant défriché en Master. Une lassitude peut aussi apparaitre (2 ans + 3 ou 4 ans sur le même sujet, outch !). D’autant que les sujets de thèse en Histoire sont bien souvent très spécifiques et la transversalité y est encore fort rare.
Préparer l’agrég en même temps qu’un doctorat, oui c’est très lourd. Il est possible de préparer l’agrég en bossant de temps en temps à son projet de thèse et en voyant cette année comme une sorte de propédeutique "bonus" au doctorat, en planifiant déjà de prendre son temps, quitte à consacrer 4 ans au doctorat. Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’une fois l’agrég obtenue (et sous réserve que vous la passiez pour gagner votre vie), l’année de stage qui s’ensuivra représentera aussi une importante charge de travail. Le projet de thèse risque encore de s’en trouver retardé.
La solution serait, en cas d’admission à l’agrég, de demander un report de stage (= stage de titularisation) en raison du doctorat (raison valable et officiellement reconnue par l’EN). Cela bien sûr si vous n’avez pas besoin de gagner votre vie tout de suite et que vous pouvez encore financer votre doctorat.
Une autre configuration reste possible :
Achever son Master, si possible avec les honneurs (c’est votre cas, félicitations)Préparer et être à admis à l’Agrégation (ou au CAPES, au choix)Faire son année de stage en établissement afin d’être définitivement titularisé(e)Exercer en tant que néo-titulaire 1 ou 2 an(s)Profiter de ces 2 à 3 années d’exercice pour : a). mettre un peu de sous de côté (si possible !) ; b). garder un pied dans le monde de la recherche en publiant des articles, en restant en contact avec le futur directeur de recherche, etc. ; c). se frotter un peu au réelUne fois installé dans la fonction et plus à l’aise dans l’exercice de l’enseignement (l’expérience aidant), reconsidérer la perspective du doctorat.Réaliser le doctorat, armé d’une maturité nouvelle, en parallèle aux fonctions d’enseignement ou en se plaçant en disponibilité (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F36292/0_0_0_6?idFicheParent=F544#0_0_0_6D’autres possibilités d’aménagement existent : mi-temps annualisé,…
En somme, tout dépend de vos besoins, de votre autonomie financière et de la façon dont vous voyez les choses. Aucune solution n’est meilleure que les autres, tout est affaire de circonstances personnelles.