Un personnage de roman est simplifié et construit. Dans la vie réelle, les êtres vivants sont des én
48 réponses · Page 2 / 3
bonjour à tous !
Moi aussi j'ai le meme sujet (avec le texte des Misérables sur les Thénardier), et, malgré toutes les indications déjà postées, j'avoue que je galère…
En fait, je n'arrive pas à être objective, je suis intimement persuadée qu'un personnage de roman est loin d'être aussi simple que le prétend A. Maurois, mais je n'arrive pas à trouver des arguments pour justifier ce point de vue ! Au contraire, j'en ai trouvé plusieurs pour la thèse opposée, ce qui est très frustrant !
Auriez-vous des idées svp ?
Pour les exemples, je pense à l'Etranger, de Camus, et à presque tous les romans de Dostoïevski… Mais pour les arguments.. je sèche !
Bonjour Flo,
Je pense que tu es gênée parce que tu attribues à "simplifié" un sens péjoratif. Il existe aussi un sens mélioratif qui est connoté par intelligible, artistique.
Prenons un exemple en peinture : Matisse évoque la danse par quelques courbes. Dans son dessin épuré réside la grâce et la joie de la danse. La simplification s'est accompagnée d'une distorsion et d'une concentration pour produire un effet déterminé.
Tu as le même procédé avec les Thénardier, Hugo n'a gardé d'eux que les mauvais côtés. Dans la vie on ne rencontre jamais des coquins absolus. Dans le roman ils constituent le contrepoids de Jean Valjean, contrepoids dramatique (action) et symbolique (la lutte du Mal contre le Bien). Cependant ces exploiteurs semblent être des parents soucieux de fournir le minimum à leurs enfants ; en tout cas, ils ne sont pas si mauvais au point de maltraiter leurs propres enfants.
merci jean-luc, je vais ajouter cet aspect à ma thèse 🙂
d'ailleurs, voilà déjà le début de mon raisonnement, si vous avez des critiques à faire :
• Dans la vie réelle, les êtres sont si différents les uns des autres, par leur caractère, leur histoire etc., qu’il est impossible de les comprendre totalement. Seul ce que l’on sait d’eux permet de les connaître, mais cette connaissance est toujours partielle, limitée par notre incapacité à nous mettre à la place des autres : ce que nous comprenons de l’Autre est toujours ce qui en lui nous ressemble, car ce qui nous est étranger est par nature incompréhensible.
• Le personnage, lui, est un produit de l’imagination de l’auteur, qui lui-même s’inspire de la réalité (ou plutôt de sa vision de la réalité) pour le construire. Par nature, le personnage répond au besoin du roman : il est là pour s’inscrire dans tel scénario, il possède tel caractère et telle histoire. Il est construit parce que d’abord pensé par l’auteur.
• De là résulte également sa simplification : le simple fait de « penser » le personnage constitue une simplification par rapport à la réalité, où notre esprit ne peut englober la totalité d’un être. Si le personnage est construit, il répond à une logique, il est donc compréhensible au moins pour son créateur.
• L’est-il aussi pour le lecteur ? Notre incompréhension des hommes vient de notre ignorance, or, dans le roman, ce que nous savons d’un personnage représente tout ce qu’il est, il n’existe pas en dehors du roman et de la vision que nous en avons. Cette vision est donc globale, ainsi, elle permet la compréhension du personnage dans sa totalité.
par contre, je n'ai toujours rien contre… 😞
Bonsoir Flo,
Meursault, qui est simplifié pour devenir un "étranger", nous devient-il pour autant compréhensible ?
erf…
je suis d'accord avec vous, il reste difficile de le comprendre, meme simplifié, mais ce n'est pas vraiment un argument, plus une impression… je ressent d'ailleurs la meme chose vis à vis de Raskolnikov, mais finalement, on pourrait presque dire que cela ne s'oppose pas à la thèse de Maurois, puisqu'il dit "on peut le comprendre" et non "on le comprend" !
d'autre part, j'ai plusieurs problèmes de définitions, qui ne me sont pas apparus tout de suite :
- qu'entendre par "comprendre" = comprendre le personnage tel que le pensait l'auteur ? = en avoir une idée personnelle, complétée par notre imagination, en plus des infos laissées par l'auteur ?
- quelle est l'importance du mot "dangereuses" ? autant les qualificatifs "simplifié" et "construit" paraissent relativement évident, autant celui-ci parait étrange non ? je ne sais pas comment l'interpreter…
André Maurois a écrit des biographies et des romans. Pour les biographies, il excelle, mais pour le roman, il n'accède pas au niveau qu'il voudrait et s'en rend parfaitement compte. Bernard Quesnay est plus une autobiographie qu'un roman, mais c'est la première œuvre. Avec Climats, il essaye de se lancer dans le roman, mais ce n'est pas une pleine réussite et il s'en rend compte. Il a besoin de reprendre pied dans la réalité, donc dans la biographie, mais il a toujours envie d'écrire un roman. Alors ce sera une biographie romancée (Ariel ou la vie de Shelley). C'est comme un oiseau qui battrait des ailes sans arriver vraiment à s'envoler.
Mais tout cela est tout de même d'une très grande qualité et je recommande vivement la lecture des œuvres d'André Maurois que personne ne lit plus aujourd'hui.
Bonsoir Flo,
Il ne faut pas tourner autour du pot.
La réalité est foisonnante, inorganisée et donc incompréhensible.
Les personnes que nous y croisons nous sont souvent opaques et deviennent "dangereuses" par leur imprévisibilité. Ne pouvant accéder à leur nature profonde, nous sommes surpris de leurs réactions.
L'auteur de roman qui ne peut épuiser la réalité et qui doit conduire une intrigue est amené à choisir et à brosser un caractère (une psychologie) qui puisse être mis au service de cette intrigue, la faire progresser et l'expliquer.
Ainsi le héros romanesque traditionnel devient en principe "compréhensible", c'est-à-dire régi par des lignes de force. De plus le romancier par la focalisation interne lève un coin du voile sur ses personnages.
d'accord merci Jean-Luc pour vos explications 🙂 et merci Putakli pour la bio !
il ne me reste plus qu'à réfléchir pour mettre tout ça en ordre !
Bonjour.
Je vous écrit aujourd' hui car moi aussi j' ai une dissertation sur la citation de André Maurois:" Un personnage de roman est simplifié et construit. On peut le comprendre. Dans le vie réelle, les êtres vivants sont des énigmes dangereuses."
-Question:Vous commentez et discutez cette appréciation en vous fondant sur cet extrait et sur vos lectures.
Pour cette dissertation, j' ai choisi le plan suivant:
I)"Un personnage de roman est simplifié et construit"
A) Personnage simplifié
B) Personnage construit
II) Les limites
A)Le personnage de roman peut être imprévisible.
B) Le nouvelle vision autour du personnage de roman moderne.
J' aimerai savoir si mon plan fonctionne et aussi avoir quelques exemples pour pouvoir enrichir mon argumentation.
Merci de me répondre le plus vite possible. 😀
A mon avis la relation entre la construction, la simplification et l'imprévu, dans le cadre du problème du personnage met le romancier devant une alternative:
ou bien le personnage est connu de l'auteur (il a un ou plusieurs modèles), et il l'imagine dans des situations qu'il n'a jamais rencontrées (c'est le roman picaresque),
ou bien la situation est connue, voire banale et déjà familière au lecteur et l'énigme porte sur la manière dont le personnage va ressentir ce qui s'y passe (c'est le roman psychologique).
Du côté de don Quichotte le lecteur est invité à attendre ce qui va bien pouvoir arriver à celui-là qu'il connaît déjà. Du côté d'Anna Karénine, le lecteur est, au contraire, invité à mieux comprendre ce qui se dans la tête de personnages qu'il a déjà vu paraître extérieurement, et qui vont se trouver successivement dans des situations que les autres ont déjà vécues.
On peut passer d'une attitude à l'autre comme on marche en avançant un pied après l'autre, mais si on a un lecteur en tête, se demande ce qu'il attend maintenant de vous et ne veut pas qu'il vous lâche, il faut régler son pas sur ce qu'on imagine être le sien.
Merci beaucoup de m'avoir répondu, malheureusement il était trop tard… Ce n' est pas grave, je viendrai vois voir plus tôt la prochaine fois. En attendant ta réponse correspond avec la correction de ma prof! Merci encore. Tchao 😉
Bonjour je suis élève de 1ere ES
J'ai une disserattion à faire sur ce même sujet mais mon gros défault est que je ne li pas beaucoup … :s alors pour les exemples je rame …
connaissez vous un roman assez connu qui met "en scène" un filou et une canaille? comme scapin mais dans le genre du roman !
De plus D’après André Maurois les êtres vivants sont des énigmes dangereuses je ne comprend pas tout à fait les limites, faut il que je cite des oeuvres? ou parler des nouvelles ?
Merci de votre aide !!!
Bonsoir Emeline,
Ce que tu cherches existe dans le roman picaresque, par exemple dans la littérature française, Gil Blas de Santillane de Lesage.
Merci beaucoup, je n'avait jamais entendu ce genre c'est pil poil ce qu'il me fallait. 🙂
Merci de votre éponse aussi rapide!
Bonjour c'est encore moi …
je souhaiterais trouver un roman où le protagonniste, est un personnage crée par l'auteur, difficile à comprendre. c'est ma 3me et dernière partie et j'ai vraiment hate qu'elle se finisse !
Merci d'avance de votre aide
Tu pourrais essayer Meursault dans
L'Etranger de Camus ou
Thérèse Desqueyroux de Mauriac
ici.Merci ma dissertation est enfin finie, plus qu'à mettre au propre 😜
Bonjour, j'ai la même dissertation à faire et j'en suis à ma dernière partie d'antithèse où je contredis André Maurois lorsqu'il dit que un être vivant est un énigme dangereuse mais je ne sais pas trop quoi faire dans cette partie. Est-ce que vous-pourriez m'orienter un peu svp?
Merci =) Aucunes réponses ? :/ Bonjour, mon sujet de dissertation est: Un personnage de roman est simplifié et construit. On peut le comprendre.Dans la vie réelle,les êtres vivants sont des énigmes dangereuses.
Discutez cette appréciation en vous fondant.
J'en suis à ma dernière partie d'antithèse où je contredis André Maurois lorsqu'il dit que un être vivant est un énigme dangereuse mais je ne sais pas trop quoi faire dans cette partie. Est-ce que vous-pourriez m'orienter un peu svp?
Merci
Bonsoir
Je planche sur le même sujet, et cherche des arguments pour la partie antithèse.
Je pense bâtir un paragraphe traitant du réalisme et du naturalisme, démontrer que des auteurs tels que Zola ont dépeint des personnages plutôt imprévisibles et criants de réalité (tout comme l'univers dans lequel ils évoluent)
De plus, lors de l'étude de l'Ingénu, lorsqu'il fallait justifer son appartenance au genre du conte (philosophique), l'un des arguments avancés était le fait que ses personnages soient sommaires, voire stéréotypés. Donc cela montre bien que bien que les personnages de roman ne sont pas si simplifiés. Mais je ne suis pas très sûre que ça soit exploitable…
Je remercie d'avance celui ou celle qui voudra bien m'aiguiller
Bonjour, j'ai une dissertation à faire pour demain 😀 sur le thème :
André Maurois écrit « un personnage de roman est simplifié et construit. On peut le comprendre. Dans la vie réelle les personnes sont des énigmes dangereuses »
Expliquez et commentez cette citation en vous basant sur …
Voici le plan
I) Oui, le personnage de roman est simplifié (caractérisé souvent en début de roman)
II) Non, il est complexe (imprévisible …)
III) ?
Merci de m'aider a trouver mon III) qui pourrait peut être porter sur les "énigmes dangereuses" mais je ne trouve pas d'arguments.
Jacquot