La Princesse de Clèves : un roman de la dissimulation ?

Entraide scolaire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à toutes et tous, En surfant sur le net, j’ai vu qu’un sujet tombé à l’étranger au bac de français était "Selon vous, La Princesse de Clèves est il un roman de la dissimulation ?" et je me suis dit : rien de mieux qu’un entrainement sur un sujet sorti pour se préparer à l’épreuve qui arrive à grands pas :-).1) Plan dialectique : Oui, nuance, dépassement2) Dissimulation fait penser à feinte, à cacher…Mais très sincèrement, j’ai beaucoup plus d’idées pour le "oui" que pour la nuance, dans ce roman où la dissimulation est omniprésente.Dissimuler ses sentiments : la princesse de ClèvesThéatrum Mundi à la CourIntrigues secondaires : Mme de Tournon ment, le vidame cache sa relation à Mme de Valentinois…Idéal de l’honnête homme : cacher ses sentiments, être mesuré en toutes circonstancesJ’ai pensé pour la nuance à "Mais, malgré leur volonté, les personnages ne parviennent pas à tout dissimuler" (j’ai peur que ce ne soit pas la partie attendue, une sorte de hors sujet)Dissimulation ? La vérité éclate toujours (les aveux précipitent l’action, les personnages comprennent ce qu’on veut leur cacher)La passion empêche cette dissimulation : elle corrompt même la princesse, idéal de vertu, qui laisse à plusieurs reprises paraitre ses émotionsPour le grand 3 en revanche, je n’ai aucune idée. Peut-être s’orienter vers la piste de héros tragiques : l’échec de la dissimulation des sentiments de la princesse précipite la mort de sa mère et de son mari et la condamne à une vie solitaire ?J’ai bien conscience qu’il n’y a pas de problématique mais au vu du sujet, je me suis dit qu’il suffisait de reprendre le sujet dans la mesure où la phrase est déjà sous la forme d’une question "explicite".Si certains pouvaient m’aider à bâtir un plan plus solide, et éventuellement me proposer des pistes pour le dépassement, ce serait vraiment gentil de votre part. Merci de m’avoir lu et très bonne soirée à vous.

Bonsoir,

Les idées émises me paraissent justes.

Toutefois il manque un pan essentiel : la jeune princesse est taraudée par le désir d’avouer, de révéler son secret. C’est un des moteurs essentiels du roman. Mais toute vérité n’est pas bonne à dire… Valait-il mieux continuer à dissimuler ?

Cette tension entre le divertissement pascalien de la cour et les exigences de la morale janséniste font progresser l’intrigue. Elle contribue puissamment aux registres pathétique et tragique.

Si tu ne peux traiter le sujet par un plan dialectique, tu peux essayer un plan analytique qui répondrait à la problématique : en quoi la dissimulation est-elle nécessaire à l’étude psychologique et sociologique ?

1 - photo de la dissimulation : recherchée ou subie

2 - les causes de ce jeu des apparences

3 - la romancière (et son scalpel) qui distille pathétique et tragique

Bonjour, pour rester proche de tes propositions et te montrer que ta réflexion pertinente peut conduire à un plan, je te propose :

La cour, un univers de dissimulation (avec les premières idées que tu as énumérées)

Mais cette dissimulation n’est qu’illusion : la vérité éclate toujours

La princesse ou le refus de la dissimulation (dilemme entre sa morale, ses valeurs, son éducation et la vie à la cour = le moteur du roman)

 Ce plan est proposé en corrigé sur Site Magister :

Un roman de l’artifice et de la dissimulation

1- La cour des Valois ou le règne de la duplicité

2-Le duc de Nemours et le prince de Clèves, ni tout à fait innocents, ni tout à fait coupables

3-La princesse de Clèves, contrainte à cultiver le secret

Lorsque les masques tombent ou le roman du dévoilement progressif

1-Confiance en autrui et transparence du langage

2-Un langage non verbal révélateur des secrets

3-Le choix de l’introspection au nom de la lucidité

Une quête héroïque de la vérité

1-Quitter l’univers factice de la cour pour échapper à la dissimulation et se recentrer sur soi

2-Une héroïne de la sincérité qui refuse peu à peu de jouer la comédie

3-Le choix du sacrifice au nom du refus de la dissimulation  

Bonjour Ammy,

Ce plan est excellent, mais je ferai trois observations :

il est un peu compliqué pour des lycéens dans son II,je ne vois pas en quoi le prince de Clèves serait dissimulateur (I2),II 3 et III 1 me semblent redondants.

Merci à vous deux pour vos réponses très rapides et très pertinentes.

Je prends note de tous vos conseils, et vérifierai la prochaine fois à deux fois que le corrigé n’ai pas été publié :-).

Je n’avais pas du tout pensé au plan analytique (honnêtement survolé en cours) mais c’est vrai qu’il paraît assez judicieux ici.

Et Ammy, après plusieurs lectures je comprends le plan mais aurait eu du mal à en créer un aussi bien construit, ils en attendent quand même beaucoup je trouve.

Je vous remercie de m’avoir aidé et vous souhaite une très bonne journée.

Bonsoir,

Je vous ai juste communiqué le corrigé officiel, donc en effet un peu difficile pour des lycéens. Jean-Luc, le prince a recours à la manipulation et à l’espionnage pour découvrir qui est aimé de sa femme, je pense que c’est l’idée.

De toute façon tout élève qui mène une réflexion pertinente et connait bien le roman est valorisé, c’est l’essentiel.