Je suis une personne âgée qui adore le charme suranné de ce poème.J’aimerais avoir vos commentaires éclairés sur le dernier vers de la strophe ci-dessous.Merci pour votre participation. Dans le verger et dans la vigne, Il s’en va, furtif perruquier, Avec une houppe de cygne, Poudrer à frimas l’amandier.
Théophile Gautier, Premier sourire de printemps
5 réponses
Bonjour.
(1835, Vigny). Vx. Être coiffé, poudré à frimas, avec une légère couche de poudre blanche sur la chevelure (ou la perruque).
© 2022 Dictionnaires Le Robert - Le Grand Robert de la langue française, dans l’article Vieille expression. Les fleurs blanches de l’amandier sont comparées à cette poudre blanche.
Moi aussi, j’aime beaucoup ce poème. Je suis aussi une personne âgée !
L’image de cette strophe est superbe.
Comme l’explique bien Jehan, l’expression est vieillie, par la force des choses : qui se poudre les cheveux aujourd’hui ? Il me semble qu’elle est employée dans une opérette célèbre, peut-être la fille de Madame Angot.
En outre, l’amandier étant l’un des tout premiers arbres à fleurir, il n’est pas exclu, vu les brouillards givrants, que du vrai frimas puisse encore s’y déposer en mars…
Merci à tous pour ce partage de vos connaissances et du goût pour la belle poésie.
En ce tout début avril, les arboriculteurs se battent contre les gelées tardives de crainte de voir le scénario de Théophile Gautier se transformer en catastrophe pour leurs récoltes.



