Cherche liste de classiques par difficulté de lecture

Entraide scolaire

23 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Connaissez-vous des listes des principaux classiques de la littérature classés par difficulté de lecture ?

On trouve des listes sur internet, mais elles ne sont pas classées par difficulté de lecture.

"Classiques" et "difficulté de lecture" sont des notions très subjectives, non ?

Un élément de réponse, forcément subjectif, pour le domaine français uniquement :Très facile à lire (niveau « 1 ») :Colette : Claudine à l’écoleAlphonse Daudet : Lettres de mon moulin, Contes du lundiTartarin de TarasconAntoine de Saint-Exupéry - Vol de nuitJulien Green : Adrienne MesuratVictor Hugo - Les Misérables (langue facile mais un peu long) Facile (niveau « 2 ») :Marcel Aymé  : La Table-aux-Crevés, La Jument verte Albert Camus : La Peste, L’ÉtrangerColette : La VagabondeAlexandre Dumas : Les 3 mousquetaires, Le Comte de Monte-CristoGustave Flaubert : Bouvard et Pécuchet, Madame Bovary Jean Giono : Regain , Le Chant du mondeJulien Green : LéviathanAndré Malraux : Les Conquérants, La Condition humaineLa Voie royaleL’EspoirRoger Martin du Gard : Les ThibautMaupassant : Contes et nouvelles, Une vie, Bel Ami, Mont-OriolAbbé Prévost : Histoire du Chevalier des Grieux et de Manon LescautJules Renard : Nos frères farouches, Ragotte, Le Plaisir de rompreLe Pain de ménageLa Bigote Bernardin de Saint-Pierre : Paul et Virginie Stendhal : Armance, Le rouge et le noir, La Chartreuse de ParmeVoltaire : Zadig ou la destinée, Candide ou l’optimismeL’IngénuÉmile Zola : La Conquête de Plassans, La Terre, L’Assommoir, Nana, Au Bonheur des Dames, La Joie de vivre, Germinal, L’Œuvre, La Bête humaine Moyennement facile (niveau « 3 ») :Honoré de Balzac : Le Père Goriot, Eugénie GrandetLa RabouilleuseLa Muse du départementHistoire de la grandeur et de la décadence de César BirotteauLe Cousin PonsLe Lys dans la vallée Beaumarchais : Le Mariage de Figaro Georges Bernanos : La Joie, Un CrimeLouis-Ferdinand Céline : Voyage au bout de la nuit (pas les autres romans qui, eux, sont difficiles à lire)François-René de Chateaubriand : Mémoires d’outre-tombeChoderlos de Laclos : Les liaisons dangereusesPierre Corneille : Le CidAndré Gide : Les caves du Vatican, Les Faux-MonnayeursJulien Gracq - Le Rivage des SyrtesDenis Diderot - Jacques le fataliste et son maître (langue facile mais long)Claude Lévi-Strauss - Tristes tropiquesFrançois Mauriac : Le Désert de l’amour, Le Nœud de vipères, Génitrix, Thérèse DesqueyrouxHenry de Montherlant : Les CélibatairesMolière : Les Précieuses ridicules, Le Tartuffe ou L’Imposteur, Dom Juan ou Le Festin de Pierre, Le Misanthrope, L’Avare, Le Bourgeois gentilhomme, Les Femmes savantes, Le Malade imaginaireMusset  : Les Caprices de Marianne, Lorenzaccio, On ne badine pas avec l’amourCharles Péguy : Cahiers  Difficile (niveau « 4 ») :Jean Racine : Andromaque, Iphigénie, PhèdreGeorges Bernanos :  Dialogue des CarmélitesBeroult - Tristan et Yseut (dans une translation moderne, sinon extrêmement difficile dans le texte !) Chrétien de Troyes : Érec et Énide,  Cligès, Yvain, Lancelot, Perceval ou le conte du Graal (dans une translation moderne, sinon extrêmement difficile dans le texte !)Albert Cohen : Belle du Seigneur (longueur…)Jean de La Bruyère : Les caractères (langue devenue un peu difficile pour un jeune lecteur contemporain…)Marguerite Yourcenar : Denier du rêve, Un homme obscur, Mémoires d’Hadrien, L’Œuvre au NoirMarcel Proust - A la recherche du temps perdu (difficile par le style et la longueur) Très difficile (niveau « 5 ») :Michel de Montaigne - Les EssaisCharles Baudelaire : Les Fleurs du malBlaise Pascal - Les PenséesFrançois Rabelais : GargantuaArthur Rimbaud : Une Saison en enfer,  IlluminationsTout est donc relatif : relativité et subjectivité de mon choix des « classiques », limitation au domaine français et difficulté en fonction du niveau de lecture. Pour un collégien on peut monter d’un cran le niveau de difficulté, pour un étudiant en lettres on peut le descendre d’un cran.

Trop difficile (niveau 6)

Stéphane Mallarmé !

Stéphane Mallarmé n’est pas dans la liste, car c’est le boss de fin.

😂En niveau 6 on pourrait mettre par exemple Kant, mais je me suis limité à la littérature française et j’ai globalement écarté les philosophes. La présence de Montaigne et de Pascal (plus simple à comprendre que Montaigne me semble-t-il) dans mon niveau « difficile » est peut-être dû au fait que d’une part ils écrivent dans notre français du XVIe siècle et que d’autre part ce sont des philosophes ? Pour Rabelais, c’est de mon point de vue la richesse inouïe de la langue qui crée la difficulté si on le lit dans le texte. Quant à nos deux grands poètes, eux aussi avaient du vocabulaire…J’ai également éliminé de mon choix les correspondances et les mémoires (à part Chateaubriand - curieux…) ainsi que tous les « petits maîtres » des XVIe et XVIIe qui ont pourtant écrit quelques chefs d’œuvre. Inutile même d’évoquer les anthologies des romanciers et poètes du Moyen Âge.

En poésie, que pensez-vous du niveau de difficulté de Saint John Perse ("Eloges") ?J’en garde un souvenir cuisant, mais cela peut aussi bien être dû au fait que je suis peu réceptif à la poésie.

@plutonium En effet, pour quelqu’un habitué à la poésie ou qui en a la sensibilité, Saint-John Perse ne semble pas particulièrement difficile. D’un autre côté, je vois exactement ce que tu veux dire : je m’y suis moi-même frotté trop jeune et j’en fus dérouté. Disons que, parfois, il vire à une sorte d’hermétisme bizarre.

Je suis convaincu, d’une part, que Saint-John Perse était en avance sur son temps — au regard de l’évolution poétique au XXe s. — et, d’autre part, qu’il préfigure bien des aspects de la Négritude poétique. Césaire lui-même avoue cette influence, mais je ne me souviens plus dans quel entretien exactement.

Au demeurant, je retrouve cette même difficulté de lecture chez Saint-John Perse et chez Césaire, ce qui ne m’empêche pas d’apprécier grandement ces deux poètes.

Je n’aurais pas lu Saint-John Perse spontanément, c’était simplement une oeuvre au programme lorsque j’étais étudiant (curieuse idée quand même de donner cette poésie à des classes prépa scientifiques). Mais peut-être que quelques dizaines d’années plus tard, j’en aurais une appréciation différente.

L’auteur me semble effectivement inadapté en prépa scientifique.

Oh, @plutonium… ben on doit être du même âge.. St John Perse était au programme de français en sup ou spé… quand j’y étais. J’avoue qu’il m’a peu inspiré. De mémoire, il n’inspirait d’ailleurs que fort peu le prof de français ;-)

Pour ma part, j’ai eu la figure du héros, avec Shakespeare (Henri V), Homère (L’Iliade) et Stendhal (La Partreuse de Charme, comme on disait). J’en ai surtout retenu que j’aimais Shakespeare pour ce je-ne-sais quoi de mélancolie médiévale et nordique et que je ne supportais pas les freluquets comme Fabrice Del Dongo ou ses ersatz. Autant d’expériences cruciales qui ont durablement façonné mon chemin dans les lettres… 😃

Sur le moment, ces œuvres ne m’avaient pas paru difficile d’accès, jusqu’au jour où une vieille chouette de professeur d’anglais nous fit travailler sur Shakespeare dans le texte… Ce dont je la remercie aujourd’hui, tout en regrettant mes blagues et mes moqueries d’alors…

Un vers d’un poème de Saint-John Perse commençait par l’exclamation "Graisse !", que le prof de français déclamait en tordant la bouche, ce qui nous amusait bien. Alors évidemment, pendant toute l’année, à chaque fois qu’il y avait un plat un peu gras à la cantine de l’internat, il se trouvait quelqu’un pour faire le pitre en l’imitant. Et j’ai retenu quelques autres vers, en général des phrases qui me paraissaient sans queue ni tête.

Ce n’est quand même pas d’une grande finesse, les taupins 😁

Par contre, l’année suivante (ou précédente, je ne sais plus), l’oeuvre était un roman de Yukio Mishima, "Le Pavillon d’or", sur le thème de la beauté. J’ai tellement apprécié que j’ai lu ensuite l’oeuvre de Mishima.

Je comptais y revenir, en voyant samedi dernier en librairie la tétralogie de la Mer de la fertilité, en un volume, chez Gallimard, et en lisant le bas du quatrième de couverture, je me suis rendu compte que c’était une traduction depuis l’anglais,et j’ai reposé le livre dans le présentoir. Je vais quand même essayer de me procurer une traduction directe japonais-français.

Shakespeare : j’en ai lu des traductions il y a longtemps, et je compte le reprendre en version originale, probablement dans l’année.

Je crains que la liste que j’ai établie pour répondre à sa question initiale n’ait fait fuir polari56… 😁

On ne compte plus les visiteurs qui créent un compte pour poster un seul message et s’en vont sans lire les réponses… Il y a peut-être une confusion entre un chat et un forum.

Depuis juin 2020, Polari56 avait posté d’autres messages… https://www.etudes-litteraires.com/u/comments/polari56

Sans le cibler lui précisément (espérons qu’il repasse), je constate simplement que c’est une réalité récurrente.

Et qui s’en vont sans même remercier.

C’est vrai. Mais cela nous donne l’occasion de discuter entre nous. C’est toujours intéressant de lire les interventions des "sachants". 😎Nous sommes comme dans un ancien salon littéraire… Je trouve ça très chouette. [upl-image-preview url=https://www.zupimages.net//up/22/09/9hs8.jpg]Qui se reconnaît ? 😀

J’avais bien entendu vérifié que nous n’avions pas à faire à un visiteur de passage. Ma petite remarque se voulait humoristique et n’était empreinte d’aucune amertume. Comme fandixhuit, sur certains fils je nous vois comme un salon littéraire.