Bonjour à tous, je suis une élève de première et je rencontre une difficulté pour un devoir de français; un écrit d’appropriation la consigne est la suivante: "à la manière de La Bruyère dans Les Caractères, vous rédigerez un portrait dénonçant un défaut humain" comme défaut, suite à mes recherches personnelles, j’hésite entre l’anxieux; l’asocial; imprudent je ne sais pas lequel des trois est le plus favorable à un développement intéressant.Merci d’avance Bonne journée
À la manière de La Bruyère, rédiger un portrait dénonçant un défaut humain
16 réponses
Bonjour.
Et lequel des trois penses-tu pouvoir le mieux développer ? Lequel t’inspire le plus ?
Bonjour
Au départ j’avais choisi l’anxiété car j’en ai aussi donc on peut dire que j’en connais quelque aspect mais j’avais peur que ce ne soit pas vraiment un défaut critiquable à la manière de La Bruyère car tout au long de son œuvre il fait la satire de défauts concrets, encore présents aujourd’hui (comme l’orgueil, l’avarice…). C’est pour cela que j’ai ensuite choisi l’imprudence (que ce soit dans les mots, donc la maladresse, ou alors traverser sans regarder…). Et puis, l’asocial m’est venu à l’esprit, je me suis dit que quelqu’un comme ça était, malheureusement, très critiquable car il reste isolé, solitaire, on pourrait même penser que lui même critique ceux qui l’entourent.
Voilà mon petit raisonnement incomplet qui m’a amené à demander de l’aide.
Merci d’avance pour votre réponse.
Le terme "anxiété" est affectivement peu employé au XVIIe siècle. On parlerait plutôt d’agitation sans cause.
Parler plutôt de misanthrope que d’asocial, sans caricaturer Molière évidemment.
Plutôt qu’un imprudent, pourquoi pas un naïf à la cour ?
Bonjour, merci pour votre réponse
Naïf est un bon défaut humain certes mais j’ai peur qu’il ne soit pas approprié dans un écrit où il faut justement s’approprier le style de l’auteur car dans les Caractères la naïveté est déjà dénoncée.
Qu’en pensez vous ?
En effet. Mais vous pouvez le traiter d’une autre manière, tout en respectant la consigne. Exemple : un naïf à la campagne. Le gentilhomme, habitué au raffinement de Versailles, s’étonne de tout : des vaches que l’on trait, etc.😎 Le goût pour la nature ne se développe qu’au siècle suivant.
Cela dit, vous êtes bien libre de choisir.
J’aime beaucoup !! C’est dénonce bien que le parisien est habitué à sa commodité et qu’il ne sort pas de sa zone de confort et ne connais pas ce qui se passe autour de lui. Comme pour les lettres persanes de Montesquieu ?
Voilà, à peu près.
Merci beaucoup
Bonjour à tous, je suis une élève de première et je rencontre une difficulté pour un devoir de français; un écrit d’appropriation
la consigne est la suivante: "à la manière de La Bruyère dans Les Caractères, vous rédigerez un portrait et une saynète dénonçant un défaut humain"
comme défaut j’ai choisi l’agressivité et j’ai rédigé le portrait qui est le suivant:
« Je vois Patamon (prénom nord-amérindien signifiant colère) arriver dans la salle; il a des pas de plus en plus lourds à mesure qu’il s’approche. Le voilà entré: il me regarde dans les yeux, il grogne, il se révolte; j’attend qu’il me parle; c’est un silence bruyant. Il n’est pas moins inquiétant par sa posture que par le froncement de ses sourcils. Il ne s’adoucît, et il n’élève le voix que pour brailler des injures et des outrages. Il a si peu d’égard à ceux qui l’entourent, à leurs émotions, leur ressenti; il n’est pas encore assis qu’il a déjà apeuré les invités. Je fléchit et je disparais, incapable d’endurer cette impétuosité de Patamon et de ceux qui l’endurent »
Pour le portrait je me suis inspirée de celui de Théodecte (livre V,12)
J’ai fait du mieux que je pouvais mais pour ce qui concerne la saynète je suis complètement bloquée: je n’arrive pas à trouver une chute comme le fait La Bruyère.
J’ai commencé quelques essais en me basant sur Nicandre (livre V,82) mais sans succès, je n’arrive pas à écrire plus d’une phrase:
« Patamon converse avec Clémence (prénom signifiant la douceur) de manière acerbe et rude »…
Je viens donc vous demander de l’aide
Merci d’avance
Bonne journée
On sent que tu t’inspires de la bruyère, c’est un point positif, tout comme l’effort de figures de style. attention toutefois à ne pas être trop proche de phrases du portrait de Théodecte (comme la dernière). Il faudrait qu’il se passe des petites choses qui déclenchent la colère : c’est cela qui donnera une impression de scénette. De petites choses sans importances qui ont toujours pour conséquence un geste, un mot, une attitude colérique. Tant pis s’il n’y a pas de chute. Je ne trouve pas pertinent qu’il s’en prenne tout de suite au locuteur. La Bruyère se place plus souvent en observateur : fais agir d’autres personnes, petit à petit la mauvaise humeur du personnage s’intensifie jusqu’à éclater contre tout le monde. Par exemple une personne accroche légèrement sa veste en passant et il se dégage avec fureur, une autre veut le saluer mais empêche sa progression vers la table, déclenchant un geste ou mot de colère, tu peux aussi reprendre l’idée du jeu : il s’emporte violemment s’il perd, etc.
A mon avis, ce n’est pas mal. Mais… celà manque de cette incisivité propre aux portraits des 17 et 18e siècles, l’art de dire des horreurs en 4 mots ;-) Ce qui manque dans ton texte, c’est un certain "dynamisme" qui est éteint par des formulations un peu trop "modernes".Voici une relecture :« Je vois Patamon arriver dans la salle ; ses pas s’alourdissent à son approche. Le voilà entré : il me lorgne, ou me jauge ; il grogne, il se révolte. J’attend qu’il me parle ; son silence est bruyant. Il n’est pas moins inquiétant par sa posture que par ses froncement de sourcils. Il ne s’adoucît, ni n’élève la voix, quand il braille injures et outrages. Rares sont ses égards à ceux qui l’entourent, leurs émotions, leur ressenti. Il n’est pas encore assis qu’il a déjà apeuré les invités. Je fléchis et je disparais, incapable d’endurer cette impétuosité de Patamon et de ceux qui l’endurent. »Tu en fais ce que tu veux. Attention cependant avec le point-virgule : au niveau typograhique, il requiert une espace "avant" et "une espace" après", comme tous les signes "doubles".
Bonjour, merci énormément pour vos conseils.
J’ai finis la rédaction de ma saynète, j’ai essayé de me détacher un peu plus des exemples pour ne pas faire un copier coller de ce que La Bruyère fait.
Je suis un peu mitigée, j’ai peur que se soit trop moderne ou futile, je vous laisse juger:
« Inviter Patamon ? Savez-vous de quoi il est capable ? Vous abordez cet homme, ou vous le regardez trop longtemps dans les yeux et ça suffit pour l’agacer. Un jour il fut invité à une réception, il s’y rendit en dernier et fit mine de rien ; il voulu se rendre à la table mais Clémence, celle qui l’avait invité, se précipita vers lui pour le saluer, elle laissa quelques mots irritant pour l’homme : "Te voilà enfin ! J’ai cru que nous n’aurions pas eu la chance de te voir. Qu’est-ce qui t’as empêché d’arriver à l’heure ?" ; à ces mots Patamon l’a poussa sur le côté et poursuivît sa marche vers la table, sans lui donner de réponse. Un des invités eu le malheur de marcher à l’encontre de l’homme, il le heurta légèrement, il s’excusât mais balbutiait : "Pa-pardon, je … Excusez, excusez moi, je ne…". Cette phrase sembla interminable pour Patamon ; il ne résistât pas, insultât l’homme qui continuait sa phrase d’excuse, il ne le laissa pas finir, le bouscula et s’en alla. Depuis ce jour, il ne se rendit plus à à quelconque réception, et on arrêta de l’inventer. »
Merci d’avance pour les réponses
Bonne journée
C’est bien. Attention, les personnes de qualité se vouvoyaient. Attention aux temps (pourquoi le subjonctif ?) et quelques. fautes d’orthographe ou d’inattention :il voulutt’a empêchéla poussaeut le malheurgarder le passé simple = "s’excusa mais balbutia"interminable à Patamon.il ne résista pas, insulta l’hommeon cessa de l’inviter (cessa mieux que arrêta)d’autres petites maladresses mais c’est ton travail, donc je laisse.
effectivement, je n’ai pas fait de relecture, merci de m’avoir corrigé
Je te conseille de raconter au présent de narration comme la Bruyère



