Bonjour,
L’apprentissage par cœur et la récitation vous mèneront inévitablement à l’échec dans les études de lettres. Au demeurant, la simple possibilité de l’envisager révèle un rapport plutôt douteux au savoir et à la pratique, aux études en général. Concentrez-vous plutôt sur les lectures.
Faire des fiches est une méthode efficace pour retenir les points essentiels, oui, mais sous réserve que cette méthode soit compatible avec votre mode personnel d’apprentissage, votre type de mémorisation. Beaucoup d’étudiants avouent également que la réalisation même des fiches leur permet d’apprendre (et de mieux comprendre) le cours et qu’ils ne les utilisent finalement pas ensuite…
Pour ma part, en tant qu’enseignant, je constate depuis quelques années une recrudescence des "fiches", il y a aussi un effet de mode et un conformisme. Je suis très sceptique face à cette méthode d’apprentissage, du moins en lettres (ce n’est pas la même chose en médecine, par exemple). Le principal défaut des fiches, c’est qu’elles imposent que l’étudiant sache discriminer l’information (ce qui est important, ce qui ne l’est pas, les concepts et les exemples, etc.), ce qui est rarement le cas.
En lettres modernes, rares sont les matières dont l’examen impose une restitution encyclopédique de connaissances. À la limite, en ancien français, linguistique, histoire du français, oui, il y a un peu de mémorisation, mais ce sont surtout des éléments fixes, des repères, qui serviront à construire une démonstration, un raisonnement dynamique et spécifique à un sujet ou à un texte donné.
Il est vrai qu’à distance, vous aurez surtout des supports écrits en guise de cours. Des fiches de synthèse peuvent donc être utiles. Qui dit synthèse dit reformulation des éléments essentiels. La reformulation permet l’apprentissage, car elle oblige à s’approprier les idées (en effet, le cerveau ne peut pas reformuler quelque chose qu’il ne comprend pas).
La priorité reste la lecture des œuvres, leur appropriation et la connaissance de leurs enjeux littéraires et contextuels. Il faut lire, lire, lire,… et réfléchir par soi-même. L’intendance suivra.