Dans un texte écrit le 19 janvier 2015, Leila Slimani déclare : « Si les romans ne changent pas le monde, ils modifient substantiellement la vision que l’on en a. » Le diable est dans les détails « Une armée de plumes » Discutez cette affirmation en rédigeant introduction, développement (thèse, antithèse, synthèse) puis concluez.Que pensez-vous de cette ébauche de travail ? INTRODUCTIONAccroche (en cours)Problématique (Nous pouvons nous interroger sur l’impact des romans sur la marche du monde) ou (Nous pouvons nous interroger sur l’impact des romans sur le monde)Annonce du plan (en cours)DEVELOPPEMENT Thèse = Les romans ne changent pas le mondeArgument 1 et Illustration 1 Slimani Argument 2 et Illustration 2 C’est aussi la thèse de HouellebecqArgument 3 ?Antithèse = les romans peuvent changer le mondeArgument 1 censure et Illustration 1, la preuve en est : Céline a été censuréArgument 1 poursuite en justice et Illustration 2 Flaubert (rappel bicentenaire de sa naissance) a été poursuivi en justice, c’est qu’il représentait un danger pour la moraleArgument 3 Même des auteurs autrefois rejetés exercent encore leur influence Illustration 1 MolièreIllustration 2 Jean de La FontaineSynthèse (ouvrir une troisième voie) C’est le lecteur qui décide d’aller vers une littérature engagée, de s’en inspirer ou pas, d’aller chercher vers les mots uniquement le plaisir du Beau Argument 1 Il existe une littérature….L’Art pour l’art Argument 2 Toute lecture est profitable Argument 3 Lire, c’est faire du triCONCLUSIONReprendre la thèse, l’antithèse puis la synthèseMerci de vos retours !
"Si les romans ne changent pas le monde, ils modifient substantifiquement la vision que l’on en a."
5 réponses
Mon écrit a déjà évolué; Voici l’introduction. Merci de vos retours.[Amorce] « Si les romans ne changent pas le monde, ils modifient substantiellement la vision que l’on en a. »,, déclare Leila Slimani. [Problématique] Si les romans n’ont pas toujours eu pour rôle d’éveiller les consciences, à quoi servent-ils ? [Annonce des axes] Les romans et leurs théoriciens ont parfois revendiqué l’Art pour l’Art [I] Alors que certains romans ont réussi à faire tomber les murs [II]. nous verrons que toute lecture est profitable
Bonjour,
Une bonne réflexion, mais au départ une lacune : l’expression "changer le monde" n’a pas été définie. Cette formule signifie implicitement pour toi la manière d’appréhender ton environnement. Elle peut aussi, au sens premier, vouloir dire que le roman, à la différence de la technique, n’agit pas sur la matière. La piste ainsi ouverte t’oriente vers l’œuvre romanesque comme un succédané de la réalité (mimesis), voire une pure illusion. L’univers conceptuel des mots est par nature une interprétation de la réalité même dans le réalisme, (voir la préface de Pierre et Jean de Maupassant).
Techniquement, l’amorce ne peut pas être la citation du sujet. Elle est une considération qui l’amène. Par exemple, "Aujourd’hui, le roman est très largement majoritaire dans la production littéraire. Dans ses récits, il nous livre des regards personnels sur notre environnement passé, présent ou futur. Pourquoi cet engouement des lecteurs à son égard ?…"
Ou "Le roman est une tentative d’imiter la réalité. Réussit-il dans son entreprise ?…"
Merci Jean-Luc !
H.
En complément de mon message précédent, il te faut revoir le plan.
À l’évidence, l’affirmation de Leila Slimani est difficilement discutable. Tu ne pourras que l’illustrer en soulignant toutefois ses limites.
Il y a aussi un mot qui doit retenir ton attention : "substantifiquement". Le roman ne change pas la matérialité du monde, mais sa substance : en philosophie, ce qui est permanent (opposé à ce qui change) et plus généralement ce qu’il y a d’essentiel (dans une pensée, un écrit…). En quelque sorte, le roman spiritualise le monde.
Par exemple
1 Le roman ne peut changer la réalité, pourquoi ?
2 mais il peut changer notre manière de la voir, la comprendre, l’interpréter,
3 à condition toutefois de respecter certaines règles (à définir, vraisemblance, exactitude et simplification, psychologie, vision personnelle, symbolisme, mystère…)
Le roman ne nous marque durablement que par sa vérité et sa capacité à mobiliser le pouvoir des mots.



