Duras, Le Vice-Consul - À travers les palmes on voit le ciel…

Entraide scolaire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous, Dans ce passage, ayant tout analysé, sauf l’extrait en gras, car le trouvant quelque peu vide d’informations, je voudrais avoir votre avis le concernant."A travers les palmes on voit le ciel. La lune est toujours derrière l’himalaya des nuages. Il est onze heures du soir. Dans le hall du Prince of Wales il y a des joueurs de cartes. On ne voit pas la côte, la facade de l’hôtel est tourn"e vers le large. Mais on voit les îles les plus proches, leur masse contre le ciel, les lumieres alignées le long des embarcadères. Un vent du sud, très léger, commence à dissiper la brume violette. La chaleur est redevenue celle de Calcutta. L’air est une vapeur salée et âcre ici. La différence, c’est le parfum d’huitre et d’algues. Le Prince of Wales est béant sur l’océan.Michael Richard et Charles Rossett marchent dans l’avenue qui traverse la palmeraie. Anne-Marie Stretter est rentré chez elle après le dîner, Peter Morgan et Gerorges Crawn ont loué un canot et font une promenande en mer. Michael Richard et Charles Rossett vont chez Anne-Marie Stretter, les autres les rejoindront après leur promenade.Entre les palmes, dans les manguiers, les oiseaux prisonniers piaillent. Il y en a tant que les branches ploient sous leur poids, les manguiers sont devenus de arbres de chair et de plumes.Des couples se promènent dans la palmeraie. Ils apparaissent sous les lampadaires, disparaissent, ressortent dans la lumière haute. Les femmes tout en marchant s’éventent avec des grands éventails en papier blanc. Ils parlent anglais. De chaque côté de l’avenue il y a des pavillons eclairés, des annexes de l’hôtel, explique Michael Richard. Toute la palmeraie donne sur la mer et vers les Iles. Sur le côté opposé on dirait qu’il y a des villas, une petite station balnéaire indépendante de l’hôtel."En vous remerciant à l’avance,Arthurrr.

Bonjour,

Si cet extrait est un incipit, le paragraphe en gras présente les personnages.

Autre indication, ces personnages se livrent à des activités individuelles avant de se trouver réunis. Duras crée ainsi une attente chez le lecteur.

Vrai.

En même temps je comprends que Arthurrr soit un peu étourdi par les parfums de tamarins, de mangues, de palmiers et de tas d’autres trucs propres à lui donner le tournis, si ce n’est la nausée. . C’est ce qui fait ma difficulté avec Duras : l’extrême-orient par elle m’a été interdit. Je ne pourrais plus aller au Vietnam, en Chine ou au Cambodge, j’aurais trop peur de me retrouver devant du Duras. En un mot : elle m’a pourri le désir pour cette région du monde.

Je le regrette pourtant car j’ai de l’admiration pour Duras écrivain et Duras femme (les choses qu’elle a faites dans le cinéma, son féminisme à sa manière, etc.). Mais l’exercice est difficile et Duras ne fait rien pour nous aider. Dans le passage, vous avez vu les noms ? Qui s’appelle Anne-Marie Stretter, enfin ! Dans un autre, la fille se prénomme Lol ! A moins d’être très méchant, qui voulez-vous appele Lol ? Votre fille ? Cette façon de détester ses personnages, de leur donner des noms ridicules, tout cela participe de la même difficulté.

En fait, Lol s’appelle Lola Valérie.

Merci pour cette réponse @Jean-Luc . Non ce n’est pas un incipit, mais un extrait situé plutôt vers la fin du roman. Peut-on lier l’attente créé avec le rythme de la narration du récit, quelque peu suspendu dans cet extrait ? De plus, selon vous, cet extrait comporte-il une mise en abyme ?

Cette attente ne se justifierait que dans le cas d’un incipit.

Pour moi, ce qui me frappe dans cet extrait est le temps de la narration. Ce présent indique une action en train de se produire. On dirait des didascalies théâtrales.

D’autant plus que les descriptions font penser à la mise en place d’un décor comme chez Victor Hugo par exemple.

Je ne vois pas de mise en abyme, simplement une amorce de prolepse diégétique (En narratologie, appelée également anticipation, la prolepse dite temporelle est une anticipation narrative qui vient rompre le parallélisme entre l’ordre du récit (ou diégèse) et celui des événements qui constituent l’histoire.) "les autres les rejoindront après leur promenade".

En fait c’est cette amorce de prolepse qui peut créer un effet d’attente.

@Jean-Luc Merci pour ces éclaircissements !