Commencer l’allemand en L3

Langues vivantes

2 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,

J’aimerais commencer une nouvelle langue (l’allemand en l’occurrence) en L3 (je suis en L2 science politique) en vue de la sélection au master et du passage du Test Goethe, je suis au niveau A2 grâce à 1 an 1/2 de cours Babbel

Connaissez-vous des organismes, des pistes, des sites ou même des conseils qui pourraient m’aider ?

Merci d’avance pour vos réponses !

Bonjour,

En principe, votre université dispose d’un centre de langues qui propose des cours de langues à tous les étudiants inscrits et en complément de leur cursus. Souvent, ces centres de langues entretiennent des liens avec les institutions délivrant les attestations de langue (Instituto Cervantès, Goethe Institut, etc.). Parfois, ces centres de langue sont eux-mêmes habilités à faire passer ces attestations, à des niveaux variables (A1 jusqu’à C2, niveaux CECRL).

Il peut être possible de choisir une langue vivante (parmi liste prédéfinie) dans le cadre d’une UE "à choix" de votre licence. Dans ce cas, il faut être prudent, car le contenu et la progression de l’enseignement y sont à la discrétion de l’enseignant, qui n’est pas tenu de suivre les préconisations du CECRL (même si je suppose que la plupart le font ou s’y essayent). De plus, ces cours, s’ils délivrent une note comptant dans votre moyenne semestrielle, ne permettent pas d’obtenir une attestation de langue dignement reconnue. Au mieux l’université délivre-t-elle (si c’est encore le cas, je ne sais pas) une attestation de son crû, qui n’a guère de valeur au niveau international.

Dans mon cas, j’ai commencé l’anglais à l’université (oui, oui : je n’en avais jamais fait à l’école) avec une vieille chouette qui nous a fait comparer des traductions de Shakespeare et Chaucer, sans aucune considération pour les objectifs d’apprentissage ou le niveau initial des étudiants (il n’y avait d’ailleurs aucun groupe de niveau ; je pouvais être assis à côté de l’étudiant australien qui avait choisi cette langue pour avoir une bonne note facile).

De cours en cours, j’ai tout de même connu des enseignants plus professionnels et j’ai réussi à avoir des notes correctes (grâce aussi à de nombreux voyages). Cela m’a permis de décrocher… un CLES (Certificat de Langue de l’Enseignement Supérieur) ! Un diplôme à la noix, reconnu nulle part, qui arbore les niveaux du CECRL pour faire joli. Que de temps perdu !

Si j’avais su, je me serais directement orienté vers le centre de langues de mon université, qui était vraiment à part, distinct des autres départements. J’aurais pu obtenir dans le même délai ou plus rapidement un TOEFL/TOEIC ou Certificate of Cambridge, IELTS et autres joyeusetés de plus en plus demandées sur le marché du travail. Malheureusement, la communication n’était pas optimale (il s’agissait presque de rétention d’informations, et à tous les niveaux, dans cette université) et en arrivant en L1, nous ne pensions qu’à la maquette de notre parcours, les UE, le calendrier, etc. sans songer qu’il pouvait exister d’autres dispositifs au sein de l’université.

Une remarque au passage : ne pas confondre les attestations de langue, qui ont une durée de validité limitée, et les diplômes ou les certificats de langue, qui sont acquis à vie.