Bonjour à tous. Je vous explique ma situation… Ma grand-mère a perdu la vue suite à une opération ratée. Et son nouveau passe-temps est là lecture de livres audio. Je suis à la recherche de livres à lui conseiller pour l’occuper. Elle aime les romans policiers sans que l’histoire soit terrifiante ou avec du surnaturel… Auriez-vous des conseils à me donner ? Des noms d’auteurs ? Des livres ? En vos remerciant ! !
Idées de bons romans policiers
8 réponses
Avec ces critères, je pense à Elizabeth George, Joël Dicker, Agatha Christie, Fred Vargas…
Bonjour,
Ajoutons Gaston Leroux, John Dickson-Carr, Sébastien Japrisot, Boileau-Narcejac, Ellery Queen, Raymond Chandler, Georges Simenon…
Pour l’humour, Exbrayat.
À voir maintenant ce qui existe en version audio.
Il y aurait aussi Maurice Leblanc (Arsène Lupin) et Arthur Conan Doyle (Sherlock Holmes).
J’ajoute Christian Jacq et son inspecteur Higgins et Louise Penny une Canadienne et son inspecteur Gamache. J’ai découvert Louise Penny cet été par hasard. Elle a eu plusieurs "prix Agatha", un prix littéraire américain pour des romans policiers.
Et également tous les bouquins de Patricla Cornwell. Certes un peu violents, mais bien faits.
Je l’avais écartée à cause de la violence, justement. 😉
> @""#p564711 Il y aurait aussi Maurice Leblanc (Arsène Lupin) et Arthur Conan Doyle (Sherlock Holmes).Ce qui m’a frappé, dans Maurice Leblanc, c’est l’absence complète de sentiment ou d’empathie, disons. Par exemple, il ne cherche pas à expliquer les actions de son héros au plan psychologique, il ne cherche pas à le rendre sympathique. J’en avais touché un mot je crois dans un autre sujet : c’était le contre-sens (ou plutôt la manoeuvre commerciale) de la série des Lupin à la télévision. Le personnage, joué par Descrières, était sympathique, alors que dans les romans, c’est bien un salaud et présenté comme tel. S’il est contre le meurtre (ne monte pas sur un "coup" où il peut y avoir mort d’homme), ce n’est point pour des raisons morales ou par conviction religieuse. Les voleurs meurtriers sont juste des imbéciles, des maladroits, à ses yeux. Le plus souvent, ils finissent par se faire prendre, leurs pratiques sont inefficaces. Ce qui a changé dans l’évolution future du polar, c’est l’introduction de la subjectivité et beaucoup plus de sentiments. Désormais, nous connaissons tout du héros (flic, détective, avocat, maffioso, indic, malfrat, espion, etc.) : sa petite soeur noyée quand il avait 5 ans sans qu’il trouve le geste qui sauve, la séparation de ses parents, les cinq à sept de son grand père avec la bonniche, puis maintenant ses difficultés sentimentales, sa bronchite chronique, ses troubles de l’érection, etc. Choses qu’on aurait aimé savoir de Lupin, de Poirot, de Maigret ou de Sherlock Holmes. Il y a eu un mouvement vers la subjectivité, où les histoires que l’on raconte paraissent plus un prétexte pour tracer les évolutions du personnage. C’est un aspect. Il y en a d’autres. Parce que par ailleurs, le polar devient un genre intellectualiste. Umberto Eco avait peut-être ouvert la voie, on a vu des oeuvres polarisantes, des faux polars où l’objet est d’illustrer une théorie de physique quantique, d’histoire des sciences, d’histoire tout court. Je pense par exemple à la trilogie de Viard, Napoléon raconté comme un polar, avec le Parrain Léon Bonape et sa gagneuse Joséphine, strip-teaseuse de banlieue : La Bande à Bonape, La débande à Bonape, Ca roule pour Bonape.



