Ce poème de Valery Larbaud évoque "la joie de Dieu": https://cahorsagglo.fr/actus/lancienne-gare-de-cahors-en-sujet-du-bac-de-francais
Une forme d’exaltation poétique de l’ancienne gare de Cahors, mais qui pourrait peut être vue comme un bémol à la laïcité. L’expression est d’ailleurs paradoxale pour un bâtiment industriel uniquement fait de la main de l’homme, on l’attendrait plutôt pour une exaltation de la nature.
Valery Larbaud, né et mort à Vichy, adhéra en 1950 à l’association des amis de Robert Brasillach https://fr.wikipedia.org//wiki/Robert_Brasillach , ce qui devrait le classer comme un poète maudit. En fait ce n’est pas du tout le cas : https://fr.wikipedia.org//wiki/Valery_Larbaud . De nombreux hommages lui ont été rendus, une rue et un lycée porte son nom.
Bonjour,Deux observations :La laïcité ne s’oppose pas à l’idée de Dieu. Elle s’interdit le prosélytisme religieux."La joie de Dieu" ne s’applique pas à la gare mais à un ailleurs mythique. https://www.etudes-litteraires.com/bac-francais/2021/commentaire-larbaud
""La joie de Dieu" ne s’applique pas à la gare mais à un ailleurs mythique"….effectivement. "joie de Dieu" n’évoque pas une religion en particulier, mais semble plutôt employé dans le catholicisme. Lamartine dans son poème "Dieu" : https://fr.m.wikisource.org/wiki/%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_de_Lamartine_(1860)/Tome_1/Dieu exalte un Dieu sans préciser de quelle religion , mais s’adresse à M. l’abbé Félicité de La Mennais et sous entend donc le catholicisme . Si la religion avait été précisée, pourrait on parler de prosélytisme ? Lamartine était au programme du bac de Français 2019. Dans le judaïsme on évoque la "joie de la Torah". Valery Larbaud fut membre de l’association des amis de Robert Brasillach. D’autres écrivains célèbres ,dont certains au programme du bac , furent membres de cette association et inquiétés à la libération: Marcel Aimé, Jean Anouilh…
Ces procès d’intention, ces relations, ces investigations… tout cela est bien gênant, un mauvais signe des temps. Non, selon moi, on ne peut parler de "prosélytisme" dans le cas hypothétique que vous évoquez. Les mots ont un sens : évoquer une religion, en faire mention, ne relève pas du "prosélytisme". S’adresser à un abbé ne "sous-entend" en rien une appartenance au catholicisme (qui est peut-être réelle, mais que ce fait ne peut suffire à prouver).Avec une telle grille de lecture (qui s’apparente à un argument ad hominem savamment décliné, rien de plus), que faudrait-il dire de Bossuet, Fénelon, de l’abbé Prévost, ou même Pascal (qui est déjà tombé au bac d’ailleurs) ?Être membre de l’association des amis de Brasillach ne me semble pas un motif suffisant pour s’en irriter (même si la liste des soutiens peut effrayer j’en conviens, mais on ne peut ré-écrire ou passer sous silence un pan de la culture française, il faut faire avec !).Le fait d’être "inquiété à la libération" n’est pas non plus un signe invitant à la suspicion tant le climat régnant sur le monde de l’édition dans l’immédiat après-guerre était chaotique, entre règlements de comptes (parfois personnels et non politiques), luttes de pouvoir et mise en place d’un nouveau paysage politique. Je ne détaillerai pas les aventures de Gallimard ou de Sartre et des Temps modernes… Bien difficile de distinguer dans ce bouillon, ce qui n’ôte rien aux propos et idées choquantes de certains (dont Brasillach, dont j’apprécie certaines choses, mais dont je juge inacceptables ses propos antisémites et son racisme fondamental, aveu selon moi d’une faiblesse intrinsèque, en tant qu’homme).Céline est devenu l’exemple canonique de ces débats. Il nous faut pourtant accepter l’être humain dans son entièreté, donc dans sa diversité, son incomplétude, sa contradiction, ses mutations, ses atermoiements, ses masques et ses impasses. Quant à Lamartine au programme du bac en 2019, c’est une erreur : https://www.education.gouv.fr/bo/19/Hebdo14/MENE1908240N.htm?cid_bo=140520
"Maîtresse, est-ce que Dieu existe ?"
https://www.persee.fr/doc/homig_1142-852x_1999_num_1218_1_3294
Quelle doit être la position de l’enseignement laïc sur des textes, des poèmes qui sous entendent l’existence d’un Dieu ? Que ce Dieu soit supposé etre celui d’une religion particulière, ou un Dieu plus général, sans dire si c’est celui des chretiens, des juifs…. Je suppose que l’enseignant ne doit pas prendre de position tranchée , ne pas dire "Dieu n’existe pas" ou "Dieu existe". Mais plutôt "certains croient en un Dieu, d’autres les athées n’y croient pas…".
Selon le lien suivant, Lamartine était bien au bac 2019 : "Texte A : Alphonse de Lamartine L’Isolement"
https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/06/17/bac-francais-2019-le-corrige-des-series-es-et-s_5477526_4401467.html
Frydman Charles : Lamartine était au programme du bac de Français 2019.
Lucid_Lynx : Quant à Lamartine au programme du bac en 2019, c’est une erreur :
Frydman Charles : Lamartine était bien au bac 2019 : "Texte A : Alphonse de Lamartine Lamartine n’était pas au programme du bac, c’est-à-dire au programme de première préparant au bac de français mais Lamartine était dans le corpus d’œuvres tombées à l’épreuve de français. Vous ne parlez pas de la même chose l’un et l’autre.
Effectivement…C’est clair. Le Dieu des poètes est-il différent du dieu des croyants ? Je découvre sur internet un livre sur Heidegger "Heidegger et le dieu des poètes" https://books.openedition.org/pusl/7179?lang=fr . L’évocation de Dieu par les poètes n’impliquerait pas nécessairement une croyance en Dieu ? Mais plutôt une image poétique de Dieu véhiculée par les différentes religions ? Heidegger était-il croyant en s’ opposant au nihilisme Nietzschéen "Dieu est mort" ? "Seul un Dieu peut encore nous sauver" selon Heidegger . Heidegger a commencé à sympathiser avec le nazisme en 1930, et, quoique cela soit contesté, la philosophie de Nietzsche se retrouve dans le nazisme. La morale doit pouvoir s’abstenir de la notion de Dieu, si on considère les exactions commises au nom de Dieu, hier et aujoud’hui. https://www.editionsddb.fr/livre/fiche/seul-un-dieu-peut-encore-nous-sauver-9782220050539 https://shs.cairn.info//revue-poesie-2014-1-page-74.htm