Bonjour à tous, j’ai un commentaire littéraire à rendre (je suis en seconde), je dois faire 3 parties avec trois sous-parties pour chacune, cependant je ne trouve pas d’axe pour mon sujet.
J’ai seulement pensé à si l’argumentation directe du discours est-elle efficace ou non? Pour la problématique.
Si vous pourriez m’aider s’il vous plait ,merci à vous .
Le texte:
Messieurs, vous le voyez, c’est le problème qui se pose devant nous. Je le répète, ce que nous reprochons avant tout à la peine de mort, c’est qu’elle limite, concentre la responsabilité de la peine de mort. C’est dans la race humaine l’absolu de la peine. Eh bien ! Nous n’avons pas le droit de prononcer l’absolu de la peine parce que nous n’avons pas le droit de faire porter sur une seule tête l’absolu de la responsabilité. (Très bien ! très bien ! à l’extrême gauche.) Ces hommes, si détestables qu’ils soient, si tarés qu’ils soient, oui, empêchez-les de nuire, frappez-les, invitez-les par une répression sévère à un retour sur eux-mêmes et recherchez la part des responsabilités individuelles qui s’ajoutent à la responsabilité sociale, mais laissez-les vivre pour qu’ils aient le loisir de penser et de réfléchir et pour que vous-mêmes, en prolongeant ces vies coupables devenues, je le veux bien, inutiles pour vous, onéreuses pour vous, vous reconnaissiez du moins la part de responsabilité sociale mêlée à toutes les responsabilités individuelles. (Applaudissements à l’extrême gauche.) Il est trop commode de trancher le problème avec un couperet, de faire tomber une tête dans un panier et de s’imaginer qu’on en a fini avec le problème. C’est trop commode de créer ainsi un abîme entre les coupables et les innocents. Il y a des uns aux autres une chaîne de responsabilité. (Très bien ! très bien ! à l’extrême gauche et sur divers bancs à gauche.) Il y a une part de solidarité. Nous sommes tous solidaires de tous les hommes même dans le crime. (Applaudissements sur les mêmes bancs.) Voilà ce que programme le droit moderne, voilà ce que proclame la doctrine républicaine. Je sais qu’à l’heure présente, contre cette doctrine un mouvement d’opinion s’est formé, et M. Puech nous disait - c’est l’argument de beaucoup de nos collègues : « l’heure est mal choisie ». Je le sais, mais si, en effet, une opinion forte et violente contre une législation plus juste s’est formée dans le peuple, c’est notre devoir de réagir, c’est notre devoir de lutter.
Quelques-uns de nos collègues nous disaient hier : C’est vous qui prétendez faire la loi à la démocratie, c’est vous qui prétendez substituer vos conceptions d’aristocratie parlementaire aux instances et aux revendications du peuple lui-même ? Non, messieurs, c’est le peuple qui sera le juge suprême, c’est lui qui prononcera, c’est lui qui jugera, mais ce que nous lui devons, nous, après avoir affirmé devant lui et notre conscience une idée, c’est de nous y tenir quels que puissent être les remous et les mouvements incertains de l’opinion, c’est d’y engager notre responsabilité personnelle. Ce sera moins dangereux que vous ne l’imaginez : les courants qu’on dit irrésistibles sont faits bien facilement de la paresse qu’on met à leur résister.Messieurs, c’est ce que nous avons vu dans un autre drame, c’est ce que nous retrouverons dans cette question-ci. Aujourd’hui comme alors, l’intérêt véritable du parti républicain, c’est d’avertir le pays à l’heure. C’est que, quoi que vous fassiez, et si vous développez dans la nation je ne sais quel appétit de meurtre et quelle idée de représailles, vous ne pourrez pas aller dans cette voie aussi loin que quelques-uns de ceux qui essayent de vous y entraîner. Vous serez suspects, et votre parole incertaine sera emportée et couverte par les diatribes violentes de ceux qui au nom du principe de l’éternelle autorité, viendront dresser orgueilleusement l’échafaud.



