Éluard, L’Extase

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, Je dois analyser un poème d’Éluard et un vers en particulier me pose problème. Le poème est celui-ci : Je suis devant ce paysage fémininComme un enfant devant le feuSouriant vaguement et les larmes aux yeuxDevant ce paysage où tout remue en moiOù des miroirs s’embuent où des miroirs s’éclairentReflétant deux corps nus saison contre saisonJ’ai tant de raisons de me perdreSur cette terre sans chemins et sous ce ciel sans horizonBelles raisons que j’ignorais hierEt que je n’oublierai jamaisBelles clés des regards clés filles d’elles-mêmesDevant ce paysage où la nature est mienneDevant le feu le premier feuBonne raison maîtresseEtoile identifiéeEt sur la terre et sous le ciel hors de mon cœur et dans mon cœurSecond bourgeon première feuille verteQue la mer couvre de ses ailesEt le soleil au bout de tout venant de nousJe suis devant ce paysage fémininComme une branche dans le feu.Je trouve le vers ’Belles clés des regards nés filles d’elles-mêmes’ vraiment énigmatique. À première vue, je l’identifierais comme une parataxe qui, en juxtaposant les regards-clés et les filles, suggérerait que le regard est la clé qui ouvre au monde, et par conséquent que la femme-paysage se trouvant devant le je lui apprend à voir le monde. Auriez-vous d’autres impressions sur ce vers en particulier ? Merci !

Bonsoir,

Le vers est effectivement surprenant.

Je le comprends comme toi : la femme apprend au poète à voir le monde, elle éduque son regard. La deuxième affirmation (filles) renvoie sans doute au double mouvement du poème, le dialogue entre le monde extérieur (le paysage féminin) et le monde intérieur (les miroirs qui renvoient les sentiments, les impressions).