Bonjour
pourriez vous m’aider avec ces vers tirés du poème "À Villequier":
Je ne résiste plus à tout ce qui m’arrive
Par votre volonté.
L’âme de deuils en deuils, l’homme de rive en rive,
Roule à l’éternité.
Nous ne voyons jamais qu’un seul côté des choses ;
L’autre plonge en la nuit d’un mystère effrayant.
L’homme subit le joug sans connaître les causes.
Tout ce qu’il voit est court, inutile et fuyant.
Qu’est-ce qu’il veut dire par ces deux vers? c’est-surtout l’expression "mystère effrayant" qui me pose problème. quel est ce mystère? pourquoi il voit qu’il et effrayant?
Il y a aussi cette partie du poème "les malheureux" qui n’est pas claire pour moi:
Mais la foule s’écrie: -- Oui, sans doute, c’est beau,
Le martyre, la mort, quand c’est un grand tombeau!
Quand on est un Socrate, un Jean Huss, un Messie!
Quand on s’appelle vie, avenir, prophétie!
Quand l’encensoir s’allume au feu qui vous brûla,
Quand les siècles, les temps et les peuples sont là
Qui vous dressent, parmi leurs brumes et leurs voiles,
Un cénotaphe énorme au milieu des étoiles,
Si bien que la nuit semble être le drap du deuil,
Et que les astres sont les cierges du cercueil!
Le billot tenterait même le plus timide
Si sa bière dormait sous une pyramide.
Quand on marche à la mort, recueillant en cheminLa bénédiction de tout le genre humain,
Quand des groupes en pleurs baisent vos traces fières,
Quand on s’entend crier par les murs, par les pierres,
Et jusque par les gonds du seuil de sa prison:Fantôme éblouissant, tu vas dorer l’histoire,
J’ai l’impression qu’il présente ici la mort d’une manière positive. Pour un martyre, la mort n’est pas la fin. Elle est une etape nécessaire pour accéder à l’éternité car les grands esprit vivent eternellement dans la mémoire des humains.
J’ai peur que mon analyse soit superficielle. j’attends vos explications et vos interprétations de ces vers.



