Molière, L’École des femmes, acte IV, scène 2

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour ! J’aurais besoin d’aide pour formuler ma problématique de plan et éventuellement pour avoir des conseils pour mon axe de plan ! Je suis à la fac, je dois travailler sur l’acte IV scène 2 de l’école des femmes de MolièreDans la scène 2 de l’acte IV de cette pièce, le notaire disserte longuement et de manière savante sur le douaire (portion de biens qui était donnée à une femme par son mari à l’occasion du mariage)Arnolphe exprime son d’espoir amoureux, il ne voit pas le notaire. Il se parle à lui-même, mais le notaire lui répond comme s’il l’entendait. Il s’agit d’un soliloque. Pour moi il est important de souligner le schéma farcesque de ce passage, un nouveau quiproquo qui rajoute au comique de la pièce ?Je peux poster l’extrait si vous voulez ? Je vous remercie de votre aide, j’ai du mal à trouver 3 axes pour mon plan, je ne vois que le comique de la situation dans cette scène ?

LE NOTAIRE, ARNOLPHE.

LE NOTAIRE

 Ah le voilà ! Bonjour, me voici tout à point

Pour dresser le contrat que vous souhaitez faire.

ARNOLPHE,  Comment faire ?

LE NOTAIRE

 Il le faut dans la forme ordinaire.

ARNOLPHE, À mes précautions je veux songer de près.

LE NOTAIRE Je ne passerai rien contre vos intérêts.

ARNOLPHE,  Il se faut garantir de toutes les surprises.

LE NOTAIRE

Suffit qu’entre mes mains vos affaires soient mises,

Il ne vous faudra point de peur d’être déçu,

Quittancer le contrat que vous n’ayez reçu .

ARNOLPHE, sans le voir. 

J’ai peur si je vais faire éclater quelque chose

Que de cet incident par la ville on ne cause.

LE NOTAIRE

Hé bien il est aisé d’empêcher cet éclat,

Et l’on peut en secret faire votre contrat.

ARNOLPHE, sans le voir. 

Mais comment faudra-t-il qu’avec elle j’en sorte ?

LE NOTAIRE 

Le douaire se règle au bien qu’on vous apporte.

ARNOLPHE, sans le voir. 

Je l’aime, et cet amour est mon grand embarras.

LE NOTAIRE

On peut avantager une femme en ce cas.

ARNOLPHE, sans le voir. 

Quel traitement lui faire en pareille aventure ?

LE NOTAIRE L’ordre est que le futur doit douer la future

Du tiers du dot qu’elle a , mais cet ordre n’est rien,

Et l’on va plus avant lorsque l’on le veut bien.

ARNOLPHE, sans le voir. Si…

LE NOTAIRE, Pour le préciput , il les regarde ensemble, 

Je dis que le futur peut comme bon lui semble

Douer la future.

ARNOLPHE, l’ayant aperçu. 

Euh !

LE NOTAIRE Il peut l’avantager

 Lorsqu’il l’aime beaucoup et qu’il veut l’obliger,

Et cela par douaire, ou préfix qu’on appelle,

Qui demeure perdu par le trépas d’icelle,

Ou sans retour, qui va de ladite à ses hoirs,

Ou coutumier, selon les différents vouloirs,

Ou par donation dans le contrat formelle,

Qu’on fait, ou pure et simple, ou qu’on fait mutuelle ;

Pourquoi hausser le dos ? Est-ce qu’on parle en fat,

Et que l’on ne sait pas les formes d’un contrat ?

Qui me les apprendra ? Personne ; je présume.

Sais-je pas qu’étant joints on est par la coutume,

Communs en meubles, biens, immeubles et conquêts,

À moins que par un acte on y renonce exprès ?

Sais-je pas que le tiers du bien de la future

Entre en communauté ? pour…

ARNOLPHE 

Oui, c’est chose sûre, 

Vous savez tout cela, mais qui vous en dit mot ?

LE NOTAIRE 

Vous qui me prétendez faire passer pour sot,

En me haussant l’épaule, et faisant la grimace.

ARNOLPHE La peste soit fait l’homme , et sa chienne de face.

Adieu. C’est le moyen de vous faire finir.

LE NOTAIRE Pour dresser un contrat m’a-t-on pas fait venir ?

ARNOLPHE Oui, je vous ai mandé : mais la chose est remise,

 Et l’on vous mandera quand l’heure sera prise.

Voyez quel diable d’homme avec son entretien ?

LE NOTAIRE 

Je pense qu’il en tient , et je crois penser bien.

Merci beaucoup Jehan, c’est très gentil de ta part 🦋

Peut être une partie sur le pathétisme d’Arnolphe ?

Bonsoir @chloebcq D’abord il convient de réfuter l’idée que cette scène appartiendrait à la farce : point de coups, point de grossièretés…Nous pouvons en revanche explorer plusieurs pistes :la satire des juristes, leur jargon, leur manque d’attention à leurs clients, ils ne se soucient pas de savoir s’ils sont compris… À noter le tour de force de Molière qui met le code en vers pour notre plus grand plaisir.le quiproquo révélateur le soliloque (aborder la double énonciation théâtrale)ce que nous apprenons du caractère d’Arnolphe,En conclusion, la peinture subtile d’un personnage ridicule : le public ne peut s’apitoyer sur ce vieil homme qui souffre.