Zola, L’Assommoir, chapitre 12 - Monsieur, écoutez donc…

Entraide scolaire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, je suis en galère je doit rendre un commentaire composé j’ai 1 semaine , pouvez vous m’aider à trouver une problématique et construire mon plan pour un commentaire argumenté de l’extrait suivant d’Emile Zola, l’assommoir du chapitre 12 :

— Monsieur, écoutez donc…

Mais les hommes passaient. Elle partait des abattoirs, dont les décombres puaient le sang. Elle donnait un regard à l’ancien hôtel Boncœur, fermé et louche. Elle passait devant l’hôpital de Lariboisière, comptait machinalement le long des façades les fenêtres éclairées, brûlant comme des veilleuses d’agonisant, avec des lueurs pâles et tranquilles. Elle traversait le pont du chemin de fer, dans le branle des trains, grondant et déchirant l’air du cri désespéré de leurs sifflets. Oh ! que la nuit faisait toutes ces choses tristes ! Puis, elle tournait sur ses talons, elle s’emplissait les yeux des mêmes maisons, du défilé toujours semblable de ce bout d’avenue ; et cela à dix, à vingt reprises, sans relâche, sans un repos d’une minute sur un banc. Non, personne ne voulait d’elle. Sa honte lui semblait grandir de ce dédain. Elle descendait encore vers l’hôpital, elle remontait vers les abattoirs. C’était sa promenade dernière, des cours sanglantes où l’on assommait, aux salles blafardes où la mort raidissait les gens dans les draps de tout le monde. Sa vie avait tenu là.

— Monsieur, écoutez donc…

Et, brusquement, elle aperçut son ombre par terre. Quand elle approchait d’un bec de gaz, l’ombre vague se ramassait et se précisait, une ombre énorme, trapue, grotesque tant elle était ronde. Cela s’étalait, le ventre, la gorge, les hanches, coulant et flottant ensemble. Elle louchait si fort de la jambe, que, sur le sol, l’ombre faisait la culbute à chaque pas ; un vrai guignol ! Puis, lorsqu’elle s’éloignait, le guignol grandissait, devenait géant, emplissait le boulevard, avec des révérences qui lui cassaient le nez contre les arbres et contre les maisons. Mon Dieu ! qu’elle était drôle et effrayante ! Jamais elle n’avait si bien compris son avachissement. Alors, elle ne put s’empêcher de regarder ça, attendant les becs de gaz, suivant des yeux le chahut de son ombre. Ah ! elle avait là une belle gaupe qui marchait à côté d’elle ! Quelle touche ! Ça devait attirer les hommes tout de suite. Et elle baissait la voix, elle n’osait plus que bégayer dans le dos des passants :

— Monsieur, écoutez donc…

Merci d’avance

Bonsoir,

Il faut te prendre en main.

As-tu lu le roman ? Sinon, lis au moins un résumé. L’extrait se trouve vers la fin du récit.

En quoi ce texte est-il caractéristique du naturalisme ?

Quelles sont les intentions de l’auteur ? Quel registre ? Quelle focalisation ?

Pourquoi ces répétitions qui rythment le récit ?

Non il ne faut pas lire le roman je ne sait même pas cet extrait était du roman l’assommoir avant que le prof nous le dise, le prof nous a donner le texte tel quel et nous as demander de faire un commentaire dessus. Et sur l’extrait étudier il n’y a strictement rien pour le comprendre. Pas besoin d’être aussi odieux avec moi et dire qu’il faut me prendre en main je demande juste de l’aide, des axes pour m’orienter c’est fait pour cela ce site non ?

Jean-Luc n’est pas du tout odieux, il te donne des conseils judicieux, sans plus. Ce site est fait pour ça.

Bien sûr, c’est mieux de lire le livre, ce n’est pas obligé mais c’est mieux. C’est une bonne occasion de le faire. Il est facile à lire, la preuve : je l’ai lu ! C’est intéressant de voir la vie à Paris à l’époque de Zola.

Je ne l’ai malheureusement pas le livre mais j’ai lus le chapitre 12 car mon extrait fait partie de ce chapitre du livre mais j’ai beaucoup de lacune dans mes lectures ce qui me pose beaucoup de problème malgré que je lis assez fréquemment.

Si tu as lu le résumé, tu as sans doute perçu que Gervaise avait sombré dans l’alcoolisme, que, réduite à la misère, elle tentait de se prostituer pour survivre. Mais son manque d’hygiène l’a rendue repoussante.

Gervaise prend conscience de sa déchéance avec lucidité mais aussi dans les exagérations d’un esprit enfiévré par les vapeurs de l’alcool. Zola veut nous apitoyer sur cette descente aux enfers.

Muni de ces renseignements et des pistes données plus haut, tu analyses précisément le texte et ses effets.

Merci beaucoup !