Dissertation sur Du Bellay : "Pas un instant, chez cet homme de la Renaissance…"

Entraide scolaire

10 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjour j’ai un devoir  mais je ne comprend pas totalement la citation, pouvez vous m’aider à la reformuler .

 « Pas un instant, chez cet homme de la Renaissance, nourri de la culture gréco-latine, ne se laisse deviner la moindre exaltation ou le moindre enchantement. Pas un instant, “avecques l’air du ciel italien”, il n’a, dirait-on, “humé l’ardeur qui l’Italie enflamme”. Pas un instant ne retentit dans ces vers une invitation au voyage, mais la hantise désespérée au contraire du retour, de l’immobilité, de l’enracinement »

ceci est la citation, j’ai déjà quelques idées pour mon commentaire mais j’ai l’impression de mal comprendre la citation

Bonjour.

La citation commente un poème de Du Bellay…

Ne t’esbahis, Ronsard, la moitié de mon ame,

Si de ton Dubellay France ne lit plus rien,

Et si avecques l’air du ciel Italien

Il n’a humé l’ardeur que l’Italie enflamme.

Le sainct rayon qui part des beaux yeux de ta dame,

Et la saincte faveur de ton Prince et du mien,

Cela (Ronsard), cela, cela merite bien

De t’eschauffer le cœur d’une si vive flamme.

Mais moy, qui suis absent des rayz de mon Soleil,

Comment puis-je sentir eschauffement pareil

A celuy qui est près de sa flamme divine ?

Les costaux soleillez de pampre sont couvers

Mais des Hyperborez les eternels hyvers

Ne portent que le froid, la neige, et la bruine.

Dois-tu faire le commentaire du poème ?

Peux-tu nous dire ce que tu penses avoir compris, dans cette citation et dans ce poème ?

bonjour je dois faire un commentaire sur la citation, j’ai essayé de  reformuler la première partie , << a aucun moment Joachim du Bellay, qui connaît et s’inspire de la culture gréco-latine, il écrit sans la moindre émotion , ou enchantement. Aucun des vers n’invite à voyager mais plutôt à rester dans son pays. >> 

Bonsoir,

Cette citation signifie que du Bellay est un humaniste à part. Son séjour en Italie n’a pas produit le moindre émerveillement devant les restes de Rome. Il n’a que des Regrets. Il se sent expatrié et ne rêve que d’un retour dans son pays.

tres bien je comprends mieux merci.

Bonjour à tous je dois effectuer une dissertation mais je ne comprends pas du tout le sujet et comment mettre en place le plan (je vous poste le sujet ci-dessous). Je comprends en effet que celui-ci fait une certaine éloge de Du Bellay et

Affirmation de Jacques Borel à propos des Regrets "de Du Bellay :

«Pas un instant, chez cet homme de la Renaissance, nourri de la culture gréco-latine, ne se laisse deviner la moindre exaltation ou le moindre enchantement. Pas un instant, “avecques l’air du ciel italien”, il n’a, dirait-on, “humé l’ardeur qui l’Italie enflamme”. Pas un instant ne retentit dans ces vers une invitation au voyage, mais la hantise désespérée au contraire du retour, de l’immobilité, de l’enracinement"

Merci d’avance !

Bonjour,

J’ai répondu dans un autre fil que cette affirmation tend à démontrer que du Bellay est un humaniste de la Renaissance à part.

En effet dans les Regrets, du Bellay ne manifeste aucun enthousiasme pour l’Italie (paysages, douceur de vivre, luminosité, ruines). Il reste français et n’aspire qu’à retrouver son petit Liré.

Il te faut donc montrer et expliquer ce paradoxe des Regrets, comment et pourquoi cet humaniste nourri de culture gréco-latine est un déçu et un malheureux. Outre ses déboires dans la société romaine, etc. ne pas oublier qu’il a écrit Défense et Illustration de la langue française.

Merci beaucoup pour votre réponse. Pouvez-vous m’expliquer le rapport avec son ouvrage "Défense et Illustration de la langue française" ?

C’est son importance pour la langue française ?

À cette époque, pour les intellectuels, seuls le latin et le grec sont dignes de considération. À Rome, dans l’Église, la langue officielle est le latin. (Au même moment la Réforme revendique les langues vernaculaires). Malgré cet environnement culturel, du Bellay entend transformer la langue française « barbare » et « vulgaire » en une langue élégante et digne de respect. Elle doit, après son enrichissement, supplanter le latin comme langue d’enseignement et de culture. Du Bellay rêve donc de s’inspirer de l’héritage antique, mais de s’en émanciper en l’acculturant.