Traduction du grec ancien au français

Langues anciennes

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Dans mon édition des Pensées de Marc-Aurèle (collection Guillaume Budé, Les Belles Lettres), je n’ai pas exactement la même phrase. Et la traduction en français me paraît assez claire.

Voici :

(Τῷ) τὰ προγεγονότα ἀναθεωρεῖν (καὶ) τὰς τοσαύτας τῶν νῦν γινομένων μεταβολὰς // ἔξεστι καὶ τὰ ἐσόμενα προεφορᾶν.

Ce qui donne mot à mot en français :

Par le fait de considérer les choses passées (et) autant de changements qui se font aujourd’hui, il est possible aussi d’examiner à l’avance les choses qui seront.

Autrement dit :

En considérant le passé et tous les changements qui s’opèrent de nos jours, on peut également prévoir l’avenir.

L’anglais est plus redondant et poétique :

Regardez en arrière considérez le passé, avec sa succession d’empires, leur croissance et leur chute (qui s’élevèrent et s’effondrèrent) et vous pourrez également assister d’avance à l’avenir.

Le russe dit (je crois) :

Examiner de nouveau ce qui s’est déjà produit : Combien de puissances ont survécu et combien de métamorphoses !

Voir d’avance ce qui sera, cela aussi est possible.

μεταβολὰς/превращение => idée de transformation, métamorphose, peut-être plus forte que dans changing.

En fait les quatre versions me semblent voisines : Connaître le passé permet d’anticiper l’avenir;

Désolée de ne pouvoir approfondir davantage. Je manque de temps aujourd’hui.

Quelqu’un d’autre le fera peut-être.

Pour le plaisir, quelques versions françaises du livre VII, 49 des Pensées :Étudier le passé en remontant les siècles, et considérer les révolutions si nombreuses des Empires. Par ce moyen, on peut se faire une idée assez exacte de l’avenir ; car tous les événements futurs seront analogues à ceux du passé, et les choses ne peuvent pas sortir de l’ordre qu’elles suivent sous nos yeux. Ainsi, il est parfaitement égal de faire l’histoire humaine, ou pendant quarante ans, ou pendant quelques milliers d’années. Que pourrait-on voir de plus ? https://fr.wikisource.org/wiki/Pens%C3%A9es_pour_moi-m%C3%AAme/Livre_VII[upl-image-preview url=https://imgbb.com//T85cPDp/Capture.png]https://books.google.fr/books?id=4_fS6KqgAhwC&pg=PA13#v=onepage&q&f=false[upl-image-preview url=https://imgbb.com//BChTp7q/Capture1.png]https://books.google.fr/books?id=1p9QAAAAcAAJ&pg=PR43#v=onepage&q&f=false[upl-image-preview url=https://imgbb.com//h85hN3y/Capture2.png]https://books.google.fr/books?id=tTheAAAAcAAJ&pg=PA380#v=onepage&q&f=falseTout cela me semble bien proche d’une version à l’autre et aussi de la version anglaise.

Merci beaucoup pour vos réponses. J’ai montré la version russe à des amis russes, qui m’ont dit que c’était quasiment du charabia. D’où ma question. Existe-t-il un infinitif en grec ancien ?

Bonsoir.Oui : https://fr.wikibooks.org/wiki/Grec_ancien/Temps/Infinitif

Oui. Et l’infinitif grec peut être substantivé à l’aide de l’article neutre τό.

Bonjour. J’ai besoin de vos connaissances. Je ne fais pas de grec malheureusement mais face à ce passage, j’ai deux traductions du passage concernant le fait si les livres étaient considérés comme simplement connus (mais pas admis dans la canon). C’est la 1ere interprétation. La deuxième est que ces livres bibliques semblent etre connus et admis dans le canon de la Bible. Quel est votre avis? Καὶ ταῦτα μὲν ἐν ὁμολογουμένοις· τῶν δ’ ἀντιλεγομένων, γνωρίμων δ’ οὖν ὅμως τοῖς πολλοῖς, ἡ λεγομένη Ἰακώβου φέρεται καὶ ἡ Ἰούδα ἥ τε Πέτρου δευτέρα ἐπιστολὴ καὶ ἡ ὀνομαζομένη δευτέρα καὶ τρίτη Ἰωάννου, εἴτε τοῦ εὐαγγελιστοῦ τυγχάνουσαι εἴτε καὶ ἑτέρου ὁμωνύμου ἐκείνῳ.Kaí tafta mén en omologouménois: tón d’ antilegoménon, gnorímon d’ oún ómos toís polloís, i legoméni Iakóvou féretai kaí i Ioúda í te Pétrou deftéra epistolí kaí i onomazoméni deftéra kaí tríti Ioánnou, eíte toú evangelistoú tynchánousai eíte kaí etérou omonýmou ekeíno.Parce que je veux le savoir : qu’est ce qui engendre ceshésitations de nuances de traduction? Bonne journée. Encre.

Bonjour,

Vous nous parlez de deux traductions: quelles sont-elles?

Voici une traduction pêchée sur le site de Remacle: " Voilà les livres reçus de tous. Ceux qui sont contestés, quoiqu’un grand nombre les admettent, sont: l’épître dite de Jacques, celle de Jude, la seconde de Pierre, celles qu’on appelle la seconde et la troisième de Jean, qu’elle soit de l’évangéliste ou d’un homonyme."