Bonjour, j’aurai besoin d’arguments pour répondre a cette problématique : peut on considérer le roman de Mme de la Fayette comme une tragédie ?J’avais penser définir une tragédie puis parler de l’amour impossible, la mort de certains personnages, le langage soutenus (princesse de Clèves ne s’adresse pas directement aux hommes) et le fait que ce soit des personnages riches qui sont dans la cour Je remercie a ceux qui m’aideront UwU
La princesse de Clèves, une tragédie ?
3 réponses
Bonjour,
Vous avez quelques pistes, mais il faut organiser tout cela selon un plan clair.
En revanche, je ne vois pas vraiment le lien entre tragédie et "langage soutenu".
D’une part, La Princesse de Clèves est rédigé dans un style plutôt accessible (il se lit encore aisément aujourd’hui, ce n’est tout de même pas rien), d’autre part, la notion de "langage soutenu" est plus que discutable car très subjective.
À votre place, je ne partirais donc pas là-dessus.
L’amour impossible, la mort, l’aristocratie certes, mais ce ne sont pas des ingrédients fondamentaux de la structure tragique, au mieux des récurrences. Je pense qu’il faut vous attacher à démontrer que les personnages, à commencer par Mlle de Chartres, sont soumis à des forces qui les dépassent (l’amour bien sûr, mais aussi les conventions sociales), à une fatalité dont ils sont les jouets et à laquelle ils ne peuvent échapper.
Le roman est tragique également dans son objectif. Il est manifeste que ce récit révèle une portée didactique, à la manière de la tragédie qui vise à l’édification morale du public. Il s’agirait de mettre en garde contre les ravages des passions… De plus, la portée morale de l’œuvre ne peut se concevoir sans tenir compte de l’arrière-plan religieux, notamment l’influence du jansénisme, qui est une clé de lecture ici indispensable.
L’analogie ne peut toutefois être poussée plus loin : la construction des personnages, l’importance accordée aux mécanismes intimes et aux comportements, distinguent définitivement ce roman d’analyse des tragédies.
Bonsoir,
On peut noter aussi que les observations sur les mœurs de la cour frisent le ridicule cher à Molière. Ces papotages, ces jalousies, ces mesquineries créent cependant un carcan pour Mme de Clèves. Certains comportements, comme le vol ou l’amant caché, sont propres à la comédie. Cependant dans le roman de Mme de La Fayette ils concourent au registre tragique.



