Introduction à deux lectures linéaires : La Rochefoucauld et Fénelon

Entraide scolaire

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,Je dois faire 2 lectures linéaires pour le bac de français . J ’ai bien compris le sens des textes mais je ne parviens pas à écrire une introduction car je n’ai pas assez d’informations sur les auteurs, le mouvement, etc.. Les 2 textes sont issus des œuvres "Maximes, réflexions diverses" de François de La Rochefoucauld , et "Le singe" de Fénelon. Voici le 1er de La Rochefoucauld Il y a autant de diverses espèces d’hommes qu’il y a de diverses espèces d’animaux, et les hommes sont, à l’égard des autres hommes, ce que les différentes espèces d’animaux sont entre elles et à l’égard les unes des autres. Combien y-a-t-il d’hommes qui vivent du sang et de la vie des innocents, les uns comme des tigres, toujours farouches et toujours cruels, d’autres comme des lions, en gardant quelque apparence de générosité, d’autres comme des ours, grossiers et avides, d’autres comme des loups, ravissants et impitoyables, d’autres comme des renards, qui vivent d’industrie, et dont le métier est de tromper ! Combien y a-t-il d’hommes qui ont du rapport aux chiens ! Ils détruisent leur espèce ; ils chassent pour le plaisir de celui qui les nourrit ; les uns suivent toujours leur maître, les autres gardent sa maison. Il y a des lévriers d’attache, qui vivent de leur valeur, qui se destinent à la guerre, et qui ont de la noblesse dans leur courage ; il y a des dogues acharnés, qui n’ont de qualités que la fureur ; il y a des chiens, plus ou moins inutiles, qui aboient souvent, et qui mordent quelquefois, et il y a même des chiens de jardinier. Il y a des singes et des guenons qui plaisent par leurs manières, qui ont de l’esprit, et qui font toujours du mal. Il y a des paons qui n’ont que de la beauté, qui déplaisent par leur chant, et qui détruisent les lieux qu’ils habitent. 50 Il y a des oiseaux qui ne sont recommandables que par leur ramage ou par leurs couleurs. Combien de perroquets, qui parlent sans cesse, et qui n’entendent jamais ce qu’ils disent ; combien de pies et de corneilles, qui ne s’apprivoisent que pour dérober ; combien d’oiseaux de proie, qui ne vivent que de rapine ; combien d’espèces d’animaux paisibles et tranquilles, qui ne servent qu’à nourrir d’autres animaux ! Il y a des chats, toujours au guet, malicieux et infidèles, et qui font patte de velours ; il y a des vipères dont la langue est venimeuse, et dont le reste est utile ; il y a des araignées, des mouches, des punaises et des puces, qui sont toujours incommodes et insupportables ; il y a des crapauds, qui font horreur, et qui n’ont que du venin ; il y a des hiboux, qui craignent la lumière. Combien d’animaux qui vivent sous terre pour se conserver ! Combien de chevaux, qu’on emploie à tant d’usages, et qu’on abandonne quand ils ne servent plus ; combien de bœufs, qui travaillent toute leur vie pour enrichir celui qui leur impose le joug ; de cigales, qui passent leur vie à chanter ; de lièvres, qui ont peur de tout ; de lapins, qui s’épouvantent et rassurent en un moment ; de pourceaux, qui vivent dans la crapule et dans l’ordure ; de canards privés, qui trahissent leurs semblables, et les attirent dans les filets, de corbeaux et de vautours, qui ne vivent que de pourriture et de corps morts ! Combien d’oiseaux passagers, qui vont si souvent d’un bout du monde à l’autre, et qui s’exposent à tant de périls, pour chercher à vivre ! Combien d’hirondelles, qui suivent toujours le beau temps ; de hannetons, inconsidérés et sans dessein ; de papillons, qui cherchent le feu qui les brûle ! Combien d’abeilles, qui respectent leur chef, et qui se maintiennent avec tant de règle et d’industrie ! Combien de frelons, vagabonds et fainéants, qui cherchent à s’établir aux dépens des abeilles ! Combien de fourmis, dont la prévoyance et l’économie soulagent tous leurs besoins ! Combien de crocodiles, qui feignent de se plaindre pour dévorer ceux qui sont touchés de leur plainte ! Et combien d’animaux qui sont assujettis parce qu’ils ignorent leur force ! Toutes ces qualités se trouvent dans l’homme, et il exerce, à l’égard des autres hommes, tout ce que les animaux dont on vient de parler exercent entre eux. et voici le 2ème de Fénelon: Un vieux singe malin était mort, son ombre descendit dans la sombre demeure de Pluton, où elle demanda à retourner parmi les vivants.Pluton voulait la renvoyer dans le corps d’un âne pesant et stupide, pour lui ôter sa souplesse, sa vivacité et sa malice ; mais elle fit tant de tours plaisants et badins, que l’inflexible roi des Enfers ne put s’empêcher de rire, et lui laissa le choix d’une condition. Elle demanda à entrer dans le corps d’un perroquet. « Au moins, disait-elle, je conserverai par là quelque ressemblance avec les hommes, que j’ai si longtemps imités. Étant singe, je faisais des gestes comme eux ; et étant perroquet, je parlerai avec eux dans les plus agréables conversations. »A peine l’âme du singe fut introduite dans ce nouveau métier, qu’une vieille femme causeuse l’acheta. Il fit ses délices ; elle le mit dans une belle cage. Il faisait bonne chère, et discourait toute la journée avec la vieille radoteuse, qui ne parlait pas plus sensément que lui. Il joignait à son nouveau talent d’étourdir tout le monde je ne sais quoi de son ancienne profession : il remuait la tête ridiculement ; il faisait craquer son bec ; il agitait les ailes de cent façons, et faisait de ses pattes plusieurs tours qui sentaient encore les grimaces de Fagotin. La vieille prenait à toute heure ses lunettes pour l’admirer. Elle était bien fâchée d’être un peu sourde, et de perdre quelquefois des paroles de son perroquet, à qui elle trouvait plus d’esprit qu’à personne. Le perroquet gâté devint bavard, importun et fou. Il se tourmenta si fort dans sa cage, et but tant de vin avec la vieille, qu’il en mourut.Le voilà revenu devant Pluton, qui voulut cette fois le faire passer dans le corps d’un poisson, pour le rendre muet ; mais il fit encore une farce devant le roi des ombres, et les princes ne résistent guère aux demandes de mauvais plaisants qui les flattent. Pluton accorda donc à celui-ci qu’il irait dans le corps d’un homme. Mais, comme le dieu eut honte de l’envoyer dans le corps d’un homme sage et vertueux, il le destina au corps d’un harangueur ennuyeux et importun, qui mentait, qui se vantait sans cesse, qui faisait des gestes ridicules, qui se moquait de tout le monde, qui interrompait toutes les conversations les plus polies et les plus solides, pour des riens et les sottises les plus grossières.Mercure, qui le reconnut dans ce nouvel état, lui dit en riant : « Ho ! ho ! je te reconnais ; tu n’es qu’un composé du singe et du perroquet que j’ai vus autrefois. Qui t’ôterait tes gestes et tes paroles apprises par coeur sans jugement, ne laisserait rien de toi. D’un joli singe et d’un bon perroquet, on n’en fait qu’un sot homme. »O combien d’hommes dans ce monde, avec des gestes façonnés, un petit caquet et air capable, n’ont ni sens ni conduite !La 1ère problématique (LA ROCHEFOUCAULD) est "Comment la comparaison animale permet-elle de faire ressortir les défaut de l’homme?" et la 2ème (FENELON) est "Comment l’auteur tisse-t-il le portrait de l’honnète homme tout au long du récit?"Pouvez-vous m’aider juste pour l’introduction?😁

Bonsoir,

S’agit-il d’un seul exercice (commentaire comparé) ou de deux (commentaires distincts) ?

Bonjour,

Il s’agit de 2 commentaires distincts

Bonjour,

Regarde dans le lien suivant ce qui concerne l’introduction du commentaire

https://www.etudes-litteraires.com/commentaire

Comme tu ne sais pas grand-chose des deux œuvres de ces deux écrivains, tu peux au moins écrire qu’ils appartiennent au Siècle classique et qu’ils se sont distingués comme moralistes (écrivains qui ont scruté les mœurs de leur temps). Tu appliques ensuite les caractéristiques recommandées pour l’introduction dans cette fiche.

En cas de difficulté reviens nous voir.

Bonjour,

J’ai fait l’introduction pour la Rochefoucauld et j’ai dit que c’était un auteur classique car dans ses textes, il s’efforce de dresser le portrait de l’honnête homme. Cependant je ne sais pas comment justifier que Fénelon s’inscrit lui aussi dans le classicisme.

Bonjour,

Fénelon par ses dates de naissance et de mort est un contemporain du règne de Louis XIV. Mais si tu veux réaliser une introduction dans le même style que pour La Rochefoucauld, précise simplement qu’il a été sur la proposition de Madame de Maintenon, la seconde épouse du Roi-Soleil, nommé précepteur du duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, et qu’il a enseigné à son élève « toutes les vertus d’un chrétien et d’un prince », Pour son éducation, il a écrit les fameux Voyages de Télémaque.