Bonjour,
dans un récent e-mail mon correspondant de langue anglaise (US) écrit " please bare with me" après être convenu du traitement par un autre moyen d’une question pour laquelle j’espérais son concours, mais de façon amicale sans aucune difficulté sur l’autre option retenue.
Comment faut-il traduire cette expression : "ok je ne m’en occupe pas" , " si tu es d’accord, on fait comme ça et je ne m’en occupe pas " , "fiche moi la paix" … autre ?
dans quels cas peut-on utiliser cette expression " bare with something …’ et dans quel sens ?
merci
Ton correspondant semble faire une faute d’orthographe fréquente : c’est please bear with me, je demande votre indulgence.
https://grammar.yourdictionary.com/grammar/style-and-usage/bear-with-me-or-bare-with-me-which-is-correct.html
Bien vu, merci … pour cette excellente explication .. .
On pouvait en effet comprendre "bare with me " mot à mot " nu avec moi" ou pouvant signifier " la question est réglée" ou " l’affaire est close" puis " fiche moi la paix"…
Alors qu’il fallait simplement comprendre " bear with me" : "je vous demande un peu de patience" ou accompagnez-moi dans cette attente.
Cela est à rapprocher avec la faute que font certains ( confondant "son" ( adjectif possessif) et "son" ( bruit) ) en disant "les fêtes battent leur plein" au lieu de "les fêtes battent son plein" ( il y a du bruit…). Il serait intéressant de savoir comment serait traduite "les fêtes battent leur plein" ( ( comportant cette faute ) dans une autres langue , par un traducteur ne connaissant pas cette subtilité.
Je pense aussi à la faute consistant à dire " il s’en est suivi" au lieu de " il s’est ensuivi" ( du verbe s’ensuivre en un mot) .
https://www.dictionnaire-academie.fr/article/QDL067
> @""#p557356 Bien vu, merci … pour cette excellente explication .. .On pouvait en effet comprendre "bare with me " mot à mot " nu avec moi" ou pouvant signifier " la question est réglée" ou " l'affaire est close" puis " fiche moi la paix"…Alors qu'il fallait simplement comprendre " bear with me" : "je vous demande un peu de patience" ou accompagnez-moi dans cette attente.Cela est à rapprocher avec la faute que font certains ( confondant "son" ( adjectif possessif) et "son" ( bruit) ) en disant "les fêtes battent leur plein" au lieu de "les fêtes battent son plein" ( il y a du bruit…). Il serait intéressant de savoir comment serait traduite "les fêtes battent leur plein" ( ( comportant cette faute ) dans une autres langue , par un traducteur ne connaissant pas cette subtilité.Je pense aussi à la faute consistant à dire " il s'en est suivi" au lieu de " il s'est ensuivi" ( du verbe s'ensuivre en un mot) .En allemand, on peut dire :sind in vollem Gangou sind auf dem Höhepunkt En fait, le possessif est absent. Les deux expressions signifient en gros "sont à leur point culminant". Donc, une faute d’après le Dictionnaire de l’Académie et le Littré).
En effet selon le dictionnaire de l’Académie de française:
"Si l’expression battre son plein a naguère encore suscité quelques controverses, tous les spécialistes s’accordent aujourd’hui à donner raison à Littré. Dans cette expression empruntée à la langue des marins, son est bien un adjectif possessif et plein un substantif, les meilleurs auteurs se rangent à ce point de vue. Le plein, c’est la pleine mer, et l’on dit que la marée bat son plein lorsque, ayant atteint sa plénitude, elle demeure un temps stationnaire. On dit donc bien Merci pour cette réponse , bien étonnante car contraire à ce que l’on m’a appris ( je suis relativement âgé…) .
Mais la langue est vivante , donc elle évolue , il faut donc accepter cette évolution . Je trouve toutefois l’explication quelque peu acrobatique et plus que discutable. Il aurait peut-être été préférable d’admettre cette utilisation fautive en raison de sa fréquence irrésistible comme a été admis (semble -t-il) l’expression " avoir convenu" au lieu de "être convenu" ( s’être mis d’accord sur quelque chose) ( à vérifier ).
Bonjour, je suis aussi de l’avis de Fandixhuit : le "possessif, son " n’a pas sa place dans "battre son plein"; en outre le verbe "battre" peut bien être associé à ’son’ dans le sens de ’effet sonore’ . Il y aussi l’expression "battre son plein" pour traduire le son d’une cloche en bon état, non fêlée ou dont le battant n’a pas été enveloppé par une étoffe pour sonner le glas .
Fandixhuit a dit que le possessif était absent, mais elle parlait de l’équivalent allemand, dans lequel il n’y a pas non plus le verbe "battre", d’ailleurs. Et on remarquera que lorsqu’elle traduit au plus près en français, elle réintroduit un possessif :
sind auf dem Höhepunkt = sont à leur point culminant ( d’où "battent leur plein"…)
Citons le Robert des expressions et locutions :
Au figuré et dans un sens voisin, on trouve être dans son plein,qui fait référence au plein de la lune. Il s’agit bien de plein substantif et de l’adjectif possessif.
Et ce dictionnaire traite de "cuistres" ceux qui y voyaient "un son plein", et qui "fiers de leur élégance", accusaient faussement de barbarisme les tenants du possessif.
Après recherche en ligne , on trouve des explications plus ou moins acceptables dans les deux sens… Il semble bien difficile d’affirmer quoi que ce soit dans cette affaire qui ne relève pas de sciences exactes , mais d’avis plus ou moins discutables ou plus probablement d’usages qui deviennent la règle, à tort ou à raison, dans le temps, par la fréquence d’utilisation, sans se soucier de logique ou de cohérence.
En effet, le rapprochement avec des expressions de même sens , mais en langue étrangère, ne peut être recevable , par définition, pour justifier l’une ou l’autre des explications dans une autre langue, dès lors qu’il s’agit d’images ou de métaphores . ( Par exemple " il tombe des cordes" et "it rains cat and dogs" ! ) . Dans la langue française, au sujet de l’expression "battre son plein" , pourquoi devrait-on retenir l’explication fondée sur le ’niveau de la marée’ plutôt que celle fondée sur le ’son de la ’cloche’ ?
L’illustration du Robert ou le rapprochement qui est fait avec "la lune qui est dans son plein" me paraît plus que discutable car on n’a jamais lu ni entendu au sujet de la lune qu’elle "battrait son plein".
Il faut se résoudre parfois à ignorer la véritable origine des mots et des expressions et se contenter de… plusieurs explications. C’est un peu la même chose avec "Autant/Au temps pour moi". Nul ne sait le fin mot de l’histoire, mais certains seraient prêts à se battre pour soutenir qu’ils utilisent la seule bonne orthographe !
on n’a jamais lu ni entendu au sujet de la lune qu’elle "battrait son plein".
Certes non, pour la lune, ce serait inapproprié. "La lune est dans son plein" est cité pour souligner que lorsque "plein" est un substantif, "son plein" est l’équivalent de "son maximum (de rondeur)".
Trouve-t-on des citations (littéraires ou non) prouvant l’usage de "battre son plein"
pour les cloches et les tambours ?
> @""#p557608 Il faut se résoudre parfois à ignorer la véritable origine des mots et des expressions et se contenter de… plusieurs explications. C'est un peu la même chose avec "Autant/Au temps pour moi". Nul ne sait le fin mot de l'histoire, mais certains seraient prêts à se battre pour soutenir qu'ils utilisent la seule bonne orthographe !En effet. Voir ici => https://www.projet-voltaire.fr/regles-orthographe/au-temps-pour-moi-ou-autant-pour-moi/C’est une expression utilisée souvent par les militaires. Conclusion de l’article :"Pour autant, l’Académie française est formelle : c’est la graphie « au temps » qui doit être retenue. Bien sûr, vous pouvez toujours dire « autant pour moi » au garçon de café si vous souhaitez commander la même chose que votre compagnon de table. En outre, c’est bien « autant » qui compose le titre du film Autant en emporte le vent avec l’inoubliable Scarlett O’Hara et « ô temps » (suspends ton vol), tiré du célèbre poème de Lamartine !"
Trouve-t-on des citations (littéraires ou non) prouvant l’usage de "battre son plein" pour les cloches et les tambours ?En fait, l’expression "battre son plein" est relativement récente. On la voit se répandre seulement à la fin du XIXe siècle. Auparavant, on la trouve clairement associée à la mer :Pendant les six premières heures du jour, la mer monte.C’est ce qu’on appelle le flux ou flot, et, lorsqu’elle a atteint son niveau le plus élevé, sa plus grande hauteur relative, on la nomme Les marins disent alors que la mer est étale, ou Une fois arrivée ainsi à son maximum de hauteur relative, le phénomène du reflux se manifeste, c’est-à-dire que la mer descend pendant les six autres heures, temps au bout duquel elle parvient à son plus bas terme, à son minimum de hauteur relative, qui est connu sous le nom de https://books.google.fr/books?id=p6cDAAAAMAAJ&pg=RA1-PA2#v=onepage&q&f=false Le moment où la mer est étale et bat son plein, est le temps le plus favorable au baigneur pour deux motifs : d’abord parce qu’il faut moins de temps pour aller la chercher; et ensuite parce qu’elle est plus limpide et plus belle, et surtout parce qu’elle est plus sûre, en ce sens que le baigneur, au lieu d’être poussé par la vague en avant ou en arrière, se trouve, au contraire, en quelque sorte, soutenu sur un lit égal et tranquille. C’est donc cet état de la mer que le baigneur choisira de préférence pour prendre les bains. https://books.google.fr/books?id=LrdYAAAAcAAJ&pg=PA76#v=onepage&q&f=falseIl me semble que la mode des bains de mer a pu contribuer à faire entrer cette expression de marin dans la langue générale où elle a très vite fait son nid et fait oublier son origine maritime au point de laisser prospérer toute une dispute sur son origine. Je n’ai rien trouvé d’ancien qui se rapporte aux cloches et aux tambours. Plus exactement, si des ouvrages anciens reconnaissent qu’une cloche bien faite rend un son plein, on ne trouve pas l’expression "battre son plein".
D’accord. D’une manière générale, battre son plein (origine oubliée). En anglais (comme en allemand) = la saison bat son plein = it is the height of the season.
Bonjour, on peut s’accorder sur "la mer est à son plein " mais moins pour "la mer bat son plein" si l’on veut dire qu’elle a atteint son niveau le plus haut et qu’elle est calme . On pourrait comprendre l’emploi de "battre" lorsque la mer est furieuse en cas de tempête.
Se référer à un usage de la langue parlée est discutable car impossible à prouver. Il serait préférable de trouver des explications dans des écrits.
Sur l’expression "au temps " elle est d’origine militaire et les anciens s’en souviendront lorsqu’ils étaient sous les drapeaux et qu’ils faisaient ce que l’on appelait les "manoeuvres à pied" . En France , il y a un commandement préparatoire puis un commandement d’exécution.
Par exemple : commandement préparatoire : " en avant ! " ; la formation commandée doit accuser réception de l’instruction par un mouvement de la tête ( "coup de bouc"). En l’absence de réponse uniforme , celui qui donne les ordres , constatant que son commandement préparatoire n’a pas été bien reçu annule celui-ci en disant "au temps" , ce qui signifie retour à l’instant ( le temps ) précédent. Puis il envoie de nouveau le commandement préparatoire " en avant ! " , s’assure qu’il est bien reçu par tous ( mouvement général des têtes) , puis il envoie ( ou plutôt hurle) le commandement d’exécution ("marche") et le peloton démarre de façon parfaitement uniforme par le pied gauche. De même pour "présenter" , "arme" ou "arme sur l’épaule", "droite" ou "demi tour" , "droite"…. On trouve la même organisation logique dans le sport " à vos marques " "prêts", "partez " ( mais ici en trois temps). En musique aussi on parle de temps .
Il est bien question de la notion de temps et non de tant ni de autant.
En effet il faudra arriver à se faire une raison et à oublier ce que nos maîtres du temps passé nous ont enseigné, si l’on veut aujourd’hui être bien à la mode et s’aligner sur la majorité puisque la langue est "vivante" et donc doit évoluer semble-t-il . On risquerait de paraître pédant au regard des modernes si l’on voulait résister . A cet égard j’aimerais bien avoir l’avis des participants à cette discussion sur l’écriture inclusive .
On peut s’accorder sur "la mer est à son plein " mais moins pour "la mer bat son plein" si l’on veut dire qu’elle a atteint son niveau le plus haut et qu’elle est calme . On pourrait comprendre l’emploi de "battre" lorsque la mer est furieuse en cas de tempête.
Et les battements de cils, de paupières, ça implique quelque chose de furieux ? Le battement de la mer étale à marée haute, son seul mouvement, c’est son clapotis contre la côte.
Il serait préférable de trouver des explications dans des écrits.
En dehors des textes consacrés aux hypothèses sur l’origine de cette locution, il ne semble pas qu’on ait utilisé dans des écrits l’expression "battre son plein" à propos de cloches ou de tambours. En revanche, on a bien utilisé dans des écrits "battre son plein" à propos de la mer. Et sûrement pas pour dire qu’elle est plus sonore à marée haute.
Très bien , mais il n’est pas établi que la première personne qui a écrit "la fête bat son plein" ait voulu se référer à l’expression ( parlée ou écrite ?) relative au niveau élevé de la marée haute ou au clapotis des petites vagues sur le rivage. On pourrait plutôt penser qu’elle ait voulu faire référence au bruit ou au vacarme propre aux fêtes , ou au son des tambours ( on dit bien : battre tambour, tambours battant, en se référant au bruit dominant émis par cet instrument à percussion ) . On ne saura donc jamais avec certitude si le ’son’ en question dans l’expression d’origine " la fête bat son plein" est l’adjectif possessif "son" ou le substantif "son" ( effet sonore ) .
En outre si "plein" devait signifier "plat", "uni" , " égal" , " étale" , ne devrait-on pas écrire "plain " et non "plein" ?
On pourrait plutôt penser qu’elle ait voulu faire référence au bruit ou au vacarme propre aux fêtes , ou au son des tambours ( on dit bien : battre tambour, tambour battant, en se référant au bruit dominant émis par cet instrument à percussion )Si c’est le cas, elle a été bien mal inspirée d’utiliser une expression formellement identique à une expression déjà existante (battre son plein, au sens maritime) , en espérant à tort que l’on comprendrait spontanément " bruit maximum"…En outre si "plein" devait signifier "plat", "uni" , " égal" , " étale" , ne devrait-on pas écrire "plain " et non "plein" ?La mer étant aussi étale et plane à marée haute qu’à marée basse, on ne voit pas trop pourquoi le "plain" aurait été été l’apanage de la marée haute. En revanche, la marée haute emplissant les rades et bassins des ports, cela justifie pleinement la graphie "plein"…
Celui qui a écrit " la fête bat son plein" ne pouvait-il pas se référer à l’effet sonore de la fête ?
Devait-il obligatoirement employer l’expression existante ( ce qui reste à démontrer ,en citant le texte utilisant le verbe battre? ) se référant à la marée , " la marée est à son plein (ou plain ?) " .
Ne pourrait-il pas exister deux acceptions ? Pourquoi faudrait-il bannir l’une d’elle , alors qu’elle est cohérente et compréhensible ?
En fait cette discussion est uniquement causée par l’homophonie de deux mots sans aucun rapport entre eux: "son" adjectif possessif et " son" ( effet sonore).
Pour rire un peu, cette histoire est à rapprocher avec l’homophonie présente dans "les poules étaient sorties du poulailler dès qu’on leur avait ouvert la porte."… Si cette phrase avait seulement été dite et non écrite, il serait impossible de savoir ce que voulait vraiment dire son auteur.
"Les poules étaient sorties du poulailler dès qu’on leur avait ouvert la porte."Si cette phrase avait seulement été dite et non écrite, il serait impossible de savoir ce que voulait vraiment dire son auteur.
En revanche, que la phrase soit dite ou écrite, impossible de savoir si le premier qui a proféré "La fête bat son plein" pensait vraiment à un son plein. Et si c’est le cas, "battre (un) son plein" serait du pur charabia, vu qu’on n’a jamais dit ou écrit auparavant qu’un instrument "battait (un) son plein".