Bonjour, j’ai une dissertation de philo à rendre dans 3 semaines, le sujet : Peut-on vouloir la vérité ?
Je pense devoir davantage m’appuyer sur le lien entre vouloir et vérité, que sur la définition même de la vérité. Si vous avez des idées pour m’aider à nourrir cette dissertation (idée, concepts, thèse de philosophe), c’est avec plaisir. Merci beaucoup !😊
Bonjour, Quelle sont tes premières pistes ? Pour s’appuyer sur la relation entre deux termes, il faut tout de même commencer par les définir, pour voir ce qui les oppose ou les rapproche. Peut-on, ou doit-on vouloir la vérité ? Pourquoi n’en voudrait t-on pas ? Vouloir la vérité, est-ce la comprendre, ou simplement en avoir l’intuition ?Quelques noms dont tu peux parcourir les thèses : Platon, Descartes, Nietzsche, Sartre. Sois force de proposition, tu auras de l’aide ensuite!Bon courage.
D’accord pour les références. Seul Nietzsche, cependant, parle de "volonté de vérité" littéralement et il use fréquemment de cette expression. Pour les autres, ce serait plus le désir ou le besoin que la volonté de vérité. Il l’oppose souvent à la volonté de puissance.
N’importe, l’énoncé du sujet est retors. "Pouvoir vouloir", on ne voit pas très bien ce que cela signifie. On se demande si dans le pouvoir, il n’y a pas déjà un peu de volonté (elle participe sans doute au fait que je puisse, justement). Mais on ne voit guère ce qu’un vouloir aurait à gagner à se trouver réduit à une possibilité ou borné par un droit.
La vérité étant ce qu’elle est, est indépendante de moi, et elle s’impose comme vraie que je le veuille ou non. Le vouloir est donc débranché, mis hors circuit, semble t-il. La vérité, c’est ce qui vient borner ma volonté, lui donne la limite de son pouvoir : je peux pas faire que le vrai soit faux. Mais il résulte de là qu’on ne peut vouloir la fausseté.
Dans le langage courant, vouloir la vérité signifie savoir ce qu’il s’est passé. La question posée par le sujet nous entraînerait-elle vers les difficultés de l’enquête, vers les limites psychologiques et morales à exiger des aveux ? Bien sûr, je plaisante, les philosophes sont gens sérieux mais certains ne sont ni simples ni compréhensibles.
> @""#p557199 Bonjour, Quelle sont tes premières pistes ? Pour s'appuyer sur la relation entre deux termes, il faut tout de même commencer par les définir, pour voir ce qui les oppose ou les rapproche. Peut-on, ou doit-on vouloir la vérité ? Pourquoi n'en voudrait t-on pas ? Vouloir la vérité, est-ce la comprendre, ou simplement en avoir l'intuition ?Quelques noms dont tu peux parcourir les thèses : Platon, Descartes, Nietzsche, Sartre. Sois force de proposition, tu auras de l'aide ensuite!Bon courage.Bonjour, merci beaucoup pour ta réponse !Apres réflexion j’ai réussi a construire mon introduction, avec des pistes, des problèmes tels que : vouloir qqch c’est forcément avoir une représentation claire nette et précise ; mais avoir une représentation nette d’une vérité qu’on recherche n’a pas de sens, parce que si on la recherche c’est qu’on ne sait pas à quoi elle ressemble, donc si on a une représentation claire nette et précise, c’est qu’on l’a déjà trouvé. La volonté est un souhait réfléchi, elle se différencie du désir, qui est irrationnel. Si on veut la vérité c’est qu’on ne la possède pas, mais vouloir c’est toujours vouloir un objet particulier, clair or la vérité c’est toujours fuyant. Comment peut-on vouloir un horizon ? On peut désirer un horizon mais difficilement le vouloir.Par ailleurs vouloir la vérité, c’est seulement une vérité, ce n’est pas sûr qu’il y ait La VéritéVouloir quelque chose de précis peut nuire à la vérité, on peut aussi vouloir ce que la vérité n’est pas.Voila mes différents problèmes mais j’ai du mal à poser une problématique reprenant tout ces problèmes fondamentaux, mettant en évidence les tensions du sujets.Je compte faire un plan dialectique, avec une ouverture sur le mensonge en Troisième partie.Dis moi ce que tu en penses, merci beaucoup !