Victor Hugo, Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir j’ai un devoir maison à rendre pour la semaine prochaine sur le texte de Victor Hugo, "Chaque enfant qu’on enseigne", Les Quatre Vents de l’esprit, 1881. Dont la question est Comment Victor Hugo parvient-il à nous convaincre que l’école est indispensable dans la société ? (je vous remercie d’avance de m’aider)

A savoir que j’ai déjà relevé des idées qui sont ; qu’il essaie de faire culpabiliser les parents mais je n’ai pas trouvé le bon passage pour justifier cela dotant plus qu’il dénonce les insuffisances de l’état en utilisant "on" pour la société puis j’ai relevé également que l’éducation a le pouvoir et que le manque d’éducation conduit direct au "baigne".

Je vous mets le texte ci-dessous :

Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne.

Quatre vingt-dix voleurs sur cent qui sont au bagne

Ne sont jamais allés à l’école une fois,

Et ne savent pas lire, et signent d’une croix.

C’est dans cette ombre-là qu’ils ont trouvé le crime.

L’ignorance est la nuit qui commence l’abîme.

Où rampe la raison, l’honnêteté périt.

L’école est sanctuaire autant que la chapelle.

L’alphabet que l’enfant avec son doigt épelle

Contient sous chaque lettre une vertu ; le coeur

S’éclaire doucement à cette humble lueur.

Donc au petit enfant donnez le petit livre.

Marchez, la lampe en main, pour qu’il puisse vous suivre.

La nuit produit l’erreur et l’erreur l’attentat.

Faute d’enseignement, on jette dans l’état

Des hommes animaux, têtes inachevées,

Tristes instincts qui vont les prunelles crevées,

Aveugles effrayants, au regard sépulcral,

Qui marchent à tâtons dans le monde moral.

Allumons les esprits, c’est notre loi première,

Et du suif le plus vil faisons une lumière.

L’intelligence veut être ouverte ici-bas ;

Le germe a droit d’éclore ; et qui ne pense pas

Ne vit pas. Ces voleurs avaient le droit de vivre.

Songeons-y bien, l’école en or change le cuivre,

Tandis que l’ignorance en plomb transforme l’or.

Je dis que ces voleurs possédaient un trésor,

Leur pensée immortelle, auguste et nécessaire ;

Je dis qu’ils ont le droit, du fond de leur misère,

De se tourner vers vous, à qui le jour sourit,

Et de vous demander compte de leur esprit ;

Je dis qu’ils étaient l’homme et qu’on en fit la brute ;

Je dis que je nous blâme et que je plains leur chute ;

Je dis que ce sont eux qui sont les dépouillés ;

Je dis que les forfaits dont ils se sont souillés

Ont pour point de départ ce qui n’est pas leur faute ;

Pouvaient-ils s’éclairer du flambeau qu’on leur ôte ?

Ils sont les malheureux et non les ennemis.

Le premier crime fut sur eux-mêmes commis ;

On a de la pensée éteint en eux la flamme :

Et la société leur a volé leur âme.

Bonsoir,

La question importante est le comment.

Détermine d’abord si Hugo veut convaincre ou persuader. Les deux, mais avec une tendance forte à jouer avec les sentiments du lecteur (persuasion).

Quelques pistes :

des statistiques,des liens de cause à effetla paix et la sécuritél’humanisationéducation et moraleliens entre misère, analphabétisme et délinquanceculpabilisation des nantis indifférentsdes procédés de style caractéristiques : métaphores, anaphores (je dis), antithèses (nuit et lumière), une forme discursive… au service d’une stratégie argumentative

Tu pourrais organiser ton commentaire de manière linéaire : chaque strophe correspondrait à une partie.

Je vous remercie pour votre réponse.