Peut-on considérer que l’homme est un animal ?

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir

Y a-t-il une différence entre ces deux sujets de dissertation:

Peut-on considérer que l’homme est un animal?

L’homme est-il un animal?

"Être " et "pouvoir" déterminent-Ils l’analyse que nous ferons du sujet?

Bonsoir,

La première question pointe sur la considération, la réponse résultante est qu’il est raisonnable, sensé ou déraisonnable ou insensé d’envisager cette éventualité.

La deuxième question est fermée, la réponse résultante sera oui ou non.

Oui, il y a des choses considérables ou non, c’est-à-dire qui méritent qu’on les pèse, qu’on les analyse, qu’on les discute. On considère une hypothèse si elle est intéressante, fructeuse et on ne s’arrête pas à ce qui paraît absurde, contradictoire ou sans pertinence. Le premier énoncé facilité la problématisation, on s’interroge pour savoir si l’idée même que l’homme est un animal mérite notre attention. C’est l’affirmation (considérer veut dire aussi admettre, penser que, etc.), dans sa pseudo-évidence (qu’est-ce que l’homme pourrait être, si ce n’est d’abord un animal ?) qui va être questionnée.

Je ne suis pas sûre que J’ai bien saisi la différence. Le premier sujet présente une hypothèse et se demande si elle peut être véridique. Le deuxième s’interroge sur l’essence même de l’homme. Mais je pense qu’on aura le même plan pour les deux sujet:Plan provisoire pour sujet 1 et 2:Problématique: en quoi pouvons-nous dire que l’homme n’est qu’un animal qui s’est éloigné de sa vraie nature?A- il est possible de considérer que l’homme est un animal:1-Parce qu’il a besoin d’une femelle pour se reproduire 2-Parce qu’il a un instinct de survie qui peut le rendre violent et agressifB. Ceci dit, l’homme se distingue des animaux1- par la conscience réflexive 2-par les émotions C. Les frontières entre animalité et humanité sont indécises :1-le monstre: mi-homme mi-animal 2-l’homme: confronté à l’esprit de troupeau et au désir d’être libre Mon plan n’est pas bon. C’est juste pour montrer qu’on aura le même plan pour les deux sujets.

Bonjour,

Il me semble que le second sujet appellera un plan 1 - Oui, incontestablement l’homme appartient au règne animal, 2 - bien qu’il présente des différences avec les autres animaux (ces différences passent au second plan par rapport à l’animalité)

Le premier sujet procéderait de manière opposée 1 - Si l’homme appartient au règne animal, 2 - il s’en distingue radicalement, 3 - au point de vivre parfois ce rattachement comme une insulte, une faute, un comportement inadmissible, un rejet de la communauté.

Je ne suis pas sûre que J’ai bien saisi la différence.

Moi non plus. Car, de bric ou de broc, c’est un avis documenté que l’on te demande, même si cela n’est pas explicitement écrit dans la seconde formulation.

L’homme est-il un animal ? sous-entend évidemment Peut-on dire que l’homme est un animal, et adopter le même plan pour les deux sujets ne te posera à mon sens aucun problème. En revanche, oublier Aristote serait une grave erreur.

Il y a quand même une différence d’intention entre une question ouverte et une question fermée.

J’ose à peine apporter une pointe d’humour (si elle déplacée, vous l’ôterez…).On dit bien Homo homini lupus est (l’homme est un loup pour l’homme) et Serge Bouchard a ajouté : « L’homme est un loup pour l’homme, ce qui, vous en conviendrez, n’est pas très gentil pour le loup ».

Mais elle est charmante ! On peut dire qu’on ne l’a pas loupé même si la citation initiale est d’un Hobbes (scène) indécent.

Il y a quand même une différence d’intention entre une question ouverte et une question fermée

En quoi l’une est-elle plus ouverte ou plus fermée que l’autre, en ce cas précis qui nous occupe ?

J’aimerais bien que tu me l’expliques, tiens ! Parce que, non, je ne vois pas de différence de plan à adopter dans un devoir de philosophie, selon que l’on me pose l’une ou l’autre de ces deux questions. Je ne devrai pas répondre par oui ou par non, quelle que soit la question. il me faudra discuter de ce point abordé d’innombrables fois par la plupart des philosophes. Et ce n’est pas mon pauvre avis d’élève qu’on me demande, mais une réflexion argumentée.

La question ouverte ou fermée est repérable par la forme. Les sondeurs s’en servent habilement.

https://phgarin.wordpress.com/2016/04/04/difference-entre-question-fermee-et-question-ouverte/

Je n’ai pas inventé ces concepts. Pour l’exemple qui nous intéresse la deuxième question est fermée, elle est plutôt directive. La première s’entoure de plus de précautions, se montre plus nuancée, moins suggestive.

On pourrait effectivement créer une identité entre les deux formules, il me semble pourtant que la modalisation apporte ici des nuances. C’est ce que j’ai essayé de faire ressentir. Répondre par le même plan n’est pas une erreur mais c’est un peu utiliser la question de cours. La première formule suggère que c’est justement en raison de sa différence radicale que l’homme peut se poser la question.

Si j’ai bien compris, le premier sujet nous invite à utiliser un plan concessif, tandis que le deuxieme trouvera toute son ampleur dans un plan dialectique.

j’ai une petite demande: veuillez changer le titre de cette page. Mon but n’était pas de trouver un plan à ces sujets mais de comprendre la différence entre les deux énoncés.

> @""#p555933 J'ose à peine apporter une pointe d'humour (si elle déplacée, vous l'ôterez…).On dit bien Homo homini lupus est (l'homme est un loup pour l'homme) et Serge Bouchard a ajouté : « L'homme est un loup pour l'homme, ce qui, vous en conviendrez, n'est pas très gentil pour le loup ».Je vais encore voler bas par rapport aux autres intervenants.Le capitalisme se résume à "l’homme est un loup pour l’homme" et pour le communisme, c’est le contraire.

J’ai une autre question d’ordre méthodologique:Est-ce qu’on est obligé de suivre ce type de plan avec ce genre de sujets: Oui+non+synthèse Est-ce qu’on a le droit de commencer par " non", puis passer au " oui" pour finalement donner une synthèse. Je m’excuse, je pose trop de questions.

Bonsoir,Le plan dialectique est plutôtOui ou Non (Tu peux commencer par accepter la thèse ou la refuser)MaisDépassement (en effet il est quasiment impossible de synthétiser deux thèses opposées)

> @""#p555933 J'ose à peine apporter une pointe d'humour (si elle déplacée, vous l'ôterez…).On dit bien Homo homini lupus est (l'homme est un loup pour l'homme) et Serge Bouchard a ajouté : « L'homme est un loup pour l'homme, ce qui, vous en conviendrez, n'est pas très gentil pour le loup ».Dans la même veine, je ne sais plus quel humoriste (Guitry ? ce serait bien dans sa manière) disait que si l’homme est un roseau pensant (Pascal), la femme est un roseau dépensant. Ceci pour dire, plus sérieusement que l’idée que l’homme a besoin d’une femme ne semble par appartenir au sujet. Par homme, on entend bien ici l’espèce humaine, la différence de genre ne doit pas intervenir. Je ne crois pas que ce soit le lieu d’une remise en question du mot "homme", qui ne serait que le mâle !

"La femme est un roseau dépensant " ce n’est pas de Guitry (ça aurait pu, c’est vrai).

C’est de Jules Renard, dans son Journal.

Renard, merci, j’aurais pu le flairer.Je n’ai pas lu son Journal, dont on me dit le plus grand bien, mais on ne m’a pas parlé du côté phallocrate chez lui, il est vrai que cet angle est assez nouveau. Pour ceux qui n’entendraient pas le mot d’esprit, pour des questions d’époque, il veut dire que les femmes nous charment à seule fin d’aller claquer notre pognon dans des fanfreluches. O tempora ! Pour revenir à la question, on remarque que ce n’est pas l’animal, mais la plante, qui nous dit plus ce qu’est l’homme, pour Pascal. Me rappelle un passage de Hegel (Philosophie du droit), que j’essayerais de retrouver si la question intéresse (ou si on ne me croit pas) où il dit que la différence entre l’homme et la femme est à peu près celle qui existe entre l’animal et la plante (sic !). Mais comme j’ai mentionné, ces considérations peuvent être dispersantes. Dans un même ordre d’idée, la distinction opérée par Jean-Luc - et qui me paraît évidente - peut échapper à des esprits moins habitués, et si cela ne vous paraît pas clair, soso, ignorez cette finesse inutile pour vous. Vous traitez l’homme est-il un animal ou n’est-il qu’un animal, et cela fera l’affaire. Vous feriez l’erreur de ne pas considérer le "peut-on considérer" (1)à l’agrégation, on vous proposerait de revenir vous présenter l’année prochaine, le temps d’aiguiser un peu votre approche. Mais dans votre cas, il n’y a pas le même degré d’exigence. (1) avec le fait que "peut-on" peut signifier : est-il possible ou "ai-je le droit de". Si je l’entends dans le premier sens, la différence des deux énoncés n’apparaît guère, mais pas dans la seconde entente, où elle est centrale. Il faudrait cette fois examiner les difficultés (parfois même les infamies) qu’il y a dans le fait qu’on considère ou qu’on traite les hommes comme des animaux. Il y a une dimension éthique, exemple, les mères porteuses. Est-ce que je peux considérer une femme comme un ventre ? Un homme comme une queue ? Confondre ce qu’il/elle a et ce quil/elle est ? L’homme étant un animal, quel mal y a-t-il à le réduire en esclavage ?

Peut- on considérer que… Peut-on dire que… Est-il juste de penser que… A-t-on le droit de de dire que …Est-il possible de de considérer…?D’accord, je serais une testarde invétérée (à chercher dans un dictionnaire si on habite au nord de la Loire) si je m’obstinais à prétendre qu’il n’y a pas de nuance entre les différentes formulations que peut prendre un sujet, et surtout en philosophie, où les mots, il faut les peser et où, moins on en dit, et plus on signifiera, et où, plus on en dit, et plus on trouvera quelqu’un pour bavasser sur le mot prononcé et qui en dit plus qu’il n’en dit, et sur lequel et faudrait s’interroger, et qu’il faudrait expliciter, et que…mais si…alors…etc.Ce que je voulais simplement dire -mais je ne me trouve apparemment pas face à des gens simples-, et après, on peut toujours me chercher des poux que l’on ne trouvera pas, c’est que, même avec la seule question abrupte : L"homme est-il un animal ? on n’allait pas se contenter de répondre oui ou non, ou encore I. oui , II. non, III. oui et non, comme adorent le faire la plupart de nos élèves qui ont adapté le plan dialectique à leur sauce, n’ayant pas encore, et on les comprend, assimilé Hegel. Et que cette seule question sous-entendait : Est-il possible de dire que l’homme est un animal ? Qu’est-ce qui nous permet de le penser ou non. Qu’elle n’interdisait aucunement de donner une dimension éthique à son propos en se demandant si la femme n’était qu’un ventre, et l’homme qu’une queue, et si l’homme étant un animal on pouvait le traiter comme tel en lui achetant des croquettes vitaminées, un manteau fourré pour l’hiver, et l’emmenant pisser ou plus dans la nature au bout d’une laisse.

Si bien sûr les mots ne comptent pas et que les regarder de près relève de l’argutie, de la sophistique, des pratiques auto-érotiques, on entend mais je ne conseillerais pas cette approche à qui se destine à des études littéraires. Etudes qui, il faut l’avouer, ont déjà perdu beaucoup de leur prestige d’antan et dont on peut dire, pour le moins, qu’elles ont perdu tout caractère d’obligation. Vulgairement parlant, si vous n’aimez pas, n’en dégoûtez pas les autres. Pour revenir au fond, il faut traiter le sujet. Et dans le sujet, je ne vois pas écrit thèse antithèse et foutaise. J’ai beau relire, je ne vois pas ça. En revanche, je vois bien "peut-on considérer", et j’imagine qu’en considérant, j’ai plus de chances de satisfaire qu’en faisant de la thèse et de la foutaise. Qui sont des manières de ne pas considérer. Ne mêlons pas Hegel à cela, le costume est trop petit. Faire tout rentrer dans un même moule à gaufres, ça peut ressembler à du Hegel, mais ce n’est pas sérieux et quand à la fin, Hegel quitte sa Souabe natale pour se faire naturaliser Normand (synthèse = ptêt ben que oui, ptêt ben que non), la dialectique est bien malmenée, et on n’éprouve pas vraiment le sentiment d’avoir conquis quelque chose.