Dans le cadre d’un travail je traduis un texte néolatin qui date du 17e siècle et qui n’a, à ma connaissance, jamais été traduit en langue française. Je coince un peu sur cette phrase (le contexte, c’est l’histoire d’un martyr chrétien persécuté car il s’écarte du culte officiel de Mithra en Perse)
Sic prae te Deos nihili orbe toto faciat hinc Phoebo tepens
Oriente populus : inde praecipitem mari
Condens Ibero : quisque tranversi poli
Sub utroque degunt axe ; nec sola inclytum
Ausonia numen regna : sed Persae tremant ;
Qui nunc regentum scelere pro ! miseri jacent ;
Alta sepulti nocte
Ma traduction, très bancale serait la suivante :
"Ainsi, que le peuple qu’échauffe ici le Soleil levant et que le peuple qui emporte le soleil qui se précipite dans la mer ibérique ne tiennent pour aucun prix les dieux sur toute la terre en comparaison à toi, et tous ceux qui vivent sous l’un et l’autre axe du ciel qui tourne (conception antique de la voûte céleste qui tourne peut-être ?) ; et que non seulement les royaumes d’Ausonie, mais aussi les Perses craignent ton illustre divinité ; Hélas, malheureux ceux qui par la scélératesse des rois sont étendus ensevelis dans une nuit profonde".
L’idée en gros c’est que les divinités paiennes (Deos) ne valent rien en comparaison au Dieu du christianisme (prae te).
Je crois qu’il y a un balancement : hinc/inde ; Orient / Occident (Ibero mari). J’ai envie de sous-entendre "solem" après praecipitem (l’idée du soleil qui plonge dans la mer ibérique) et de faire de condens un adjectif au nominatif pour qualifier "populus". Il y aurait "populus tepens Phoebo Oriente" d’un côté (le peuple qu’échauffe le Soleil Levant) et "populus condens praecipitem mari Ibero" le peuple "emportant" le soleil qui se précipite dans la mer. Mais ça serait un peu une anacoluthe donc je ne suis pas satisfait par cette hypothèse ? ça me semble beaucoup trop peu naturel et trop maniéré pour être exact.
En vous remerciant pour votre aide,
Maxime !



