Bonjour à tous,
J’ai une dissertation à faire sur les œuvres de Molière. J’aimerai, si possible, avoir quelques idées de votre part que je pourrai aborder dans le développement. Et aussi si vous avez des idées sur une problématique je suis preneuse. Merci à vous.
Voici le sujet :
"Maladie de la parole, mais aussi maladie de l’autorité : presque toutes les comédies de Molière sont faites avec un tyran ridicule. C’est même essentiellement de cela qu’on rit : d’une mauvaise autorité bafouée, subvertie, qui cède malgré elle au désir."
Dans quelle mesure ce jugement d’un critique éclaire-t-il la lecture des œuvres de molière?
(à savoir: Les Fourberies de scapin, le Malade imaginaire, Le Tartuffe…)
Bonjour,
Pour la problématique, tu as deux notions qui sont mises en avant : l’excès de pouvoir, le ridicule. Elles te renvoient au fondement de la comédie classique castigat ridendo mores, elle châtie les mœurs par le rire (ridicule).
En outre, Molière s’est inspiré de la comédie latine dont le schéma est le suivant : Le vieillard ou l’homme mûr (qui est encore plus présent dans ses dernières œuvres : Bourgeois gentilhomme, Fourberies de Scapin, Malade imaginaire) vient, par la commedia dell’arte, du couple comique latin composé d’un senex opposé à des adulescentes, dans un schéma traditionnel où le vieillard repoussant joue de son pouvoir pour interdire aux jeunes énergies l’accès aux femmes, et protéger, des héritiers amoureusement prodigues, une fortune patiemment amassée. Le tyran moliéresque exerce dans la sphère familiale privée. Molière dénonce cette autorité dévoyée et injustifiée, il la rend contre-productive, inefficace, source de tourments grotesques. Il en montre aussi tous les dangers dans l’éducation, l’équilibre personnel et la cellule familiale. Elle est en tous points contraire à la morale de l’honnête homme.
https://www.etudes-litteraires.com/honnete-homme
Le "dans quelle mesure" t’invite de plus à examiner les limites de ce schéma, source importante, mais assaisonné d’autres principes comiques… En particulier le rôle correcteur des valets et servantes, la tromperie, l’hypocrisie…
@Jean-Luc je voulais vous remercier pour votre commentaire.
Concernant "le malade imaginaire" j’ai parlé de l’autorité paternelle ( Argan et sa fille) et aussi de sa servante (Antoinette).
Pour résumer ce que j’ai fait, "Argan est malade de ne pas se faire entendre, malade de son manque d’autorité, en d’autres termes, il est malade de ne pas tenir son rôle de père."
Ensuite, pour les deux oeuvres restant (Tartuffe et les fourberies de Scapin) J’ai parlé de l’hypocrisie,mais aussi de l’autorité des maitres sur les valets et celle des pères sur les fils.
J’ai vraiment pris en considération votre commentaire je vous remercie.
@Aicha
Je suis bien content que mes conseils aient pu aider. 👍️