Bonjour, j’ai une dissertation à faire sur le sujets "que peuvent les mots contre les maux ?" Cependant je ne suis pas inspirée par ce sujet j’ai quelques éléments mais sans plus donc pourriez vous m’aider s’il vous plaît Mes idées :*Les mots peuvent réconforter qqn de malade et l’aider à vaincre sa maladie Ou au contraire" l’enfoncer "plus Dans le mal grâce à certains mots blessantsComme le dit Platon" les maux du corps sont les maux de l’âme, ainsi on ne doit pas chercher à guérir le corps sans chercher à guérir l’âme " c’est à dire que les mots sont capables de provoquer une modification corporelle Ex lorsqu’on est stress et répète souvent des mots négatifs notre corps traduit cela par des mal de tête, des distensions abdomenes œdème ect Ensuite j’ai commencé à évoquer le pouvoir des mots mais je ne sais pas si je dois en parler.
Que peuvent les mots contre les maux ?
11 réponses
Bonsoir,
Quelques pistes en plus de celles que tu as évoquées :
nommer le mal, connaître l’ennemi à affronter, identifier,raisonner au lieu de se laisser emporter par les émotions, analyser,relativiser, dédramatiser ou au contraire appeler la force du langage au service d’un combat,enchanter la douleur, la rendre supportable, exorciser le mal, prier, les formules magiques,communiquer, dénoncer, se solidariser…Bonsoir.
Sans doute faudrait-il prendre ici le terme "maux" dans un sens plus large que celui de "maladies". Ici, je pense que les "maux" peuvent désigner tout ce qui ne va pas, dans un sens très large. Par exemple, tout ce qui ne va pas dans la société, ce qui fonctionne mal, ce qui est injuste ou néfaste.
Avec des mots, on peut dénoncer ces maux, mais cela suffit-il ?
> @""#p554608 Bonsoir,Quelques pistes en plus de celles que tu as évoquées :nommer le mal, connaître l'ennemi à affronter, identifier,raisonner au lieu de se laisser emporter par les émotions, analyser,relativiser, dédramatiser ou au contraire appeler la force du langage au service d'un combat,enchanter la douleur, la rendre supportable, exorciser le mal, prier, les formules magiques,communiquer, dénoncer, se solidariser…Je ne comprends pas forcément le l’avant dernier point en quoi "des formules magiques" tel que s’il te plaît merci ect peuvent avoir un effet sur les maux ?
> @""#p554609 Bonsoir.Sans doute faudrait-il prendre ici le terme "maux" dans un sens plus large que celui de "maladies". Ici, je pense que les "maux" peuvent désigner tout ce qui ne va pas, dans un sens très large. Par exemple, tout ce qui ne va pas dans la société, ce qui fonctionne mal, ce qui est injuste ou néfaste.Avec des mots, on peut dénoncer ces maux, mais cela suffit-il ?Je vois ce que vous voulez exprimer par la, donc vous pensez que je pourrais prendre l’exemple des politiciens qui eux "parle pour rien" et de ce fait les maux de la société ne sont pas"gueris" grâce à leur parole mais au contraire à cause de leur parole il est possible qu’il crée des maux
Les sorciers utilisent des formules, donc des mots, pour guérir, envoûter, désenvoûter, conjurer le sort… Dans une certaine mesure, le poète, lui aussi, cherche à enchanter sa douleur pour la rendre supportable. Par ex voir Baudelaire "Recueillement" : "Sois sage, ô ma douleur et tiens-toi plus tranquille…"
On voit aussi le retournement dialectique : il y a aussi des mots qui sont des maux. Mal nommer, c’est ajouter au malheur du monde, etc. Dans le mensonge, dans l’injure, dans la calomnie, c’est le mot qui fait mal.
Les mots peuvent tuer.
Voir Jean Jaurès, Roger Salengro ou Yitzhak Rabin.
On dit les mots qu’il ne faut pas, on les répète plein de fois et peut-être qu’un pauvre type se pointera et les concrétisera ou alors que la personne concernée se tuera elle-même.
Dans ce cas, ce sont les mots qui sont des maux. Ah, je viens de voir que Jocrisse l’a dit aussi, avant moi.
Le mot sauve ou tue, c’est certain. Mais la parole libère (voir psychanalyse).
C’est vrai et Platon l’a pointé quand il a parlé du pharmakon, dans le Phèdre. Tout remède est en même temps un poison, selon la façon dont on en use, un médicament pas pris par la bonne personne, ou pas au bon moment, ou pas dans la bonne quantité, vous tue au lieu de vous guérir. Il faut noter qu’il songeait dans ces textes aux mots de l’écriture, c’est dans l’écrit que se manifeste principalement cette "pharmacie". C’est évident dans les cas cités par Hippocampe, de gens qui, comme Salengro ont été victimes non seulement des insultes et des calomnies, mais surtout l’ont été par des campagnes de presse. L’écrit a une sorte de force particulière à se faire passer pour une vérité, on lui attribue spontanément un sérieux et une réalité qui ne sont que fantaisie ou manipulation.
Le sujet demande d’évaluer le pouvoir des mots lorsqu’ils luttent contre les maux. Le mot contre dans le sujet a de l’importance et donne une limite au champ d’exploration sans exclure évidemment les freins dans l’efficacité ou non de cette lutte.



