Les Délices de Tokyo de Durian Sukegawa

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

je viens de terminer la lecture des Délices de Tokyo, de Durian Sukegawa (édition livre de poche); et je dois maintenant rédiger une fiche de lecture.

Je n’arrive pas à développer une question, j’ai beau feuilleter mon livre pour trouver des éléments, je n’aboutis à rien… Il faut que j’identifie les « grandes questions » (ou questions fondamentales) posées par ce livre (morale, politique, religieuse,….) ; puis que je fasse le lien entre cette lecture et celle que je viens d’étudier en cours, à savoir les Essais de Montaigne (Des cannibales suivi des Coches). J’ai vraiment besoin de votre aide sur ces deux questions; je vous remercie énormément d’avance.

Bonjour,Je n’ai pas encore fini les Délices de Tokyo, une touchante trouvaille. Je reviendrai bientôt.D’ores et déjà, tu peux examiner ces pistes :l’étranger, la peur de l’autre,la force des habitudes, le confort illusoire qu’elles procurent, la déstabilisation créée par la nouveauté, le changement de perspective (paradigme)…les préjugés,

Merci beaucoup pour votre aide, à nouveau, qui me sera d’une grande utilité… J’examine ces pistes et je vous dirai s’il reste quelques informations à traiter…

Bonne journée

En complément à mon dernier message, sans que cette liste soit exhaustive :

Le travail (sa valeur, intégration sociale, reconnaissance personnelle), la transmission d’un savoir,Le mal (la maladie, châtiment divin ? l’injustice, l’égoïsme, l’exclusion, la cruauté de la vie), la culpabilité et la culpabilisationLa fatalité, compensation et addictionLe sanatorium vécu comme un monde nouveauLa vie en société, les lois, la discipline, la répression, le ghetto, la prison (aussi métaphore de la vie humaine)Humanisme et humanitéUne nature animée chez Tokue, importance des rêves, la poésieÉducation, répétition et création

Le titre, Les Délices de Tokyo, est antiphrastique.

En effet les pâtisseries, les fameux dorayakis, sont métaphoriquement des douceurs qui permettent de corriger un peu l’amertume de l’existence des personnages (Il y a en plus une parabole sur le mélange du sucre et du sel, comme si la poursuite d’un projet de création devait donner du sel à l’existence). La véritable amélioration réside en fait dans l’acceptation, l’écoute de l’autre et dans l’aide qu’on peut lui apporter.

Il te reste à trier ces informations, à les regrouper par thèmes, à les répartir entre grandes questions et liens avec Montaigne (on peut retrouver des items communs dans les deux classes), à les illustrer par des exemples, à les ordonner selon la loi d’intérêt, du moins important au plus important..

 

Bonjour,

c’est compris, donc toutes ces informations forment les questions fondamentales (regroupées par thème), et à partir de ces questions, je peux trouver le lien avec Montaigne (humanisme, préjugés, l’étranger, le sanatorium.

,…)?

Cependant, à partir de ces liens établis avec l’œuvre de Montaigne, comment pourrais-je réaliser un paragraphe argumenté?

Agréable journée

Il me semble que c’est par l’approche intellectuelle :

le renversement de la perspective,la prise de distance par rapport à nos propres habitudes, notre culture,l’humanisme vécu comme l’unicité de la nature humaine, « Chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition. » L’appel à la tolérance, à la mesure, à l’usage de la raison.

Ok merci beaucoup, une dernière question, pour rédiger mon paragraphe argumenté, je le fais donc en trois partie, où j’explique chaque idée en justifiant avec le texte?

Un thème important que j’ai oublié : celui du sens de la vie, du suicide, de l’acceptation courageuse de sa condition, de la révolte, de l’empathie, où réside la dignité humaine ?

Pour le paragraphe argumenté, une rapide introduction avec l’idée générale, puis une argumentation avec trois thèmes (argument et exemples dans les deux œuvres), une conclusion qui revient sur l’essentiel et une ouverture (par exemple un humanisme qui traverse les époques et qui, bien que s’exprimant dans un style et des sensibilités différentes, mène toujours le même combat).

Ok merci pour tout ;)

Je me posais une question; le titre ne possède aucun « sous-entendu », il a un sens seulement en rapport avec les dorayaki (les délices), mais aucun sens particulier…

Bonjour,

J’écrivais plus haut

Le titre, Les Délices de Tokyo, est antiphrastique.

En effet les pâtisseries, les fameux dorayakis, sont métaphoriquement des douceurs qui permettent de corriger un peu l’amertume de l’existence des personnages (Il y a en plus une parabole sur le mélange du sucre et du sel, comme si la poursuite d’un projet de création devait donner du sel à l’existence). La véritable amélioration réside en fait dans l’acceptation, l’écoute de l’autre et dans l’aide qu’on peut lui apporter.

N’oublie pas que si Tokue transmet la recette à Sentaro c’est parce que les lépreux ont trouvé dans leur atelier une double raison de survivre : manger des gâteaux qu’ils ne pouvaient plus se procurer dans leur internement, et surtout exercer leurs talents et croire en eux malgré leur disgrâce. Le délice est ainsi le fruit de la misère surmontée. La douceur a prospéré sur l’amertume.

Merci pour votre grande aide Jean-Luc…

Tokue a donc un sens et une portée précise dans le récit? Elle représenterait ou incarnerait une certaine « sagesse » ainsi que le courage? Je m’avance peut être mais je m’imaginai que Tokue avait un sens particulier dans le récit et qu’elle représentait quelque chose de précis, qu’elle incarnait quelque chose de significatif pour nous, en lisant c’est ce que j’ai ressenti.

C’est tout à fait juste.

Sagesse, courage dans l’acceptation, c’est aussi une mère spirituelle qui transcende son impossibilité d’avoir des enfants. Un autre aspect non négligeable : la poétesse, la sensible, l’intuitive, la femme, celle qui donne la vie, qui recrée la connexion avec toute vie, avec l’univers…

En complément, peut-être as-tu remarqué que chaque personnage est une occasion, une compensation, une correction pour les autres :

ainsi, Tokue devient la mère de substitution de Sentaro, la grand-mère de substitution de Wakana, celle qui la libère de son fétichisme d’adolescente mal-aimée, en redonnant la liberté au canari Marvy (d’ailleurs l’image de la prison est omniprésente, et son corollaire d’une liberté retrouvée dont on ne sait que faire si on ne fait pas confiance à la natiure)…Sentaro devient le fils adoptif de Tokue, l’héritier de la tradition pâtissière, il reprend courage à l’exemple de la vieille lépreuse, il reçoit d’elle l’actualisation de son besoin de créer qu’il n’a pu assouvir dans ses velléités d’écrivain; il est le père de substitution de Wakana, le principe du retour à la réalité pour elle…Wakana a besoin d’un substitut à l’image paternelle et au manque d’affection de sa mère volage, elle est celle qui va relancer concrètement Sentaro dans sa vocation…

C’est exactement ce que j’ai ressenti en lisant ce livre!

Merci beaucoup!

Bonjour,

Je reviens vers vous pour établir les « grandes questions évoquées par ce livre »…

J’ai essayé de regrouper par thème chaque élément que vous m’avez donné, mais je ne pense pas y être parvenu correctement…

J’ai ressorti 3 questions à partir des éléments que vous avez évoqué:

Comment la société humaine peut-elle être aussi cruelle?A quoi bon vivre? Où résigne la dignité humaine?Pourquoi l’humain se résigne-t-il à la peur d’autrui?Quelle importance le travail a-t-il dans notre société et comment les savoir peuvent-ils se transmettre?Comment la poésie et les rêves peuvent ils nous donner un « espoir » de vivre?

Ce sont les questions que j’ai su sortir… Pourriez-vous m’aiguiller si j’ai fait quelques erreurs… Ou compléter les éléments que j’ai pu oublier…

Merci

Bonjour,Il y a d’abord les questions existentielles : sens de la vie, existence de Dieu, problème du mal…les questions sociétales : la valeur du travail, la peur de l’autre, l’éducation, le handicap et la maladie (bien d’actualité avec le Covid)la perception "poétique" du monde, une approche non rationnelleQuelques corrections à ce que tu as écrit (c’est déjà bien)Comment la société humaine peut-elle être aussi cruelle?A quoi bon vivre? Où réside la dignité humaine?Pourquoi l’homme se résigne-t-il à avoir peur d’autrui?Quelle importance le travail a-t-il dans notre société et comment les savoirs peuvent-ils se transmettre?Comment la poésie et les rêves peuvent-ils nous donner un « espoir » de vivre?

Merci beaucoup,

donc ces « seules » 8 questions forment l’ensemble des questions fondamentales évoquées dans la lecture?

Agréable journée.

Il pourrait y en avoir d’autres mais qui sont moins évidentes : les plaisirs de la table, la filiation, l’émergence des technologies nouvelles, la solitude, le passage de la ruralité à l’urbanisation, la mémoire, les devoirs envers les morts, le capitalisme…

Pour moi, le choix est à effectuer à partir du fil conducteur qu’est Tokue. C’est elle qui éveille les autres personnages. De ce point de vue, on peut considérer les Délices comme un roman d’apprentissage.

Hmmm je vois… Merci pour votre aide; vous m’avez bien éclairé!

Bonjour,Une toute dernière question qui me laisse perplexe….Je ne comprend vraiment le lien entre Les Délices de Tokyo et Montaigne par rapport au « renversement de perspective »… Je n’arrive pas à développer ce thème et ne trouve aucun argument dans les deux œuvres…Ensuite, pour « la prise de distance par rapport à nos propres habitudes, notre culture »; je ferais ressortir l’étude « ethnique » que fais Montaigne sur le peuple Amérindiens qui est lié à ce que fais Sentarô en « étudiant » les lépreux, cette étude d’une population « sous-estimée », pleine de préjugés…Enfin, pour « l’humanisme vécu comme l’unicité de la nature humaine, « Chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition. » L’appel à la tolérance, à la mesure, à l’usage de la raison. », J’aurai fais ressortir cet égoïsme et cette cruauté de la société qui, dans les deux œuvres, se croie supérieure à la population visée (Amérindiens/Lépreux), et qui se font des idées toutes faites de la vie de ces peuples, la contagiosité et l’infériorité des lépreux ou la faiblesse (qui se battent nus par exemple) et la barbarie des Amérindiens.Merci

Ps: j’ai peut être oublié des éléments.