Bonjour,
Quelle est la différence entre ces deux phrases ? Y a-t-il une nuance ?
Est-ce que tu serais d’accord pour jouer avec moi ?Est-ce que tu es d’accord pour jouer avec moi ?Merci.
14 réponses
Bonjour,
Quelle est la différence entre ces deux phrases ? Y a-t-il une nuance ?
Est-ce que tu serais d’accord pour jouer avec moi ?Est-ce que tu es d’accord pour jouer avec moi ?Merci.
La seconde est plus directe : dis-moi oui ou non.La première semble supposer qu’il faudrait peut-être d’abord répondre à certaines conditions, négocier…
On parlera ici d’un conditionnel d’atténuation polie, qui rend la demande moins directe, moins abrupte.Une condition est sous-entendue…Est-ce que tu serais d’accord pour jouer avec moi ? (Si je te le proposais)
Bonjour,
Dans la phrase suivante, le conditionnel va de soi, mais quand plusieurs verbes doivent se succéder, il est pénible de trainer le conditionnel tout le long d’un paragraphe. Est-il possible de mettre tout simplement le présent de l’indicatif pour alléger?
Ex : selon lui, les abeilles seraient des guêpes, les chamelles pondraient des oeufs…
Avec le présent, c’est plus fluide.
selon lui, les abeilles sont des guêpes, les chamelles pondent des oeufs, les…
Merci.
Oui, pourquoi pas ? Cela souligne même davantage que le "lui" en question croit dur comme fer à la réalité de ce qu’il énonce.
Merci Jehan et tant mieux, ces conditionnels sont vraiment lourds à porter 😀
Dans la plupart de tes questions, tu as l’air bien tracassé par les conditionnels…
Oui, le conditionnel est un gros problème, et c’en est un, le futur simple peut exprimer par exemple une supposition, donc se comporter comme un conditionnel, mais je n’ai pas de problèmes avec le subjonctif, pas vraiment.
Le problème n’est pas de connaitre les règles, cela ne suffit pas. Il faut parfois se livrer à toute une dissection de la pensée, user du bistouri, pour décider du mode à employer. Ce n’est plus un problème de grammaire, mais un débat philosophique.
Pas de problème avec le subjonctif, vraiment ? Son emploi correct est pourtant largement aussi complexe que celui du conditionnel…
Quant au futur simple, il exprime toujours une plus grande certitude que le conditionnel.
Débat philosophique ? Je dirais plutôt un débat sémantique…
Je l’appelle philosophique dans la mesure où il ne porte pas sur le sens des mots, mais requiert toute une analyse de la pensée que la phrase est censée exprimer.
Mais comme la pensée à exprimer est censée avoir un sens, cela porte porte bien sur le sens de la phrase… Donc sur le sémantisme.
Je m’amuse beaucoup à suivre vos joutes oratoires ici ou là. Je me permets d’intervenir.
Je dirais que vous avez raison tous les eux en spécifiant ceci : le sens d’une phrase est fondé sur une réflexion (+ ou - philosophique).
C’est flagrant en allemand avec le verbe à la fin dans la subordonnée : il vaut mieux savoir ce que l’on veut dire avant d’ouvrir la bouche.
D’ailleurs, l’allemand est la langue de la philosophie… Ah ! Ah ! 😉
Bonjour Fandixhuit.
Je lui dis que pour bien écrire une phrase, il faut d’abord bien comprendre la pensée qu’elle est censée véhiculer et que toute la difficulté est là.
Ma pensée est-elle doute, certitude, incertitude, hypothèse ?
Et il me répond que la pensée doit avoir un sens que l’on doit retrouver dans la phrase. 😀
Tu appelles ça philosophie, toi ? Pour moi, ça s’appelle rotondité circulaire du cercle.
C’est vrai que l’Allemagne est le pays des philosophes.
pour bien écrire une phrase, il faut d’abord bien comprendre la pensée qu’elle est censée véhiculer
Si toi-même tu ne comprends pas ce que tu veux transmettre… Que tu ne saches pas COMMENT transmettre ta pensée, d’accord.
La ponctuation (*) résout en grande partie le sens de ce que l’on veut transmettre, mais encore faut-il l’employer à bon escient.
(*) et les temps verbaux employés