Je recherche une idée de plan pour ce texte : Le bord de la mer issu des Châtiments, s'il vous plaît.
Merci beaucoup !
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AU BORD DE LA MERBonjour Marrion,
Vois, ce spectacle est beau. - Ce paysage immense
Qui toujours devant nous finit et recommence;
Ces blés, ces eaux, ces prés, ce bois charmant aux yeux;
Ce chaume où l'on entend rire un groupe joyeux;
L'océan qui s'ajoute à la plaine où nous sommes;
Ce golfe, fait par Dieu, puis refait par les hommes,
Montrant la double main empreinte en ses contours,
Et des amas de rocs sous des monceaux de tours;
Ces landes, ces forêts, ces crêtes déchirées;
Ces antres à fleur d'eau qui boivent les marées;
Cette montagne, au front de nuages couvert,
Qui dans un de ses plis porte un beau vallon vert,
Comme un enfant des fleurs dans un pan de sa robe;
La ville que la brume à demi nous dérobe,
Avec ses mille toits bourdonnants et pressés;
Ce bruit de pas sans nombre et de rameaux froissés,
De voix et de chansons qui par moments s'élève;
Ces lames que la mer amincit sur la grève,
Où les longs cheveux verts des sombres goëmons
Tremblent dans l'eau moirée avec l'ombre des monts;
Cet oiseau qui voyage et cet oiseau qui joue;
Ici cette charrue, et là-bas cette proue,
Traçant en même temps chacune leur sillon;
Ces arbres et ces mâts, jouets de l'aquilon;
Et là-bas, par delà les collines lointaines,
Ces horizons remplis de formes incertaines;
Tout ce que nous voyons, brumeux ou transparent,
Flottant dans les clartés, dans les ombres errant,
Fuyant, debout, penché, fourmillant, solitaire,
Vagues, rochers, gazons, - regarde, c'est la terre !
Et là-haut, sur ton front, ces nuages si beaux
Où pend et se déchire une pourpre en lambeaux;
Cet azur, qui ce soir sera l'ombre infinie;
Cet espace qu'emplit l'éternelle harmonie;
Ce merveilleux soleil, ce soleil radieux
Si puissant à changer toute forme à nos yeux
Que parfois, transformant en métaux les bruines,
On ne voit plus dans l'air que splendides ruines,
Entassements confus, amas étincelants
De cuivres et d'airains l'un sur l'autre croulants,
Cuirasses, boucliers, armures dénouées,
Et caparaçons d'or aux croupes des nuées;
L'éther, cet océan si liquide et si bleu,
Sans rivage et sans fond, sans borne et sans milieu,
Que l'oscillation de toute haleine agite,
Où tout ce qui respire, ou remue, ou gravite,
A sa vague et son flot, à d'autres flots uni,
Où passent à la fois, mêlés dans l'infini,
Air tiède et vents glacés, aubes et crépuscules,
Bises d'hiver, ardeur des chaudes canicules,
Les parfums de la fleur et ceux de l'encensoir,
Les astres scintillant sur la robe du soir,
Et les brumes de gaze, et la douteuse étoile,
Paillette qui se perd dans les plis noirs du voile,
La clameur des soldats qu'enivre le tambour,
Le froissement du nid qui tressaille d'amour,
Les souffles, les échos, les brouillards, les fumées,
Mille choses que l'homme encor n'a pas nommées,
Les flots de la lumière et les ondes du bruit,
Tout ce qu'on voit le jour, tout ce qu'on sent la nuit;
Eh bien ! nuage, azur, espace, éther, abîmes,
Ce fluide océan, ces régions sublimes
Toutes pleines de feux, de lueurs, de rayons,
Où l'âme emporte l'homme, où tous deux nous fuyons,
Où volent sur nos fronts, selon des lois profondes,
Près de nous les oiseaux et loin de nous les mondes,
Cet ensemble ineffable, immense, universel,
Formidable et charmant, - contemple, c'est le ciel !
Oh oui ! la terre est belle et le ciel est superbe;
Mais quand ton sein palpite et quand ton œil reluit,
Quand ton pas gracieux court si léger sur l'herbe
Que le bruit d'une lyre est moins doux que son bruit;
Lorsque ton frais sourire, aurore de ton âme,
Se lève rayonnant sur moi qu'il rajeunit,
Et de ta bouche rose, où naît sa douce flamme,
Monte jusqu'à ton front comme l'aube au zénith;
Quand, parfois, sans te voir, ta jeune voix m'arrive,
Disant des mots confus qui m'échappent souvent,
Bruit d'une eau qui se perd sous l'ombre de sa rive,
Chanson d'oiseau caché qu'on écoute en rêvant;
Lorsque ma poésie, insultée et proscrite,
Sur ta tête un moment se repose en chemin;
Quand ma pensée en deuil sous la tienne s'abrite,
Comme un flambeau de nuit sous une blanche main;
Quand nous nous asseyons tous deux dans la vallée;
Quand ton âme, soudain apparue en tes yeux,
Contemple, avec les pleurs d'une sueur exilée,
Quelque vertu sur terre ou quelque étoile aux cieux;
Quand brille sous tes cils, comme un feu sous les branches,
Ton beau regard, terni par de longues douleurs;
Quand sous les maux passés tout à coup tu te penches,
Que tu veux me sourire et qu'il te vient des pleurs;
Quand mon corps et ma vie à ton souffle résonnent,
Comme un tremblant clavier qui vibre à tout moment;
Quand tes doigts, se posant sur mes doigts qui frissonnent,
Font chanter dans mon cœur un céleste instrument;
Lorsque je te contemple, ô mon charme suprême;
Quand ta noble nature, épanouie aux yeux,
Comme l'ardent buisson qui contenait Dieu même,
Ouvre toutes ses fleurs et jette tous ses feux;
Ce qui sort à la fois de tant de douces choses,
Ce qui de ta beauté s'exhale nuit et jour,
Comme un parfum formé du souffle de cent roses,
C'est bien plus que la terre et le ciel, - c'est l'amour !
7 octobre 1834.
XV- Le bord de la merQuelques conseils suivront dès que possible !
HARMODIUS
La nuit vient. Vénus brille.
L'ÉPÉE
Harmodius, c'est l'heure !
LA BORNE DU CHEMIN
Le tyran va passer.
HARMODIUS
J'ai froid, rentrons.
UN TOMBEAU
Demeure.
HARMODIUS
Qu'es-tu ?
LE TOMBEAU
Je suis la tombe. - Exécute, ou péris.
UN NAVIRE A L'HORIZON
Je suis la tombe aussi, j'emporte les proscrits.
L'ÉPÉE
Attendons le tyran.
HARMODIUS
J'ai froid. Quel vent !
LE VENT
Je passe.
Mon bruit est une voix. Je sème dans l'espace
Les cris des exilés, de misère expirants,
Qui sans pain, sans abri, sans amis, sans parents,
Meurent en regardant du côté de la Grèce.
VOIX DANS L'AIR
Némésis ! Némésis ! lève-toi, vengeresse !
L'ÉPÉE
C'est l'heure. Profitons de l'ombre qui descend.
LA TERRE
Je suis pleine de morts.
LA MER
Je suis rouge de sang.
Les fleuves m'ont porté des cadavres sans nombre.
LA TERRE
Les morts saignent pendant qu'on adore son ombre.
A chaque pas qu'il fait sous le clair firmament,
Je les sens s'agiter en moi confusément.
UN FORÇAT
Je suis forçat, voici la chaîne que je porte,
Hélas ! pour n'avoir pas chassé loin de ma porte
Un proscrit qui fuyait, noble et pur citoyen.
L'ÉPÉE
Ne frappe pas au coeur, tu ne trouverais rien.
LA LOI
J'étais la loi, je suis un spectre. Il m'a tuée.
LA JUSTICE
De moi, prêtresse, il fait une prostituée.
LES OISEAUX
Il a retiré l'air des cieux, et nous fuyons.
LA LIBERTÉ
Je m'enfuis avec eux ; - ô terre sans rayons,
Grèce, adieu !
UN VOLEUR
Ce tyran, nous l'aimons. Car ce maître
Que respecte le juge et qu'admire le prêtre,
Qu'on accueille partout de cris encourageants,
Est plus pareil à nous qu'à vous, honnêtes gens.
LE SERMENT
Dieux puissants ! à jamais fermez toutes les bouches !
La confiance est morte au fond des coeurs farouches.
Homme, tu mens ! Soleil, tu mens ! Cieux, vous mentez !
Soufflez, vents de la nuit ! emportez, emportez
L'honneur et la vertu, cette sombre chimère !
LA PATRIE
Mon fils, je suis aux fers ! Mon fils, je suis ta mère !
Je tends les bras vers toi du fond de ma prison.
HARMODIUS
Quoi ! le frapper, la nuit, rentrant dans sa maison !
Quoi ! devant ce ciel noir, devant ces mers sans borne !
Le poignarder, devant ce gouffre obscur et morne,
En présence de l'ombre et de l'immensité !
LA CONSCIENCE
Tu peux tuer cet homme avec tranquillité.
Dans Fonction du poèteGrèce (2 fois) qui marque le lieu et le temps
"Dieu le veut, dans les temps contraires,
Chacun travaille et chacun sert.
Malheur à qui dit à ses frères :
Je retourne dans le désert !
Malheur à qui prend ses sandales
Quand les haines et les scandales
Tourmentent le peuple agité !
Honte au penseur qui se mutile
Et s'en va, chanteur inutile,
Par la porte de la cité !"
Le bord de la mer
harmodius
La nuit vient. Vénus brille.
l'épée
Harmodius ! c'est l'heure.
la borne du chemin
Le tyran va passer.
harmodius
J'ai froid, rentrons.
un tombeau
Demeure.
harmodius
Qu'es-tu ?
le tombeau
Je suis la tombe. - Exécute ou péris.
un navire a l'horizon
Je suis la tombe aussi, j 'emporte les proscrits.
l'épée
Attendons le tyran.
harmodius
J'ai froid. Quel vent !
le vent
Je passe.
Mon bruit est une voix. Je sème dans l'espace
Les cris des exilés, de misère expirants,
Qui sans pain, sans abri, sans amis, sans parents,
Meurent en regardant du côté de la Grèce.
voix dans l'air
Némésis ! Némésis ! lève-toi, vengeresse !
l'épée
C'est l'heure. Profitons de l'ombre qui descend.
la terre
Je suis pleine de morts.
la mer
Je suis rouge de sang.
Les fleuves m'ont porté des cadavres sans nombre.
la terre
Les morts saignent pendant qu'on adore son ombre.
À chaque pas qu'il fait sous le clair firmament
Je les sens s'agiter en moi confusément.
un forçat
Je suis forçat, voici la chaîne que je porte,
Hélas ! pour n'avoir pas chassé loin de ma porte
Un proscrit qui fuyait, noble et pur citoyen.
l'épée
Ne frappe pas au cœur, tu ne trouverais rien.
la loi
J'étais la loi, je suis un spectre. Il m'a tuée.
la justice
De moi, prêtresse, il fait une prostituée.
les oiseaux
Il a retiré l'air des cieux et nous fuyons.
la liberté
Je m'enfuis avec eux - ô terre sans rayons,
Grèce, adieu !
un voleur
Ce tyran, nous l'aimons. Car ce maître
Que respecte le juge et qu'admire le prêtre,
Qu'on accueille partout de cris encourageants,
Est plus pareil à nous qu'à vous, honnêtes gens.
le serment
Dieux puissants ! à jamais, fermez toutes les bouches !
La confiance est morte au fond des cœurs farouches.
Homme, tu mens ! Soleil, tu mens ! Cieux, vous mentez !
Soufflez, vents de la nuit ! emportez, emportez
L'honneur et la vertu, cette sombre chimère !
la patrie
Mon fils ! Je suis aux fers. Mon fils, je suis ta mère !
Je tends les bras vers toi du fond de ma prison.
harmodius
Quoi ! le frapper, la nuit, rentrant dans sa maison !
Quoi ! devant ce ciel noir, devant ces mers sans borne !
Le poignarder, devant ce gouffre obscur et morne,
En présence de l'ombre et de l'immensité !
la conscience
Tu peux tuer cet homme avec tranquillité !
Dans Fonction du poèteBonne chance pour ton oral !
"Dieu le veut, dans les temps contraires,
Chacun travaille et chacun sert.
Malheur à qui dit à ses frères :
Je retourne dans le désert !
Malheur à qui prend ses sandales
Quand les haines et les scandales
Tourmentent le peuple agité !
Honte au penseur qui se mutile
Et s'en va, chanteur inutile,
Par la porte de la cité !"
France ! à l'heure où tu te prosternes,Je ne sais pas du tout par où commencer et comment faire alors si quelqu'un pouvait m'aider ?
Le pied d'un tyran sur ton front,
La voix sortira des cavernes ;
Les enchaînés tressailleront.
Le banni, debout sur la grève,
Contemplant l'étoile et le flot,
Comme ceux qu'on entend en rêve,
Parlera dans l'ombre tout haut ;
Et ses paroles qui menacent,
Ses paroles dont l'éclair luit,
Seront comme des mains qui passent
Tenant des glaives dans la nuit.
Elles feront frémir les marbres
Et les monts que brunit le soir,
Et les chevelures des arbres
Frissonneront sous le ciel noir ;
Elles seront l'airain qui sonne,
Le cri qui chasse les corbeaux,
Le souffle inconnu dont frissonne
Le brin d'herbe sur les tombeaux ;
Elles crieront : Honte aux infâmes,
Aux oppresseurs, aux meurtriers !
Elles appelleront les âmes
Comme on appelle des guerriers !
Sur les races qui se transforment,
Sombre orage, elles planeront ;
Et si ceux qui vivent s'endorment,
Ceux qui sont morts s'éveilleront.