Bonjour,Je suis en train de traduire un extrait de la "Guerre des mercenaires" de Polybe. Je bute sur la phrases suivante :Ἀγωνιῶν οὖν μὴ τίσῃ καὶ τὴν ὑπὲρ τῶν λοιπῶν δίκην, ἐπὶ τῆς αὐτῆς ἐγένετο γνώμης τοῖς περὶ τὸν Σπένδιον.J’arrive à cette traduction qui n’a pas de sens :S’inquiétant donc de peur qu’il soit puni et pour le châtiment des autres, il était en vue de l’opinion elle-même pour les autour de Spendios (= l’entourage de Spendios).Pourriez-vous m’aiguiller ? Je vous en remercie.
Polybe, extrait de la Guerre des mercenaires
9 réponses
J’arrive à cette traduction qui n’a pas de sens …Bonjour,Effectivement ce que tu écris n’a pas de sens et le non-sens coûte encore plus cher que le contresens. 😉Déjà, tu nous présentes une phrase coupée de son contexte où il est question d’un « il » dont on on sait rien C’est un peu rude… -Ἀγωνιῶν οὖν μὴ + subjonctif : craignant donc que (se rapporte à « il »)- τίσῃ καὶ τὴν ὑπὲρ τῶν λοιπῶν δίκην : …qu’il subisse le châtiment également pour le reste. (Le il a des choses à se reprocher, mais il craint aussi (καί) de payer pour les autres)- ἐπὶ τῆς αὐτῆς ἐγένετο γνώμης : γίγνομαι + génitif (avec ou sans préposition) se mettre du côté de quelqu’un, embrasser le parti de…-τοῖς περὶ τὸν Σπένδιον. Complément au datif de της αὐτῆς γνωμης
Merci pour votre réponse.
En me rappelant que le non-sens coûte plus cher qu’un contresens, vous me ramenez à mes années de lycée. Par bonheur, je ne risque plus rien : le lycée est bien loin !
J’ai lu récemment Salammbô de Flaubert. Il est indiqué que l’auteur du roman s’est inspiré de Polybe. Ma curiosité m’a conduit à jeter un oeil sur cet auteur grec.
Le début de ma traduction m’apprend, sauf erreur de ma part, qu’un certain Mathos, Africain coupable d’émeutes dans l’armée romaine, cherchait à échapper aux punitions. Voilà pourquoi il s’allie à Spendios, esclave en fuite. Le pronom "il" renvoie donc à Mathos.
Je propose :
Craignant donc qu’il subisse le châtiment, pour les autres aussi, il se rangea à la même opinion à l’égard de Spendios.
à l’égard de Spendios.
C’est bien mieux. Seule cette dernière partie est fautive. Elle néglige τοῖς dans τοῖς περὶ τὸν Σπένδιον. Dans le premier message, cela semblait compris.
Craignant donc qu’il subisse le châtiment, pour les autres aussi, il se rangea à la même opinion à l’égard de l’entourage de Spendios.Ce qui m’a empêché de comprendre cette phrase, c’est le sens de γίγνομαι + Génitif que je ne connaissais pas. Mon petit dictionnaire ne me le proposait pas.Je vous remercie encore.Nota : L’éditeur me semble très pauvre (pas de possibilité de signaler une citation, pas d’icônes de formatage, pas de possibilité d’afficher le résultat avant d’envoyer…). Est-ce que ces commandes existent et que je ne les ai pas trouvées ?
Si, on peut citer… Je te cite donc : 😉Nota : L’éditeur me semble très pauvre (pas de possibilité de signaler une citation, pas d’icônes de formatage, pas de possibilité d’afficher le résultat avant d’envoyer…). Est-ce que ces commandes existent et que je ne les ai pas trouvées ?Mode d’emploi des fonctions essentielles d’édition du forum : https://www.etudes-litteraires.com/p/3-aide
Bonjour et merci pour votre réponse.Je découvre qu’il faut surligner le texte à mettre en forme avec la souris pour qu’apparaissent les icônes de formatage. Ayant parcouru rapidement la page du mode d’emploi, je n’avais pas remarqué cette indication pourtant essentielle.
Attention ! Le datif est complément de τῆς αὐτῆς ..γνώμης( la même … que les partisans de Spendius.
J’ai trouvé dans ma grammaire Ragon le paragraphe (§ 218) traitant des datifs compléments d’adjectifs. αὐτῆς appartient en effet à la liste des adjectifs de ressemblance. Voilà une chose dont je ne me souviens pas du tout après toutes ces années sans pratiquer. Je vous remercie.



